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Rouault

Georges Rouault est né à Paris le 27 mai 1871. C’est dans cette même ville qu’il mourut le 13 février 1958. C’est un artiste contemporain, reconnu pour ses nombreuses œuvres artistiques en tant que graveur, mais surtout en tant que peintre religieux.

Fils d’un ébéniste breton, il découvre rapidement l’art grâce à l’influence de son grand-père maternel. Dès 1886, il apprend la peinture des vitraux grâce à son maître Emile Hirsch. En parallèle, il décide d’étoffer sa palette artistique en prenant des cours du soir à l’école nationale supérieure des Arts décoratifs de Paris.

Par la suite, Hirsch décide de le conserver en tant qu’employé jusqu’en 1890. 1 an plus tard, il est reçu à l’école des beaux-arts de Paris et il poursuit son ascension dans l’atelier de Gustave Moreau. Dans ce contexte, il peut côtoyer des personnalités influentes comme Henri Matisse, Henri Manguin, Pierre Marcel Béronneau et Albert Huyot.

En 1898, il devient conservateur du musée Gustave Moreau à Paris et cela dès son inauguration. Mais c’est une période difficile, car sa famille s’envole pour l’Algérie et sa santé fragile l’oblige à réaliser plusieurs allers-retours en Haute-Savoie.

Rouault se lance dans la peinture des paysages et des scènes religieuses

Grâce à son parcours artistique, Rouault maîtrise les techniques mixtes et il maîtrise parfaitement l’assemblage. Il côtoie également de nombreuses personnalités qui auront une influence directe sur ces peintures. Des artistes peintres, mais également des écrivains comme Léon Bloy.

Avant que la Première Guerre mondiale éclate, Georges Rouault s’adonne à divers sujets correspondant généralement à une observation critique de la société. Par exemple la lutte des classes, mais également sur les avocats et les juges. Très rapidement, il s’intéresse à la pauvreté et aux immigrés. C’est en quelque sorte une recherche de la vérité, mais une façon pour lui d’exprimer un cri de révolte en utilisant les couleurs et les formes.

En 1908, il épouse Marthe Le Sidaner, la sœur du célèbre peintre Henri Eugène Le Sidaner.

Dès le début de la guerre, Georges Rouault décide de changer radicalement son style de peinture en dressant un portrait des banlieues désertes, mais toujours avec une connotation religieuse. En effet, il peint régulièrement le Christ. Pour lui, la religion occupe une place prépondérante et c’est pourquoi il intègre le catholicisme dans ses œuvres.

Il décrit une humanité souffrante en utilisant le visage de Jésus. Encore une fois, c’est une quête perpétuelle qu’il recherche et une forme de Passion. Vous pouvez d’ailleurs retrouver ce sentiment dans sa célèbre peinture : « le Christ moqué par les soldats ».

De 1917 à 1927, Rouault se découvre une nouvelle passion, la gravure. Ces sujets de prédilection sont incontestablement la maternité et les figures christiques. Sur chacune de ses œuvres, on ressent sa passion et sa vigueur.

Une notoriété qui traverse l’Atlantique

Les marchands et les collectionneurs reconnaissent le travail de Georges Rouault à partir des années 1930. Sa notoriété grandissante lui permet d’avoir une exposition dans le musée d’Art moderne de New York.

Lorsqu’il décède en 1958, l’artiste contemporain a le droit à des obsèques officielles. C’est une forme de reconnaissance pour sa longue carrière au service de l’art.

Cependant, la cote de l’artiste n’a cessé de grimper et aujourd’hui, c’est un peintre reconnu au-delà des frontières, que ce soit sur le continent américain ou sur le continent asiatique.

La rencontre avec Ambroise Vollard

Ambroise Vollard est un collectionneur et marchand d’art. Il fit sa rencontre en 1917 et ce dernier décide de lui acheter 770 œuvres. Cependant, à la mort de Vollard, il entre en procès avec ses héritiers. Rouault souhaite récupérer l’intégralité de ses œuvres et la décision juridique ira dans son sens. Pour l’artiste, c’est un véritable soulagement, car il ne souhaitait pas que ses œuvres soient dispersées.

Mais Georges Rouault était également une personne tourmentée et en 1948, il décida de brûler 315 de ces tableaux en requérant la présence d’un huissier. Pour lui, les œuvres qu’il avait réalisées n’étaient pas à la hauteur du symboliste Gustave Moreau. En effet, ce dernier a été un véritable guide tout au long de sa carrière.

Comment décrire et reconnaître le style de Georges Rouault ?

Cet artiste français est indissociable du mouvement fauvisme. Tout au long de sa vie, il a pu côtoyer des artistes majeurs et ces derniers ont eu une influence considérable sur son évolution. C’est notamment le cas d’André Derain, mais également Henri Matisse. Ainsi, il utilise rapidement des couleurs intenses et riches pour décrire avec une très grande finesse les paysages, les portraits et les natures mortes.

Incontestablement, Rouault est un peintre et un graveur s’inscrivant dans le mouvement expressionniste. Autre caractéristique de cette peinture, le fait que l’artiste souligne systématiquement les sujets qu’il emploie en utilisant des coups de pinceau noirs, assez épais.

Rouault fut également une personne très ancrée dans la religion avec un côté moralisateur. Il ne fait preuve d’aucune compassion pour tout individu dégradant la société et il a toujours condamné certaines catégories sociales comme les performeurs, les clowns ou les prostituées.

Même s’il meurt en 1958, il arrêta de peindre à partir de 1957. Son immense talent dépasse les frontières du vieux continent et il reste très apprécié en Corée et au Japon. Pour de nombreuses personnes, il s’agit tout simplement de l’un des peintres religieux ayant eu la plus grande influence au cours du XXe siècle.

En 1963, l’intégralité de ses œuvres fut léguée à l’État français, selon la volonté de la famille.

Son dernier atelier connu à proximité de la Gare de Lyon à Paris a été conservé par sa famille. Autre particularité, l’atelier n’a subi aucune transformation afin de le conserver dans le même état que lorsque l’artiste y travaillait.

Découvrez quelques oeuvres inspirées de Rouault