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Lurcat

Jean Lurcat est un artiste contemporain qui a réussi à relancer la création aubussonnaise au cours du XXe siècle. Aujourd’hui, c’est un créateur infatigable qui est reconnu pour la qualité de ses œuvres, mais également un artiste aux multiples facettes. En tant que peintre, mais également en tant qu’illustrateur et en tant que poète. Il se passionne pour les techniques mixtes de la tapisserie et de la céramique et c’est certainement pour ces différentes créations dans ce domaine, qu’il est aujourd’hui incontournable.

Un artiste accompli

Lurcat peut être vu comme un peintre, mais également comme un céramiste ou un créateur de tapisserie. Son histoire commence le 1er juillet 1892 à Bruyères, dans les Vosges. Il décède à Saint-Paul de Vence à la date du 6 janvier 1966. Incontestablement, ces travaux de tapisserie lui ont permis d’acquérir une certaine notoriété, car il rénove en profondeur ce langage poussiéreux.

Dans un premier temps, il entreprend des études secondaires à Épinal et il décide ensuite de s’orienter dans un parcours universitaire en envisageant des études de médecine à la faculté des sciences de Nancy. Par la suite, il va se rendre en Suisse et en Allemagne et il prend la décision de mettre un terme à ses études.

Cependant, il reste dévoré par une profonde passion artistique et il décide d’intégrer l’atelier de Victor Prouvé, à l’époque le chef de l’école de Nancy.

En 1912, il prend la décision de quitter l’Est de la France pour la capitale avec son frère André. Il poursuit son apprentissage en intégrant l’Académie Colarossi avant d’intégrer l’atelier du graveur Bernard Naudin.

C’est à ce moment-là qu’il est frappé par la beauté des peintures de Paul Cézanne, de Henri Matisse et d’Auguste Renoir. Il fit également la connaissance d’Elie Faure, d’Antoine Bourdelle et de Rainer Maria Rilke avec lesquels il fonde les Feuilles de Mai. Il s’agit d’une revue d’art, particulièrement populaire et évoquant de nombreuses célébrités.

En parallèle, il devient officiellement l’apprenti de Jean-Paul Lafitte, un peintre frequiste. En 1914, il participe à un chantier de grande envergure à la faculté des sciences de Marseille.

Il devait initialement s’envoler pour l’Italie, mais malheureusement la Première Guerre mondiale change ces plans. Il s’engage alors dans l’infanterie, mais gravement malade il est évacué à la date du 15 novembre pour être hospitalisé en Isère. Il souffre d’une typhoïde et durant sa convalescence à Sens, il continua d’exceller dans l’art en s’adonnant à la peinture, mais découvre également la lithographie. En 1916, il est mobilisé sur le front avant d’être gravement blessé et d’être évacué.

Dès le mois de septembre, il réussit à exposer ses premières œuvres à Zurich.

Quand la tapisserie devient une véritable évidence

Jean Lurcat réalise ses premiers canevas en 1917. « Filles Vertes » et « Soirées dans Grenade ». À la fin de la guerre, c’est-à-dire en 1918, il arrive à se rendre en Italie et réalise l’année suivante une deuxième exposition à Zurich.

Les voyages lui permettent de développer son côté artistique et en 1920 il se rend à la fois à Berlin, à Munich, à Rome ou encore à Naples. Mais c’est en compagnie de Marthe Hennebert qu’il décide de s’installer dans la capitale française. La même année, il participe au Salon des Indépendants en mettant en avant quatre de ses toiles et 2 tapisseries. C’est également durant cette période qu’il rencontre le marchand d’art Étienne Bignou.

1921 fut une année importante pour Lurcat, car il découvre Louis Marcoussis, mais également Max Jacob et Pablo Picasso. En 1922, il réussit à créer sa cinquième tapisserie au canevas. Ensuite, il multiplie les expositions personnelles dans la capitale et réalise un très grand décor mural au château de Villefix. Malheureusement, son œuvre n’est aujourd’hui plus accessible, car elle a disparu entre-temps.

Le début de la gloire

Lurcat maîtrise parfaitement les différentes techniques d’assemblage et toujours en compagnie de Marthe, il part pour l’Orient en 1927. Il est missionné pour une mission de décoration pour la famille David David Weill en réalisant quatre tapisseries. Il présente également « L’orage » pour Georges Salles, c’est-à-dire pour le musée national d’Art moderne. La même année, il s’envole pour les États-Unis et réalise sa première exposition à New York.

Deux ans plus tard, ces expositions se multiplient dans les plus grandes villes comme Paris et Londres, mais également à New York et à Chicago. Progressivement, il va réduire sa production picturale lorsqu’il s’installe en Suisse.

Entre-temps, le divorce est prononcé avec Marthe Hennebert, mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils mettront un terme à leur collaboration.

Un véritable renouveau technique

Lorsqu’il découvre la « tenture de l’Apocalypse », une œuvre du XIVe siècle, Lurcat connaît un véritable choc esthétique. Cette œuvre aura une influence considérable sur son renouveau technique. En effet, il élabore un nouveau langage technique en se basant sur la palette réduite, les cartons numérotés ainsi que le tissage robuste à large point.

C’est durant cette période qu’il abandonne totalement la peinture en s’orientant vers la gouache. Avant la deuxième guerre mondiale, ces tapisseries sont encore une fois exposées à New York et à Paris. Il participe également à l’exposition de tapisserie contemporaine qui se déroule au musée des Augustins de Toulouse.

Lurcat : la production d’œuvres en céramique

Après une période difficile pendant la Seconde Guerre mondiale, Jean Lurcat décide de séjourner à Sant Vicens, dans les Pyrénées orientales. C’est à partir de 1951 qu’il travaille exclusivement la céramique afin de créer des vases, des pichets ou encore des assiettes. Il rencontre Jean Camberoque avec lequel il se lie d’amitié. Il réalise d’importantes céramiques pour la poterie de Sant Vicens ainsi que pour l’école de Saint Denis.

1961 marque un autre tournant dans son œuvre artistique en élaborant une céramique monumentale, habillant la devanture de la maison de la radio à Strasbourg.

Le 6 janvier 1966, il s’éteint en laissant derrière lui des œuvres qui ont marqué son époque. Voilà pourquoi la fondation Jean Lurcat fut créée en 2010, en hommage à son influence considérable dans le monde de l’art.

Il est un artiste contemporain qui a réussi à relancer la création aubussonnaise au cours du XXe siècle. Aujourd’hui, c’est un créateur infatigable qui est reconnu pour la qualité de ses œuvres, mais également un artiste aux multiples facettes. En tant que peintre, mais également en tant qu’illustrateur et en tant que poète. Il se passionne pour les techniques mixtes de la tapisserie et de la céramique et c’est certainement pour ces différentes créations dans ce domaine, qu’il est aujourd’hui incontournable.