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Matisse

Henri Émile Benoît Matisse, né le 31 décembre 1869 au Cateau-Cambrésis mourut le 3 novembre 1954 à Nice. Il était artiste peintre, dessinateur, graveur et sculpteur.
Henri Matisse fut une figure marquante de l’art du XXe siècle et son influence fut considérable. La manière dont il simplifia et stylisa les formes et dont il utilisa la couleur, détermina les choix de nombreux peintres, figuratifs comme abstraits, qui lui succédèrent.

 

Enfance et jeunesse

Henry Matisse était le fils d’un marchand de grains et d’une peintre amateur. Il grandit à Bohain-en-Vermandois où sa famille avait emménagé après 1870.

Après avoir travaillé quelques temps chez un notaire comme clerc, il dut rester alité plusieurs semaines et découvrit à cette occasion le plaisir de peindre. Une fois rétabli, il reprit son emploi de clerc mais s’inscrivit aussi à un cours de dessin. Son premier tableau "Nature morte avec des livres" est réalisée en juin1890.

Cinq ans plus tard, Matisse s’inscrivit à l’École des beaux-arts à Paris, où il suivit les cours de Gustave Moreau.

 

Son œuvre

Premières expositions et fauvisme

Un an plus tard, en 1896, Henry Matisse peut exposer une première fois, d’abord au Salon des Cent, puis au Salon de la Société nationale des beaux-arts.
Rapidement, Matisse se distingue par les couleurs, très vives, qu’il emploie dans ses toiles. Cela devient plus marqué après qu’il eut séjourné à Collioure, sur les bords de la Méditerranée. Lors de l’exposition de ses toiles en 1905 au Salon des Indépendants, la vigueur des couleurs qu’il emploie lui valent, ainsi qu’à d’autres de ses amis peintres, dont Albert Marquet et André Derain, d’être considérés comme outranciers. Le terme « fauve » est rapidement employé pour désigner cette tendance et le qualificatif est revendiqué par les artistes eux-mêmes. Henri Matisse devient le chef de file de cette nouvelle école picturale.

 

    • Toiles : "La danse" et "La musique"

    Ces deux toiles majeures de son œuvre lui sont commandées en 1909 par un collectionneur russe nommé Sergueï Chtchoukine. Elles sont présentées en France en 1910, au Salon d’automne puis partent pour Moscou.
    Ces deux toiles sont parfaitement caractéristiques du fauvisme, notamment par leurs couleurs très vives, surtout celles des personnages, aux teintes rouge orangé. Mais aussi par le contraste violent des couleurs, au nombre de trois, rouge orangé, bleu et vert.
    La danse, de très grand format, représente cinq danseurs faisant une ronde. Toute la toile évoque un mouvement rapide voire endiablé.
    La musique reprend exactement les mêmes couleurs et représente cinq personnages, peut-être les mêmes danseurs, l’un jouant du violon, un autre de la flûte quand les trois autres semblent chanter.

    La simplification des traits et des couleurs dans ces deux tableaux résume très bien le style épuré d’Henri Matisse.

     

    • La période niçoise

    En 1914, Henry Matisse quitte Collioure et se déplace à Nice. Il y passe l’hiver 1916-1917 puis s’y installe, considérant la Côte d’Azur comme un paradis dont les couleurs inspirent ses toiles. En 1921 il élit domicile place Charles-Félix, à Nice, où il loue un appartement qui donne sur la mer. Depuis Nice, il peut visiter l’Afrique du Nord. C’est la période des toiles représentant des odalisques : Odalisque à la culotte rouge, 1921 ; Odalisque à la culotte grise, 1925.

    C’est aussi l’époque où il représente des membres de sa famille vaquant à des occupations domestiques, comme converser, lire, se promener, jouer de la musique : Femme à la fenêtre à Nice, 1922 ; La fête des fleurs à Nice.

     

    En 1924, Matisse se tourne vers la sculpture. Il réalise son œuvre "Grand nu assis" qui allie, de manière caractéristique de son style, les formes courbes et les tracés anguleux.
    Matisse le sculpteur exécute aussi, sur une très longue période, allant de 1909 à 1930, une série de Nus de dos en bas-relief.

     

    Matisse a toujours consacré beaucoup de temps au dessin, parallèlement à son activité de peinture. Il en a produit des quantités, la plupart figuratifs. Ce sont pour beaucoup d’entre eux des croquis et des études préparatoires. Ses dessins, reconnaissables entre tous, se classent en deux catégories.

    La première, les dessins poussés, sont élaborés et exécutés avec une grande minutie, au moyen de différents instruments, fusain, graphite, charbon ou crayon. On peut citer parmi eux "La Grande Odalisque en culotte bayadère", 1925.
    La seconde catégorie, les dessins épurés, sont des dessins simplifiés à l’extrême, d’un seul trait. Parmi eux, on peut citer "Vierge à l’enfant sur fond de fleurs et d’étoiles", 1950.

     

    • La gravure

    Matisse s’est aussi intéressé à la gravure, discipline qu’il consacre au portrait. Il a réalisé près d’un millier d’estampes, en utilisant différents outils et supports : eau-forte, aquatinte, linogravure. Un exemple parmi d’autres de l’œuvre du graveur "Matisse est Nu bleu VII", 1958.

     

    • Les papiers découpés

    Vers la fin de sa vie, Henri Matisse s’est intéressé aux découpages. Ainsi, dans les années 40, Matisse illustre au moyen de ses découpages, plus précisément de ses « gouaches découpées », un ouvrage d’art intitulé Jazz. publié le 30 septembre 1947.

     

    • La chapelle du rosaire de Vence

    Enfin, entre 1947 et 1951, Henri Matisse s’attelle au décor de la Chapelle du Rosaire à Vence. Il élabore d’abord les plans du futur bâtiment, puis sa décoration : vitraux, bénitiers, céramiques, ornements. La chapelle, dont la première pierre fut posée en 1949, fut achevée en 1951.

     

    Mort et postérité

    Henri Matisse meurt le 3 novembre 1954 à Nice. Il est inhumé au cimetière de Cimiez. Il a été salué, de son vivant comme après sa mort, comme un remarquable talent, tant comme artiste peintre, que comme dessinateur, graveur et sculpteur.

    Le musée Matisse de Nice est inauguré en 1963.

    L’influence du peintre, graveur, sculpteur et dessinateur de génie est considérable : tous les mouvements picturaux, figuratifs ou abstraits, qui le suivirent lui doivent quelque chose. Ainsi, l’École de New York, et Jackson Pollock, par exemple, peintre abstrait, est inspiré par les couleurs vives des tableaux de Matisse. Mais Andy Warhol, artiste peintre plus figuratif, chef de file du Pop Art, l’est tout autant : ses séries de portraits de célébrités aux couleurs stridentes en sont l’illustration. Warhol déclarait d’ailleurs vouloir « être Matisse » en 1956.