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“Mon art a été grandement influencé par un cerveau qui voit, pense et accède à l’information différemment des autres. Je n’étais pas conscient d’avoir choisi de peindre des portraits parce que j’avais du mal à reconnaître les visages.“

Dès son plus jeune âge, l’artiste peintre est atteint de prosopagnosie qui le contraint à ne pouvoir mémoriser que les visages en deux dimensions. Pour autant, cela n’empêchera pas Chuck Close de devenir une référence pour les peintres réalistes ainsi que les illustrateurs actuels. Qui est Close ? Quel est l'œuvre de cet artiste peintre moderne ?

 

Les premiers pas de ce peintre figuratif

Charles Thomas “Chuck” Close est né le 5 juillet 1940 à Monroe dans l'État de Washington. À l’âge de 18 ans, l’artiste peintre étudie à l’Université de Seattle. Il passe son Bachelor of Art à l’université de Washington en 1962 avant de se former à l’art à Yale un an plus tard pour obtenir son diplôme de Bachelor of Fine Arts ainsi qu’un Master of Fine Arts en 1964. La même année, grâce à une bourse, Close a l’opportunité d'étudier à l’Académie des beaux-arts à Vienne.

Ce peintre figuratif s’est d’abord considéré comme un expressionniste abstrait de la troisième vague en imitant les styles de Willem Kooning et d’Arshile Gorky. Petit à petit, il passe du biomorphisme à la figuration.

 

Le visage humain : “une carte routière de l’expérience humaine” (Close)

En 1965, Close retourne aux Etats-Unis afin d’enseigner la peinture à Amherst, l’Université du Massachusetts. Close a la volonté de rompre le style gestuel qui avait caractérisé ses travaux d’étudiant. L’artiste peintre se dirige vers une figuration d’inspiration pop avant de se tourner vers des outils de l’art commercial et de l’illustration.

Il reçoit sa première exposition individuelle en 1967 où ses peintures de nus suscitent une controverse. Son exposition aboutit à un procès historique qui vise à étendre la liberté d’expression aux arts visuels.

Chuck Close réduit sa palette au noir et blanc en basant ses peintures sur des images photographique ce qui donne sa peinture à grande échelle Big Nude (1967), un tableau de 3 mètres de haut sur 6,5 de large. Cette même année, cet artiste peintre, considéré comme l’un des peintres figuratifs américains les plus influents, se dirige vers son thème de prédilection : les portraits. Cela marque le premier cycle des portraits hyperréalistes de l’artiste peintre. Il prend des photos de ses modèles qu’il reproduit ensuite sur des très grands formats.

 

Un peintre Hyperréaliste

En s’installant à New York, l’artiste peintre continue à explorer le réalisme. Il peint des portraits photographiques en noir et blanc de son entourage, avec des détails très précis, sur des toiles grand format en utilisant la peinture à l’aérographe.

Close peint le portrait du compositeur Philip Glass en 1969. Son portrait Phil est représentatif du courant artistique hyperréaliste.

En 1970, il expose ses tableaux aux côtés de Richard Van Buren et de Lynda Benglis à la Bykert Gallery à New York. Cette année-là, le Walker Art Center de Minneapolis fait l’acquisition de Big Self Portrait, un autoportrait du peintre réalisé trois ans auparavant. Il abandonne peu à peu sa palette strictement monochromatique au profit d’une palette trichromie (rouge, bleu et jaune). En 1971, il reçoit sa première grande exposition muséale au Los Angeles County Museum of Art.

 

Des méthodes qui évoluent

À la fin des années 70, Chuck Close commence à utiliser un système de grille afin d’obtenir des œuvres qui se lisent comme des mosaïques pixellisées. Qu’il s’agisse d’empreintes digitales, de formes de couleurs superposées, la perception du spectateur mélange des zones distinctes de couleurs juxtaposées en une image unifiée. La perception varie donc en fonction de la position face à la toile.

En 1980, le Walker Art Center à Minneapolis organise Close Portrait, la première rétrospective de ce peintre figuratif. Celle-ci a voyagé dans le Missouri au Musée d’art de Saint Louis, au Musée des Arts Contemporains à Chicago pour finir au Whitney Museum of American Art à New York.
En remettant continuellement en question les modes de représentation, Chuck Close étudie toutes les techniques possibles. L’œuvre du peintre englobe :

  • la peinture
  • la gravure
  • le dessin
  • la sérigraphie
  • la lithographie
  • le collage
  • la photographie polaroïd
  • la sculpture
  • la tapisserie


Un artiste peintre passionné et déterminé

Suite à un rare cas de collapsus des artères spinales causé par un infarctus de la moelle épinière, Close se retrouve tétraplégique en 1988. Refusant de ne plus peindre, il se fait appareiller grâce à un dispositif de maintien du pinceau attaché à son poignet ainsi qu’à son avant-bras. Pour surmonter son handicap, Chuck Close développe alors une nouvelle manière de peindre. Sa peinture devient alors plus colorée et plus brillante.

Dès 1991, il poursuit son travail sur les portraits en réalisant des tapisseries de soie. En 2003, il produit des portraits à grande échelle en tapisserie Jacquard. Il meurt le 19 août 2021 à Oceanside dans l'État de New York.