Biographie de l'Artiste

Gerty Colin est belge. Elle est née en 1921 à La Louvière, commune wallonne. En 1939, elle entra à l'Université Libre de Bruxelles pour y faire des études de philologie romane. Elle y rencontra un jeune homme remarquable et charmant, José-André Lacour, à peine plus âgé qu'elle, qu'elle épousa à dix-neuf ans et qui abandonna très vite ses études pour se consacrer à la carrière dont il rêvait: écrivain. Ses études terminées, et la guerre aussi, elle émigra en France, avec ce mari qui avait publié entretemps un premier roman à succès et fait jouer sa première pièce, mais désirait faire carrière à Paris, ce qu'il fit le reste de ses jours jusqu'à sa mort récente qui laissa derrière fui un vide considérable après soixante-cinq ans de mariage.
A trente-trois ans, Gerty Colin s'était mise à écrire à son tour. Son premier roman avait été édité chez Julllard et elle avait continué, publiant surtout des oeuvres historiques, romans, biographies et une histoire de la dynastie belge, Us Châtelains de Laeken, qui fut rééditée trois fois, chaque fois remise à jour et revisitée, la dernière en Belgique en 2002.
Son dernier roman, quelle avait rédigé avec ardeur à soixante-dix ans et qui se déroulait principalement dans les années soixante à Saint-Paul de Vence, ne manquait ni de sel ni d'humour et reçut des notes de lecture favorables tant de professionnels que de familiers, mais il ne fut pas publié sous des prétextes variés, parce que certains n'aimaient pas les romans par lettre, ce qu'il est en grande partie, parce que d'autres la trouvaient trop âgée et par conséquent sans avenir rentable, et aussi, de son propre aveu, parce que ses oeuvres les plus récentes, les mieux vendues et les plus lues (feuilletons dans Jours de France et novellisations de séries télévisées à succès comme Châteauvallon), elle les avait étourdiment publiées sous pseudonymes.
Est-ce par dépit qu'elle se mit alors à peindre? Ou bien pour ne pas se laisser aller à la déprime? Plus prosaïquement, sa fille aînée lui offrit à Noël une belle boîte de peinture à l'huile, quelques pinceaux et des cartons toilés, et elle se mit à les utiliser, il y a treize ans de cela; cette occupation l'enchanta et l'enchante toujours.
Elle fit une première exposition dans le hall de sa banque parisienne, une autre à Charleroi en Belgique, et celle qu'elle fit ensuite en Bretagne à Ploërmel, connut un vrai succès qui l'encouragea vivement. Elle rejoignit les Peintres du Marais, figura dans trois Salons Méditerranéens de la Domitienne, et dans diverses galeries parisiennes. En mars elle exposera à Trehorenteuc et, cerise sur le gâteau, une jeune Chinoise, vient de repartir dans son pays natal avec trois tableaux achetés au domicile parisien de notre peintre pour être revendus au Yang sud Lm Art Center, sa galerie pékinoise".