Remonter

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience de navigation. En naviguant sur le site vous acceptez Notre politique de confidentialité.

Ok
Seila KONG
Seila KONG

Née le 22 septembre 1975, à Battambang au Cambodge. Seila est arrivée en France en 1979. Elle vit et travaille à Château-Landon en Seine et Marne. De 1975 à 1979, sa famille et elle ont vécu sous la dictature de Pol Pot. Bien qu’elle n’ait aucune trace mnésique de ces quatre années, il n’en reste pas moins que les reliquats du passé sont inscrits dans son inconscient. Qu’elle cherche à les fuir, à les oublier ou pas ou encore à s’en souvenir, ils finissent toujours par ressurgir d’une quelconque manière sous une forme inconnue. Cette empreinte indélébile s’est manifestée dans l’art, plus précisément, à travers le dessin et la sculpture. Les rochers, les déserts, l’immensité qui composent ses dessins font partis de cet état inconscient où elle se sent nulle part et partout à la fois. Les lianes dégoulinantes représentent la fluidité entre la nature, l’esprit, sa perception du monde actuel. Elles ont ce rôle où elles soutiennent aussi son histoire de vie, d’enfant et d’adulte. Son expression artistique et son intérêt pour l’art n’ont pas été influencés uniquement par son enfance, son environnement, ses expériences. Les livres ont grandement contribué à avoir une première lecture du monde et lui ont permis de voyager dans une grande partie du monde sans avoir à se déplacer. À chaque page tournée, son esprit s’élargissait pour laisser place à cette soif de liberté où il n’y avait ni espace ni temps. Elle est une existentialiste. Sartre a écrit : « en me choisissant, je choisis l’homme ». C’est ce qu’elle a fait. En faisant ses propres choix et en agissant de toute bonne foi, elle est responsable de ses actes et elle entre, par conséquent, en résonance avec les êtres qui l’entourent. Elle créée pour continuer à être libre.

Démarche artistique

UNE MUSIQUE, UNE OEUVRE Chaque artiste à son processus de création. Une manière bien à lui de se mettre en condition pour aborder son œuvre. Pour Seila, il est indissociable à la musique. Sans elle, point de dessins, de résultats. La musique est un échange culturel universel. On peut se trouver dans une tribu, un pays, une région méconnue et pourtant, la comprendre sans connaître la langue ou les us et coutumes. Selon elle, c’est un magnifique levier qui permet de vibrer, sentir, générer des émotions. La musique engendre et réunie en elle une mosaïque d’idées, d’images, de sensations, d’inspirations, de couleurs, de formes, des larmes. Quand elle aborde un dessin, elle choisit une musique qui l’inspire. Les trente premières secondes sont celle de la concentration, la carcasse du dessin. Au fur et à mesure, ce sera le corps du dessin, sa composition avec les couleurs, les formes, l’harmonie. Elle définira et influencera la construction dans un style plus architecturale, géométrique, organique ou les trois en même temps. Le ciel est omniprésent, il représente en partie l ‘essence de ses émotions quand elle écoute le morceau de musique. Puis, suggérer, extraire un bout de corps, une carcasse déstructurée pour les détourner de leur intention originelle. A cela, la chaise est l’objet qui personnifie le mieux l’être humain, selon sa position, sa place, sa taille. Elle peut exprimer un être seul, perdu, vivant, blessé ou une sensibilité. Les yeux sont régulièrement présents dans ses dessins. Ils dégoulinent, vous regardent, vous observent. Ils cherchent, pleurent, fuient, s’échappent. Dévier, transformer une architecture. Toute la composition est intégrée dans un paysage de « no man’s land » qui est une grande source d’inspiration. Une immensité où elle a le sentiment que nous sommes bien petits face à cette grandeur. Elle aime cette idée d’être quelque part, nulle part où une architecture, un objet, une chose soit dans un environnement qui ne serait, à priori, pas le sien. Une chose dérangeante, inadaptable pour être apprivoisée. Son style au pastel sec confère aux dessins à la fois force et douceur. Un échange sensuel entre son médium, son corps et son pastel. Une musique, une œuvre. En effet, elle souhaite partager avec le public son processus de création. L’immerger dans sa façon de travailler et dans ses émotions au moment de la réalisation du dessin. Elle raconte sa genèse avec une explication lyrique et sa relation de cause à effet. Comment la musique communique en symbiose avec la création de l’œuvre et ne font plus qu’un. Elle nous emmène et nous fait voyager dans son espace/temps. www.oeuvreseila.art

L'artiste n'a pas d'évènements prévus pour l'instant. Je rajoute un événement
L'artiste n'a pas encore renseigné son parcours.

Le travail artistique de Seila KONG

Œuvres nouvellement ajoutées

BA13

Une musique, une oeuvre