Remonter

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience de navigation. En naviguant sur le site vous acceptez Notre politique de confidentialité.

Ok
Une sarabande de squelettes
une-sarabande-de-squelettes - ARTACTIF
Avril 2022 | Temps de lecture : 7 min | 0 commentaire(s)

A propos de l’exposition « Posada, génie de la gravure » qui se tient à Epinal jusqu’au 18 septembre.

Hommage est rendu au musée de l’image d’Epinal (88) à celui que Diego Rivera considérait comme l’artiste le plus important du Mexique, « l’égal de Goya » disait-il : l’illustrateur José Guadalupe Posada. Le comble étant que c’est un Français, Jean Charlot, qui l’a redécouvert dans les années 1920.

Qui ne connait aujourd’hui ses figures de squelettes dansant, riant, jouissant de l’existence à la manière des vivants ? Intimement associés à la culture mexicaine, les fameux « calaveras », images de la mort, sont désormais les motifs récurrents d’une culture populaire internationale.

Leur auteur, José Guadalupe Posada (1852-1913), est un homme au destin singulier, qui a délaissé une carrière toute tracée pour mettre son talent au service de la presse populaire : illustrations de faits divers, contes, chansons... - rappelant la production imagière française, particulièrement celle d’Épinal, qui connaît un âge d’or au XIXe siècle.

Par sa grande maîtrise technique de la gravure au burin sur plomb et de la zincographie, Posada magnifie des scènes à l’expressivité exacerbée. Auteur de plus de dix mille estampes, il meurt néanmoins oublié. Ses dessins de presse, véritables œuvres d’art tour à tour effrayantes ou burlesques, étaient destinés à partir au pilon. Ils ont heureusement été, en grande partie, sauvés.

Première rétrospective en France de l’œuvre de Posada, l’exposition « Posada, génie de la gravure » est visible à Epinal jusqu’au 18 septembre.

Discutons !
Personne n'a encore eu l'audace de commenter cet article ! Serez-vous le premier ?
Participer à la discussion
Exemple : Galerie spécialisée en Pop Art