Remonter

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience de navigation. En naviguant sur le site vous acceptez Notre politique de confidentialité.

Ok
Falguière

Jean Alexandre Joseph Falguière, plus communément connu sous le nom d’ Alexandre Falguière, est né à Toulouse le 7 septembre 1831. Il s’éteint à Paris le 19 avril 1900. Alexandre Falguière était sculpteur, et peintre, rattaché au courant du Réalisme et influencé par le Quattrocento de la Renaissance italienne. Ses œuvres sont en effet très naturalistes et réalistes, élaborées à partir de modèles vivants. Au cours de sa vie, Alexandre Falguière a sculpté des bustes, comme celui d’Auguste Rodin, son ami. Il a aussi réalisé des sculptures de scènes du quotidien comme l’œuvre intitulée À la porte de l’école , il a représenté des nus, des personnages célèbres comme Honoré de Balzac et Louis Pasteur, ainsi que des figures de la mythologie ( Isis ) et des allégories ( Les arts).

 

Naissance, enfance et formation

Alexandre Falguière naît à Toulouse au domicile de ses parents. Son père, prénommé Joseph, est artisan. Alexandre est admis à l’école des beaux-arts de Toulouse dans la classe du sculpteur Bernard Griffoul-Dorval. Alexandre faire preuve très jeune de beaucoup de talent, et ses capacités prometteuses pour le dessin et le modelage encouragent la municipalité de Toulouse à lui allouer une bourse, afin qu’il puisse partir poursuivre sa formation à Paris. Installé dans la capitale, il travaille d’abord pour les sculpteurs Albert-Ernest Carrier-Belleuse et Jean-Louis Chenillion. Il entre aux Beaux-Arts de Paris sur concours, en 1854. Il intègre l’atelier du sculpteur François Jouffroy. Cinq ans plus tard, il remporte le grand prix de Rome en sculpture grâce à son bas-relief Mézence blessé, préservé par l’intrépidité de son fils Lausus.
Entre 1860 et 1864, Alexandre Falguière est pensionnaire à la villa Médicis de Rome. C’est à Rome qu’il exécute sa célèbre sculpture Vainqueur au combat de coqs en 1864. Il revient de Rome en 1866 pour s’installer à Paris et commencer sa carrière d’artiste professionnel. Il expose à plusieurs reprises au Salon de https://www.artactif.com/oeuvres-contemporaines/peinture/# et de sculpture, plus simplement connu comme le Salon, à Paris. En 1867, il y reçoit une médaille d’honneur pour l’œuvre Tarcisius, martyr chrétien.

Carrière

 

Enseignant

En 1882, Alexandre Falguière débute sa carrière d’enseignant à Paris : il est nommé professeur à l’École des beaux-arts. Alexandre Falguière compte parmi ses élèves de futurs sculpteurs célèbres dont Antoine Bourdelle, sculpteur de la célèbre statue Le fruit, exécutée en 1906 et exposée au Musée Bourdelle à Paris. Alexandre Falguière est, en même temps qu’il est nommé comme professeur à l’École des beaux-arts, élu membre de l’Académie des beaux-arts.
Il reçoit le grade de commandeur de la Légion d’honneur en 1889.

 

Sculpteur


En 1898, la Société des gens de lettres commande à Auguste Renoir une sculpture dédiée à Honoré de Balzac. L’œuvre proposée par Auguste Renoir est rejetée par les commanditaires, et c’est Alexandre Falguière qui reçoit la commande. L’affaire fait grand bruit mais les deux sculpteurs restent amis en dépit de cet incident, et exécutent chacun un buste de l’autre.
Alexandre Falguière connaît un immense succès en tant que sculpteur professionnel et reçoit quantités de commandes, publiques comme privées.
Ainsi, plusieurs municipalités lui commandent des statues de personnages célèbres : Léon Gambetta à Cahors, Honoré de Balzac, Louis Pasteur et Ambroise Thomas à Paris, Alphonse de Lamartine à Macon, Le Marquis de La Fayette à Washington.
Alexandre Falguière est également recherché pour la qualité des portraits et des bustes qu’il réalise : Victor Hugo, Auguste Rodin, mais aussi Pierre Corneille, font partie des visages qu’il a immortalisés dans la pierre.

 

Influences

Alexandre Falguière faisait par ailleurs partie, avec quelques autres artistes comme Antoine Mercié et Paul Dubois, du Groupe des Florentins, qui s’inspiraient du Quattrocento italien, c’est-à-dire du siècle de la Première Renaissance, qui se caractérise par une vénération de l’être humain, de son intelligence et de sa beauté, et qui se traduit en art par des représentations sensuelles et réalistes des corps. C’est ainsi qu’Alexandre Falguière exécute plusieurs sculptures inspirées de la mythologie grecque et romaine, telles que Diane, Diane chasseresse ou encore Cléo de Mérode. L’artiste représente le corps, souvent féminin, de manière réaliste et sensuelle, avec des mouvements inhabituels, novateurs, véritables prouesses artistiques, comme c’est le cas par exemple de la Nymphe chasseresse, saisie en pleine action, tirant à l’arc, le bras droit et la jambe gauche relevés.

Peinture

En plus de sa carrière de sculpteur, Alexandre Falguière, qui était formé à la peinture, a produit plusieurs tableaux. Il a réalisé plusieurs toiles de grand format, toutes profondément marquées par le réalisme qui caractérise toute son œuvre d’artiste. Ainsi en est-il de la toile Les Lutteurs, réalisée en 1875, de Diane assise exécutée en 1878, et de Madeleine, composition religieuse, exposée au Salon en 1887.

Œuvres majeures
Parmi les œuvres les plus marquantes de cet artiste, on peut retenir, pour leur beauté et leur originalité :  L’Asie, 1878, visible sur le parvis du musée d’Orsay à Paris,
À la porte de l’école, 1887, conservée au Musée des Augustins de Toulouse,
La femme au paon, 1890, conservée au Musée des Augustins de Toulouse,
La statue d’Alphonse Daudet, 1900, visible sur le Square de la Couronne à Nîmes.

 

Vie personnelle et mort


Installé à Paris, rue d’Assas, Alexandre Falguière était marié à Blanche Veidie, dont il était l’aîné de 20 ans. En 1900, très malade, Alexandre Falguière fait l’effort de se rendre à Nîmes pour inaugurer la statue dédiée à Alphonse Daudet. Très faible, il doit cependant rentrer précipitamment à Paris, où il s’éteint le 19 avril 1900. Alexandre Falguière est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

 

Côte et succès contemporain


De nos jours, les sculptures d’Alexandre Falguière, si elles sont moins connues que celle d’Auguste Rodin, sont néanmoins très prisées et peuvent se vendre pour des sommes importantes. Ainsi, un bronze représentant la déesse Isis a été adjugé pour 18000 euros en mai 2014 à New York. Et Phryné, autre bronze très sensuel, exécuté en 1867 par l’artiste, s’est vendu en 2012 à Londres pour plus de 30000 livres sterling. Enfin, l’allégorie Les arts, comportant quatre personnages représentant la musique, la poésie, la sculpture et la peinture, a été adjugé en 2013 à Paris pour la somme de 165000 euros.