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Véronique Errera
Salernes / France
Véronique Errera

Il est difficile de parler de photographie sans tomber dans les lieux communs. Trop de galvaudage depuis le populaire jusqu'à l'élite qui adoptent les mêmes mécanismes que n'importe qu'elle multinationale invasive. Chassez les putains de marchands du temple…

Saturation.

Toutefois, en tant que passion je dois l'assouvir quoi qu'il advienne. Je suis une professionnelle amateur, ou plutôt ni amatrice, ni professionnelle, juste passionnée. Plus j'avance plus je m'éloigne des expositions, des regroupements qui basculent facilement dans la vacuité d'un ego sans fond véhiculant des discours souvent prétentieux et stériles, noyés dans une mascarade étouffante.

 

Ce sont toujours les mêmes rengaines faussement originales offertes pour booster un ego avide. Pourtant j'aime et je respecte l'autre et cela me prend énormément temps pour tenter de comprendre qui je suis et par voie de translation, qui nous sommes. J'ai autant côtoyé le bas que le haut de l'échelle sociale et j'y ai vu autant de délinquance, d'ignorance et d'inconscience chez les uns que chez les autres ainsi que moi-même. L'inconvénient étant que nos comportements induisent soit un sentiment d'infériorité, soit un sentiment de supériorité selon le degré de confort, et dans les deux cas cela conduit inexorablement vers un dysfonctionnement du soi.

Trouver l'équilibre… sacré challenge!

Quelle est ma version originale?

Bien sûr je pourrais vous dire que j'ai commencé la photographie à 14 ans, que je me démarquais dans le portrait, le labo noir&blanc pour par la suite élargir mon champ dans la rue, l'urbain puis scruter le chaos industriel… jusqu'au point de rupture me ramenant à l'essentiel, à la nature! Je pourrais vous dire aussi que j'ai voyagé de ci de là en superposant plusieurs vies et puis faire état de mon curriculum vitae, en français "carrière de la vie"… c'est puissant ça.

Seulement voilà, quoi de plus profondément ennuyeux que de lire un CV ou une bio, même d'une personne éminemment prestigieuse. Cela ne nous renseigne aucunement sur qui cette personne est réellement au fond de son âme. Quelle est son intention profonde, réelle? Ce n'est qu'une façon officielle de se présenter en tant que produit à vendre sur l'étagère d'une vitrine de diplômes qui nous formatent pour un système qui ne fonctionne plus et de rassurer l'autre sur notre mérite ou pas; cet état d'esprit me semble-t-il est encore une illusion définitivement obsolète.

Alors, qui suis-je?

Peut-être, un être vivant de passage et en cours d'expérimentations de vie, fuyant dans la mesure du possible l'asphyxie de l'accumulation. Le seul moyen de tenir est d'être passionnée et amoureuse. Cherchant à m'exprimer de la façon la plus honnête envers moi-même, le projet est sans fin.

Sortir des formatages et des attentes du père, de la mère, du professeur, du boss, du politique, de l'autre, tous principalement et hypocritement en quête de la reconnaissance du banquier. Durant certaines expériences, j'ai pu observer, que se vautrer dans le paraître et le mépris à tout prix peut amener pouvoir et renommée mais pas vraiment et profondément la raison et la joie de vivre.

Oups, je m'égare.

Alors, quelle intention dans ma passion sans perdre la raison?

Peut-être tenter de retrouver la version originale de la tempérance, la confiance, la compassion, la santé physique et mentale et surtout et bien avant tout de l'amour, en évitant du mieux que je peux les préjugés et les clichés surexposés sociétaux, religieux, moralisateurs, conservateurs ou même faussement rebelles. Ne cherchant pas forcément à aller à contre courant car cela aussi est parfois faux et on y trouve subrepticement des niches remplies de préjugés inversés. En évoluant dans la conscience de faire partie du tout, aussi le tout fait parti de moi. Mes images absorbent puis reflètent

au rythme de la terre.

Sommes-nous des héros pour réussir à vivre avec discernement en regardant à l'intérieur de nous même en toute honnêteté?

Nous sommes à un tournant où je tergiverse sur la manière et l'intention de montrer mes images, en effet, j'adore les livres et les beaux tirages; simplement devant la quantité il me semble que nous sommes submergés dans un flot boulimique de papier et de chimie et cela me déplait autant que le plastique…

Pour l'instant je tri et je fais de mon mieux dans le courant d'ère…

En m'efforçant chaque jour de trouver en moi un peu plus de paix.

Démarche artistique

L’errance est humaine dit le vieil adage, « Errare humanum est» ; faussement interprété tout comme l’est très souvent mon nom de famille. Marquée par le destin dès ma conception, justement condamnée à errer d’une façon constructive et à rendre compte de ce qui l’entoure, aussi bien le beau et le plaisant que le laid et le sombre.

Il n’est jamais très difficile de retransmettre une émotion en y glissant cette petite note d’espoir qui vibre en chacun de nous, ou en accentuant la pulsion de ce petit dictateur qui sommeille en chacun de nous. Il est en revanche plus difficile de laisser errer son imagination dans une direction qui ne vous impose aucune règles et qui ne vous emmène ni d’un côté ni de l’autre mais qui au contraire vous laisse voyager dans votre propre univers tout en vous prenant par la main, sans imposer. Mes images sont à la fois un voyage dans la psyché humaine, une certaine façon de parler, ou plutôt de montrer, les différents aspects de qui nous sommes, créateurs, destructeurs, fondateurs, consommateurs etc.; mais également une promenade dans mon univers intime que de nombreuses expériences de vies ont enrichi au travers de voyages, d’aventures, de rencontres qui en on fait ce que je suis et représente aujourd’hui.  

Le dictionnaire définit atypique comme : Qui diffère du type normal, ou habituel, qui est inclassable ; il serait facile de me mettre dans cette catégorie mais me la classer dans quelques catégories établies que se soit serait un affront à mon art, une injustice. Bien qu’ayant suivi des cours à Louis Lumière, ayant travaillé pour l’agence Magnum, tombant amoureuse de l’image à un très jeune âge, je me démarque par mon atypisme.

Un regard est fondamental à toute image, celui du photographe bien sur mais aussi celui du spectateur, chacun peut y voir ce qu’il veut y voir, il n’y a aucune explication nécessaire, aucun débat, aucune imposition. Les sujets abordés sont nos sujets ; nos joies, nos peines, nos angoisses, nos espoirs, nos réflexions.

L'artiste n'a pas d'évènements prévus pour l'instant.
L'artiste n'a pas encore renseigné son parcours.

Le travail artistique de Véronique Errera

Œuvres nouvellement ajoutées

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