Milcovitch
Milcovitch
Artiste

DERNIERES NOUVELLES

OCTOBRE Thierry Joilif a publié le 18 octobre sur "Unidivers Mag" une recension du Journal d'Exil de Mircea Milcovitch, accompagnée d'images. Voici le lien pour y arriver : http://www.unidivers.fr/mircea-milcovitch-journal/ Brigitte du Parc Locmaria, Benoît de la Rochère et Serge Alexandre Romensky vous invitent à une visite de l’atelier de Mircea Milcovitch … enfin sur YouTube ! http://youtu.be/2NfUVvBeeCE SEPTEMBRE vendredi, 07 septembre 2012 Prix Contrelittérature 2012 a été attribué au « Journal d’exil » de Mircea Milcovitch Voici l'article publié par Alain Santacreu sur le site www.contrelitterature.com : « Le colonel Lawrence d’Arabie disait par expérience que tout homme qui appartient réellement à deux cultures perdait son âme » : phrase vertigineuse du Démon de l’absolu d’André Malraux, remontée à ma mémoire, telle une épigraphe fulgurante, après avoir lu Journal d’exil de Mircea Milcovitch. Je ne parlerai pas concernant cet auteur de talent littéraire car il s’agit de bien plus que cela : d’être, de densité humaine, d’âme et de corps, toutes choses ignorées des plates égobiographies d’aujourd’hui. Journal d’exil montre que la grandeur d’un écrivain, autant que sa prédication même, se trouve dans le lieu d’où il écrit. Le lieu de l’écriture est sa vraie profondeur, il est ce « Lieu seul situé » dont parle le poète Oscar Venceslas de Lubicz Milosz dans Ars Magna, lieu de l’exil qui exige le refus du mensonge et seul contient la mélancolie de l’instant : « moi dans le Lieu seul situé j’écris » [1]. En octobre 1968, Mircea Milcovitch, jeune artiste roumain, met à profit une exposition de peinture officielle à Paris pour choisir l’exil. L’écriture d’un journal est la technique qui se présente au narrateur pour oblitérer son passé, distiller les images de sa conscience, procéder à un bouleversant transvasement alchimique de son âme. À la réalité de son présent, qui est le temps de l’écriture, se superposent des images surgies de sa mémoire. Écrit directement en français, ce Journal va lui permettre de retrouver son lieu d’énonciation perdu. La langue de l’exil devra entièrement s’incorporer en lui pour lui dévoiler sa nouvelle culture. L’ouvrage se compose de 64 chapitres, comme autant de cases noires et blanches d’un jeu d’échecs. Tissé d’ombre et de lumière, l’échiquier est traditionnellement orienté : chacun de ses côtés correspond à une direction cardinale. Les joueurs se faisant face, les échecs se jouent dans l’axe Est-Ouest. Le jeu reflète donc l’espace de l’exil qui sépare les deux moi du narrateur : celui qu’il a été, à l’Est ; celui qu’il doit devenir, à l’Ouest. L’exil creuse en lui cette distance tragique qui pourrait l’empêcher d’exister. Écrire est un acte décisif pour tenter de mettre en échec la mémoire du double. Il lui faut franchir cet abîme blanchi, comme la page vierge, comme la neige – élément récurrent qui traverse le livre. Ce combat du narrateur avec lui-même est la trame de l’œuvre et s’identifie à une partie d’échecs dont l’enjeu est son âme. Sans doute le motif de l’échiquier est-il à peine suggéré, il n’y a pas vraiment, comme dans le roman de Nabokov La défense Loujine, d’homologie structurale entre le jeu et le processus narratif, mais l’entrecroisement des visions rétrospectives du passé et de l’introspection de la réalité présente rappelle l’alternance du déplacement des pièces par les joueurs. L’exil entraîne la réclusion physique. Par son ancrage dans le présent de l’énonciation, l’auteur tente de reconstruire le lieu de son corps – ce lieu d’où il écrit. La narration est sans cesse traversée par les figures féminines qui ont jalonné son destin et dont l’étrangeté évoque les héroïnes romanesques nervaliennes, le « filles du feu » : Maria, la femme élue ; la « fillette blonde » ; la jeune actrice Mélusine ; et jusqu’au prénom, Sylvie, de l’étudiante en Philosophie qu’il rencontre à Paris, dès les premiers jours de son exil. Car l’éloignement est aussi celui de la femme aimée, restée en Roumanie. Elle est la véritable destinatrice du Journal dont la lecture lui demeure interdite. Le narrateur parle des lettres où il ne peut écrire ce qu’il voudrait lui dire puisqu’elles seront interceptées par la censure de la Securitate. Écrire ce qui ne peut être lu, jusqu’à cette dernière lettre, à la fin du livre, que l’auteur n’enverra jamais et dont le style épuré retrouve celui de la plus haute littérature amoureuse. L’incorporation par le narrateur de sa langue d’exil se fait au fur et à mesure qu’avance l’écriture du livre. Peu à peu les errances syntaxiques disparaissent, jusqu’à l’ultime et sublime lettre d’amour qui marque la victoire de la dame blanche sur l’échiquier. Mais, dans une autre partie, les noirs ont joué et gagné. Du nouveau lieu de son exil, le diariste constate l’emprise idéologique qu’exerce le marxisme sur la jeunesse française de l’époque. Son analyse se heurte à l’incompréhension des étudiants « révolutionnaires » qu’il fréquente. Le Journal dénonce la technique de l’esclavage mise en place par le système communiste, la colonisation intérieure des âmes qu’il décrit scrupuleusement, à partir de tableaux de la vie quotidienne où le tragique se teinte parfois de tendresse et d’ironie. Sa réflexion devient prospective quand il compare les deux mondes, de l’Est et de l’Ouest, et s’attache à relever les « germes similaires ». La publication de Journal d’exil, plus de quarante ans après son écriture, ne peut que susciter l’angoisse du lecteur ; car, c’est notre monde qui, par anticipation, surgit de ce livre. Pourquoi, depuis que le mur de l’Est est tombé, le monde occidental est-il lui-même devenu une prison sans mur ? La disparition du bloc soviétique a permis au communisme de se faire oublier. Il a cessé d’être un enjeu idéologique et stratégique mondial pour devenir un simple objet d'étude historique. Mais la trahison des clercs s’est poursuivie sous de nouvelles formes. L’esprit du matérialisme marxiste imprègne désormais nos sociétés de l’esclavage volontaire où le parti de la bien-pensance noyaute toutes les consciences. La déloyauté et la félonie, la prodition des intellectuels occidentaux, la forfaiture de l’Université presque totalement acquise à la pensée marxiste, sans oublier la prévarication insidieuse de l’Église de Rome [2] ont contribué à l’immonde oubli des crimes communistes. Dans les micro-récits du Journal de Milcovitch, les gens du pays natal n’engendrent pas de nostalgiques souvenirs, ils sont des cris lancés à la face de l’Occident, des appels à notre mémoire vivante. Alain Santacreu [1] O. V. de L. Milosz, « Memoria », Ars Magna, Éditions André Silvaire, 1961, p. 42. [2] Malgré le leurre de l’encyclique Divini Redemptoris, le Vatican a toujours poursuivi une Ostpolitik conciliante. En 1961 à Metz, il n’hésita pas à passer des accords secrets avec le KGB pour qu’il ne soit plus jamais fait de critique au système communiste. La constitution conciliaire Gaudium et Spes a scrupuleusement respecté ces accords. JUILLET-AÔUT Le travail habituel de l'été (car il ne peut se faire qu'à la saison chaude) sous la terre dans la grotte de taille de marbre, masque à poussière, casque contre le bruit des machines, loin du soleil des sommets enneigés ou du bruit des vagues, mais toujours dans la joie...  JUIN Mircea Milcovitch JOURNAL d'EXIL aux Editions Amalthée signature du livre dimanche 24 juin 2012 de 11 h à 19 h organisée par Radio Courtoisie au Libre Journal de Aude de Kerros, Espace Champerret, 1 Avenue de la Porte de Champerret, Paris 17e MARS-AVRIL-MAI 2012  TRAVAIL POUR LA SCULPTURE DU NOUVEAU TABERNACLE DE L’EGLISE SAINT-GERMAIN-DES-PRES A PARIS Le mois de mars, le temps un peu plus clément permet déjà le travail dehors, devant l'atelier. Sur les images ci-dessous on voit l'exécution des éléments pour la "maquette" grandeur nature de la sculpture du tabernacle de l'église Saint-Germain des Prés, que je réalise avant de tailler le marbre. C'est l'une des deux maquettes qui seront présentées "in situ", dans l'église en pleine restauration. L'oeuvre en marbre sera montée dan l'église pour l'inauguration prévue au printemps, pendant le Jeudi Saint 2013...    JANVIER - FEVRIER 2012 Le "Journal d'Exil" de Mircea Milcovitch vient de paraitre aux Editions Amalthée ! Préface de Marc Andronikof Voici le lien pour le commander directement sur le site de l'Edition: http://www.editions-amalthee.com/essai/journal-d-exil-2413.htm Au-delà des incursions pittoresques dans le monde insolite d’un village reculé sur les contreforts des Carpates, dispersé sur de hautes collines et oublié aussi bien par la collectivisation que par le passage du temps, ce récit est une partie du « Journal », celui de l'année 1969. Un voyage à l’encontre du temps, pour redéfinir le passé et l’oublier ensuite, sortir ainsi de la « gangue de chrysalide » de l’exilé, la condition nécessaire pour m'insérer le plus rapidement possible dans la réalité du pays d’accueil. Echappé à la dictature communiste, à un monde refermé et à ses rites absurdes, j'étais exposé déjà aux ambiguïtés de la société occidentale, de plus en plus relativiste et incertaine dans le choix de ses principes. C'est une analyse de mon propre « moi » mis à l’épreuve surtout pendant la première année d’exil. Je pense que le style de « journal » et son côté hétéroclite donnent au texte une grande vitalité.  ___________________________________________________________________________ Au mois de février 2012, deux de mes sculptures et deux oeuvres sur papier (dessins) entreront au Musée de Dreux :                    Dyade opus 30 (pierre noire polie) et Mémoire Antique opus 865 (marbre statuaire de Carrare)                  DECEMBRE 2011 Le numéro de décembre du magazine « Maison et Jardin Actuels » contenant un dossier spécial consacré aux portraits d’artistes, est en cours de distribution dans les kiosques. Ci-dessous la page Milcovitch:    ___________________________________________________________________ Après beaucoup d’années, le contact perdu avec Mirna Salamanqués est rétabli ! Elle est peintre, une artiste de grand talent. Avant de rentrer chez elle au Venezuela elle fut ma voisine d’atelier aussi bien à la Cité des Arts qu’à la Maison des Artistes de Nogent-sur-Marne. Amoureuse de mon travail et moi du sien (oui, cela arrive parfois dans le monde si individualiste des artistes...), elle organisa quelques expositions de mes œuvres sur papier à Caracas (photo 1)                                                       Cet été et cet automne, j’ai beaucoup avancé dans la rédaction de mes « Fragments de mémoire ». L'un d'entre eux est consacré à  Sylvie (photo 2) que mes anciens élèves connaissent bien, car elle fut mon modèle préféré aux ateliers de Boulogne. Elle posait uniquement à mes cours, et cela pendant ses années d'études. Aujourd'hui, elle est devenue restauratrice d'œuvres d'art. Ce "fragment" contient aussi quelques réflexions sur le travail de l’artiste, sur la relation artiste - modèle, sur la délicate problématique de la beauté, du Beau. (voir Textes manuscrits divers)                                    1                                                               2                         ___________________________________________________________________________ Pendant les jours maussades, l’atelier de dessin devient un véritable refuge… La série de grandes encres commencée en début de l’année est finie, justement grâce à ces moments de repli sur soi-même. Voici deux de ces encres, des « écritures » abstraites qui déboucheront finalement sur des formes "compactes", « minimalistes », conformes à ma vision sculpturale. Elles sont exécutées sur un grand papier (108x75 cm) et la technique demeure une de mes dernières découvertes.    La sculpture exposée en octobre au Salon d'Automne, que l'on peut voir sur les deux photos ci-dessous, est en quelque sorte l'un des aboutissements possibles de ce travail de recherche. Je prépare une suite complète montrant l'évolution du dessin réaliste d'après modèle, jusqu'à la sculpture finale. Elle est déjà affichée comme une page à part, sous le nom "Genèse d'une Forme" (voir la liste à gauche) _____________________________________________________________________________ SEPTEMBRE - NOVEMBRE 2011   Sur les deux photos ci-dessous, " Mémoire Antique opus 948 ", sculpture en schiste noir poli et Alexandra Mas, au vernissage du Salon d'Automne, Champs Elysées, Paris. Du 12 au 16 octobre 2011.         Quelques moments inspirés passés en la compagnie d'Alexandra Mas, dans l'exposition des peintures de Maria Mesterou organisée par la Ville de Dreux, ont réveillé en moi la toujours présente passion pour la photo, pour le portrait. Alexandra est aussi peintre de talent. Les deux premières photos me sont particulièrement précieuses, car c'est la rencontre virtuelle des deux "Alexandra", celle qui figure sur la toile étant ma filleule...        1     2     3     4      5     6     7   Deux vues d'atelier au mois d'octobre:               Vos impressions ? N'oubliez pas le Livre d'Or...