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Delacroix

Représentant officiel du mouvement artistique qu'est le romantisme, Eugène Delacroix a su marquer son époque par ses tableaux à la fois éclatant et puissant, mais aussi dramatique et parfois même choquant. Toute sa vie, il trouvera son inspiration par les événements qui ont croisé son chemin ainsi que par ses nombreux voyages didactiques. Aujourd'hui considéré comme un peintre emblématique, son parcours n'a pourtant pas toujours été simple, mais les obstacles qui ont jalonné sa route n'ont jamais freiné ce grand rêveur.

 

Jeunesse de Delacroix : entre joie et drame

C'est en 1798 qu'Eugène Delacroix, future figure emblématique du romantisme, naît dans la ville de Charenton-Saint-Maurice. Sa mère Victoire Œben est la fille d'un réputé ébéniste qui travaille pour Louis XV, tandis que son père Charles Delacroix est tour à tour ministre, ambassadeur puis préfet. Si le peintre a connu une enfance globalement heureuse, des drames entacheront pourtant sa vie. Il perdra tout d'abord son géniteur à l'âge de 7 ans, ce décès entraînera le déménagement de sa mère et lui à Paris où il connaîtra ses premiers émois artistiques. Quelques années plus tard, c'est au tour de son frère aîné de passer l'arme à gauche, puis de sa mère en 1814 et enfin sa sœur 13 ans après.

Cependant, une véritable opportunité s'offre à lui en 1815 grâce à son oncle Henri Riesener. Il rejoindra un atelier dirigé par Pierre-Narcisse Guérin qui a déjà guidé de nombreux artistes peintres. Ses débuts seront particulièrement difficiles, mais sa rencontre avec Théodore Géricault, avec qui il liera une amitié précieuse, lui permettra de tenir bon.

 

Débuts dans le monde de l'art

Eugène Delacroix se consacrera pleinement à la peinture à partir de 1819. Pour créer ses premières œuvres, il puisera son inspiration chez des artistes comme Raphaël, Guerchin ou encore Michel-Ange. Il se libérera doucement des carcans de l'apprentissage classique pour se diriger vers des créations plus colorées et plus lumineuses. Il rejoindra alors les artistes peintres qu'on nomme les romantiques.

Voulant pallier ses difficultés financières, il envoie une de ses toiles au Salon, et ce, malgré la désapprobation de Guérin. C'est donc en 1822 que Delacroix se fait remarquer avec son tableau "la Barque de Dante" (appelé aussi "Dante et Virgile aux Enfers"). Après avoir essuyé de multiples critiques, parfois acerbes, c'est un succès fulgurant qui attend le peintre.

Suivant le mouvement du romantisme, Eugène Delacroix continuera sur sa lancée en réalisant des œuvres toujours plus ambitieuses et percutantes. En 1824, il présente "les Scènes des Massacres de Scio" qui lui vaudra encore plus de diatribes. Jugé trop violente de par la représentation, la composition et les couleurs utilisées, le tableau charmera tout de même des grands noms comme Victor Hugo et Alexandre Dumas.

 

La liberté guidant le peuple, un tableau symbolique

Évincés par le retour de la monarchie en 1815, les droits du peuple se voient encore une fois bafoués en 1830 par la signature de nouvelles lois visant à supprimer la liberté de la presse. Cette décision entraînera le mécontentement des Parisiens qui mettront en marche une révolution. Appelée les Trois Glorieuses du fait de sa courte durée de trois jours, celle-ci marquera malgré tous les esprits. Ce sont ces événements qui seront à l'origine du plus célèbre tableau de Delacroix : La liberté guidant le peuple.

Désirant mettre en lumière le peuple et sa combativité, il dessinera des individus originaires de classes sociales variées, que cela soit des femmes, des hommes ou des enfants. En son centre, trône l'allégorie de la liberté dirigeant les partisans vers la révolution qui mettra un terme à la monarchie. Loin de son romantisme habituel, l'artiste peintre obtiendra pourtant un prix pour son œuvre.

La liberté guidant le peuple sera exposée au musée du Luxembourg suite à l'achat de Louis Philippe. Malheureusement, sa peinture n'y restera que très peu de temps à cause d'événements venant troubler l'ordre public des rues de Paris. Craignant qu'elle encourage davantage de soulèvements, elle est rendue à Eugène Delacroix en 1839. Ce dernier profitera de l'Exposition Universelle de 1855 pour à nouveau montrer sa toile aux amateurs d'art. Elle reviendra finalement au Louvre qui l'affichera en continu à partir de 1874.

 

Exposition universelle : la consécration artistique

Après de nombreux voyages, notamment au Maroc et en Algérie, qui lui seront déterminants pour la représentation de ses paysages, il revient en France pour l'Exposition Universelle de 1855. C'est l'occasion pour Delacroix d'exposer au grand public plus d'une trentaine de ses toiles au côté d'autres peintres de renom. Son vernissage sera couronné de succès puisqu'il sera récompensé par un prix d'honneur de l'Exposition Universelle. Deux ans plus tard, il rejoint enfin l'Institut de France à la suite de moult réponses négatives.

 

La fin de Delacroix

Après son dernier Salon en 1959, Eugène Delacroix continuera de peindre sans relâche. Cependant, son état de santé le rattrapera vite et il finira ses jours avec pour seule compagnie sa fidèle gouvernante Jenny. Il meurt officiellement le 13 août 1863 d'une tuberculose contractée des années plus tôt. Même après sa mort, le peintre n'arrêtera pas de faire parler de lui négativement par des personnalités appartenant au monde de l'art, mais il marquera une nouvelle génération d'artiste approuvant son talent.

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