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Un Salon du dessin à mille pattes
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Juin 2022 | Temps de lecture : 13 min | 0 commentaire(s)

A propos du Salon du dessin qui se tient du 18 au 23 mai au Palais Brongniart à Paris.

Après la peinture, on dirait bien que le dessin revient lui aussi plus fort que jamais sur le devant de la scène. Et comme c’est un art fragile, puisque les feuilles doivent régulièrement retourner à l’abri de la lumière, il faut en profiter quand elles sont de sortie ! En tout cas le Salon du dessin qui est déplacé cette année de mars à mai va avoir d’incroyables œuvres d’art à vendre ! 39 marchands ont été sélectionnés, dont 19 galeries d’art étrangères et 5 nouveaux entrants, pour doter les cimaises du Palais Brongniart du 18 au 23 mai à Paris. Sans compter que d’autres dessins anciens, modernes ou contemporains pourront aussi être chinés sur l’édition virtuelle de cette 30e édition.

La majestueuse « Chouette effraie » du dessinateur naturaliste langrois Nicolas Robert (1614-1685) orne l’affiche qui reflète à merveille la tendance du Salon 2022 à faire la part belle aux représentations animalières. Il faut dire que parmi les plus grands dessinateurs d’animaux, Emmanuel Marty de Cambiaire, marchand en tableaux et dessins anciens pour la galerie d’art Baroni & Cambiaire, cite Uccello, Vinci, Dürer, Snyders, Oudry, Desportes, Huet, Rubens, Delacroix, Géricault

Inutile de préciser que « La Tête d’ours » de Léonard de Vinci, visible au Salon du dessin, ne repartira pas chez n’importe qui du haut de ses 8,7 millions d’euros ! Mais il reste toutefois possible encore d’emporter certaines des autres œuvres d’art exposées contre quelques centaines d’euros. « Entre ces extrêmes, les prix des belles études d’animaux sont généralement compris dans une fourchette allant de plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros selon la notoriété de l’auteur, la composition, le lien ou non avec un tableau, la force de l’œuvre, l’animal représenté (chiens, chevaux, lions, tigres ont la faveur) », explique l’expert interrogé par Marie Potard pour L’Oeil.

De toutes façons, l’occasion est belle de (re)découvrir le trait de dessinateurs contemporains comme de Nicolas Robert, de Victor Koulbak (né en 1946), de Luigi Sabatelli (1772-1850) ou de François Boucher (1703-1770). La spectaculaire représentation de crocodile de ce dernier, reproduite dans L’Oeil, est une étude préparatoire à « La Chasse au crocodile » commandée par Louis XV et aujourd’hui conservée au musée d’Amiens. Car les dessins sont souvent des croquis esquissés en amont de la peinture de tableaux. Ce qui les rend encore plus émouvants, comme des traces involontaires laissées par la main de l’artiste, oubliées derrière lui, sacrifiées au nom de son grand œuvre. Quelle précision, quelle beauté pure, quelle délicatesse ! Tout y est et tout reste à venir.

Attention, il n’y a pas que des animaux non plus au salon du dessin ! C’est juste que la tendance à s’intéresser à la nature, et donc à la faune qui la peuple, a forcément le vent en poupe au vu des menaces que l’homme fait peser sur son environnement. Et il serait temps. Parce qu’à bien y réfléchir, les hommes préhistoriques ne rendaient-ils pas déjà hommage aux autres êtres vivants qu’eux-mêmes, en faisant de leurs grottes ornées de bouleversants tableaux ?

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