Biographie de l'Artiste

Né en 1957 au Kurdistan. En 1963 le gouvernement Irakien détruit sa maison et celle de beaucoup d'autres Kurdes sous leurs yeux. Après 14 ans de service à la raffinerie de pétrole ; son père fut renvoyé, la famille quitte Kirkûk suite à ces évènements sans espoir, sans but...
La famille s'installe à Salaimanya ville culturelle artistique Kurde. Dilshad est passionné depuis son enfance d'art de poésie et de chant. 1991, il adhère à l'union des artistes Kurdes. Il expose au Kurdistan - en Grèce - en Allemagne - en France. Il vit en France depuis 1998 où il a participé à une dizaine d'expositions.

A travers ses toiles le peintre exprime l'amour de son pays. La palette de Dilshad nous traduit le feu intérieur de l'artiste entre ombre et lumière doute et certitude...

Pour l'annee 2002 DILSHAD a participé à une vingtaine d'expositions dans toute la France : au mois de juin DILSHAD a obtenu la medaile d'Or de la peinture moderne à Bourbonne-les-Bains - au mois d'aout, le prix d'Excellence "Tete de l'Art" 2002 - en novembre le Prix Arts et Chevalets de Provence au 14 eme Prix Internationnal de l'Aigle de Nice - Le 4 mai 2003 à Neuilly/Seine, remise du diplôme de la médaille de Bronze des Arts Sciences et Lettres - Le 5 juillet 2003 à Pertuis (84000), remise du 2eme prix "Les MéridionArts - Médaille d'Argent au 1er Grand Prix International de Peinture au Festival d'Avignon 2004"

Fait partie de la cotation Drouot

Bleu pétroleQu'est-ce qu'un peintre en temps de détresse ? Quelles sont les puissances que la peinture peut déployer dans l'obscurité d'un début de siècle hanté par le spectre de la guerre ? Quelle vision incarner dans la matière de la toile, qui puisse témoigner de la détresse grandissante des peuples secoués par les bombes? Etranges questions surgies récemment dans le travail pictural de Dilshad, rompant avec la clarté rêveuse de  paysages orientaux et la grâce érotique des corps que le peintre irakien avait soin d'explorer jusqu'alors dans ses toiles.
Le regard déserte les rêveries terriennes et les confins du fantasme pour le feu des blessures, l'éclat des larmes et le murmure des douleurs. La facture des toiles s'en trouve bouleversée : à la lumineuse palette des jaunes et des verts succède aujourd'hui des nappes de noirs et de bleus profonds. Le trait sensuel de la touche encore teinté d?impressionnisme a laissé place à de grands aplats mouvants et sans bords. S'il est vrai que la figure humaine est au centre de ce travail, le regard doit pourtant en deviner les contours, en épier la présence aux détours d'une brèche ou d'une ruine. Tout se passe comme si une nuée charbonneuse enveloppait et rongeait une humanité surprise à fleur d'abîme. Ces silencieuses silhouettes jetées sur des chemins d?errance, ou figées dans la stupeur font sans doute écho au massacre des Kurdes dont Dilshad est à la fois un témoin et un survivant. Mais la mise en espace de ces toiles et le traitement très libre de la figuration dépasse à l'évidence le genre de la « peinture d'histoire » pour s'élargir, comme l'avait fait en son temps le Guernica de Picasso, à la représentation de l'universelle détresse dans laquelle la guerre plonge les peuples. En outre, ce que cette série de toiles bleues donne à voir prend tout son sens à la lumière des déclarations tour à tour révoltées et accablées du peintre à propos des conflits qui actuellement dévastent plusieurs pays du Moyen Orient. Si inspiration il y a, c'est sans doute l?intériorisation des douleurs vécues par les populations civiles au coeur de ces tourmentes.  Peinture politique, peinture poétique : à l'emphase idéologique et à la vanité de l'anecdote le peintre préfère la puissance du symbole (la chaise vide de la démocratie) et la stimmung magnétique des couleurs. Ce que nous disent ces toiles? Nul message ni slogan, mais le reflet d'un jour qui faiblit, le pressentiment d'un monde qui se délite : l'homme massacre l'homme et oublie la beauté du monde dans les méandres de cette nuit. Pourtant le nihilisme n'a pas triomphé puisque sa mise à distance est encore possible dans l'espace de la toile : l'art du peintre résiste, il allume des torches aux franges des barbaries, éclaire de ses phares de poussière les sentinelles d'un désastre qu'il ne peut arrêter.Alain Vuillot  PhilosopheLa palette se  sent très à l'aise aussi dans l'abstraction d'une part et, d'autre part, dans la figuration à tendance expressionniste d'ou jaillissent des physionomies seules, en groupe ou accompagnant des sièges, d'ou ces nouvelles incarnations de bleu et de noir que détrone le rouge indéterminé d'un fauteuil. Cette coagulation ne semble pas à 'sang pour sur' respirer la démocratie,thème développé tout récemment.Quand on deviendra Ombre a retenu mon attention du bleu,du noir, des nuances d'ocre et un blanc fenetre architecturent une sorte de corridor qui a laissé tous les autres coloris au vestiaire.Du flottement spatial des couleurs, émerge une ombre aussi ténue que le spectre famélique qui la soutient mais assez consistante pour se dédoubler-à deux on résiste mieux psychologiquement. Dilshad nous ouvre ses reg'arts intérieurs dans une dimension métaphysique du présent et du passéDans cette suite de peinture en alerte qui s'aligne et se succède comme des séquences d'un film, je terminerai ces propos par un titre interrogatif, paraphrasant un lon g métrage de Pédro Almodovar : Alors, Dilshad, un artiste au bord de la crise de nerfs ?
Mais au Bord, seulement !Univers des Arts  Christian-Benoit-lANNES

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