Remonter

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience de navigation. En naviguant sur le site vous acceptez Notre politique de confidentialité.

Ok
Bassompierre

Beaucoup d'artistes ont, de tout temps, essayé de saisir toute la grâce de Dame Nature. Que ce soit à coup de pinceau, de mots ou de burin, elle inspire les artistes depuis des siècles, pour ne pas dire des millénaires. Parfois, l'un d'entre eux parvient à la comprendre un peu mieux que les autres et la ressentir suffisamment fort pour donner vie à des œuvres marquantes. Nul ne doute que Bassompierre fait partie de ces rares élus.

 

La naissance d'un artiste parisien, éperdument amoureux des animaux

 

Il n'est pas nécessaire de voyager bien loin pour découvrir les racines de Bassompierre. Le sculpteur a vu le jour dans la capitale française. Paris a accueilli ses premiers cris au cours de l'année 1948. Son père était un éminent scientifique. Peut-être tient-il de lui sa maîtrise de la matière et de l'anatomie. Son âme d'artiste, par contre, lui fut insufflé par sa mère. Très tôt, Michel Bassompierre se prend de passion pour les animaux. Il les observe, les étudie, tente de les comprendre. Son amour pour l'art, et la sculpture en particulier, évolue en parallèle. Guidé par cette sensibilité artistique, Bassompierre choisit d'entamer un apprentissage poussé auprès d'une école des Beaux-Arts, dans la ville de Rouen. Entre ces murs, son intérêt pour la sculpture se confirme. Passionné, il ne ménagera pas ses efforts et cherchera à atteindre le plus haut niveau. Travailler la matière devient une obsession. L'artiste essaie différentes techniques, se cherche encore, tout en progressant rapidement. Le marbre et le bronze deviennent rapidement ses matériaux de prédilection.

 

L'anatomie animale

 

Maîtriser la matière, ressentir son sujet et travailler sa technique, telles sont les bases immuables du travail d'artiste sculpteur. Toutefois, Bassompierre trouve cela insuffisant. Chacun de ses essais le laissent insatisfait. Alors, il recommence, encore et encore. Cent fois sur le métier, il remit son ouvrage. Jusqu'au jour où il comprit qu'il ne maîtriserait parfaitement son sujet que lorsqu'il le connaîtrait dans son intégralité. C'est ainsi qu'il se tourna vers des cours d'anatomie animale. Ses études lui permirent de se spécialiser dans le domaine des muscles et des squelettes. De longues heures durant, il observe divers animaux. Il réalise d'innombrables croquis. Aux côtés de ses dessins, des notes viennent compléter son approche scientifique. Comportement, particularités, rien n'est négligé.

 

Les courbes pour inspiration

 

L'évolution a rendu possible l'émergence d'une infinité de formes et textures, dans le monde du vivant. Tout artiste peut y puiser l'inspiration pour plus d'une vie. Néanmoins, Michel Bassompierre se concentre spécifiquement sur les formes les plus arrondies. Harmonieuses, paisibles, elles captent la lumière d'une manière unique. Ainsi naissent, entre ses mains, des :

  • ours polaires,
  • gorilles,
  • ours bruns,
  • chevaux,
  • éléphants,
  • grenouilles.

 

Prix et récompenses

 

Le travail de Michel Bassompierre est rapidement considéré comme une référence dans le monde de l'art. La reconnaissance de ses pairs débute en 1985, avec le Prix de la Fondation JOHNSON. En 1988, le Salon National des Artistes Animaliers lui attribue le prix Fernand Mery. Sa notoriété prend encore plus d'ampleur en 1989, lorsqu'il reçoit le Grand Prix du Salon National des Artistes Animaliers. L'année suivante, l'artiste sculpteur se voit attribuer le Prix Édouard Marcel Sandoz. À l'approche des années 2000, Bassompierre a l'honneur d'être lauréat d'une médaille d'or, respectueusement léguée par le Salon des Artistes Français. Les récompenses se succèdent à un rythme effréné.

 

Des animaux par centaines

 

Une chose est certaine : l'impact du travail de Michel Bassompierre sur son époque est palpable. Il a ouvert une nouvelle voie pour la sculpture animalière, une voie d'excellence. Au fil des années, le sculpteur donna vie à des centaines d'ours, de primates et beaucoup d'autres animaux. Chacun de ces animaux connaît un succès qui dépasse très largement les frontières françaises. Les collectionneurs et les musées du monde entier rivalisent pour obtenir les plus belles créations de Bassompierre. Il n'est d'ailleurs pas rare de croiser ses sculptures, toutes en rondeurs et en subtilité, dans diverses galeries, à Paris comme à l'étranger.

 

Insuffler la vie en manipulant la matière

 

Les experts s'accordent à dire que ce qui différencie Bassompierre de tant d'autres sculpteurs animaliers, c'est sa capacité à modeler le vivant. Lorsque l'on est face à l'un des bronzes ou marbres de l'artiste sculpteur, on s'attend presque à percevoir un mouvement, même infime, une trace de vie. La gestuelle, la position, le mouvement dépeint pour chaque sujet est criant de vérité.

 

Un public touché par la délicatesse de son œuvre

 

Outre sa maîtrise de la sculpture et le réalisme de ses sujets, la sensibilité de Bassompierre se déverse dans chacun de ses projets. Cette même délicatesse se perçoit aisément, même pour un profane. Voilà probablement l'ingrédient secret du succès du sculpteur. En 2022, la commune de Fondette a sollicité ses habitants, pour le choix d'une sculpture. Une place spéciale attendait cette dernière, près d'un espace culturel particulièrement fréquenté. Après un vote qui déchaîna les passions, l'un des ours de Bassompierre fut sacré grand vainqueur. Intitulé "Le miel", il a séduit petits et grands.

 

Des compositions originales

 

Le plus souvent, Bassompierre met en scène un animal solitaire, vaquant à ses occupations quotidiennes : observation, pêche, alimentation, repos, promenade... Parfois, le sujet devient plus complexe. Avec sa série de sculptures "Le jeu", le sculpteur joue avec les formes et initie des mouvements inédits. Les ours s'entremêlent pour se rouler dans l'herbe, les fratries se toisent dans leur environnement naturel, les animaux complices se blottissent les uns contre les autres. Dans tous les cas, nulle peinture ne vient s'imposer sur le sujet. Laissés bruts, les animaux de Bassompierre se présentent au public dans des teintes brunes, noires ou blanches. Cette simplicité est en accord total avec la grâce des courbes et la délicatesse à la base de toute l'œuvre de Bassompierre.