Illustration : Salvatore Picasso de Jb2

Vous allez halluciner !

Imaginez Picasso, Rodin, Man Ray, Lachapelle, Doisneau, Warhol et les autres qui guident les acheteurs en 3 clics vers les artistes qu’ils vont aimer grâce à l’Intelligence Artificielle.

C’est l’une des grandes nouveautés du tout nouveau site ARTactif que nous vous invitons à découvrir le 3 février 2021.

Le vénérable « 1er annuaire des artistes contemporains » entre définitivement dans l’ère numérique. Avec notamment une revue de presse vidéo, un mag et un forum, on ne vous en dit pas plus.

Merci de nous excuser pour notre éclipse technique du 1 et 2 février.

Le temps de brancher tous les tuyaux !

Meilleure année 2021 à tous.

Biographie de l'Artiste

Biographie
Fille de l’été 63, Alixire, Alix Colmant de son vrai nom, est l’artiste de tous les superlatifs tant elle vit avec intensité ses engagements et ses partis-pris, tant les voies empruntées sont nombreuses et sinueuses.
Née à proximité de Paris, elle grandit au creux des vallons charentais, lovée dans l’amour familial au milieu de quatre sœurs. A 11 ans, le départ pour Paris, vécu comme un véritable déchirement, viendra rompre cette harmonie. Bien qu’exilée contre son gré dans la capitale, elle se délecte de la trépidation de la vie parisienne, étudie les arts plastiques et entame sa carrière professionnelle dans le graphisme éditorial.
En 1990 elle fuit la ville, se réfugie dans la nature cévenole et fonde sa famille. Elle continue à cheminer vers son destin à l’écart du monde de l’art dans lequel elle ne se reconnait décidément pas. Perfectionniste et curieuse elle complète ses acquis pour une meilleure théorisation de sa démarche artistique. En 2001, elle sort de son isolement et enchaîne les expositions, trouvant son point d’orgue à Gaillac (Tarn) en 2009.
Dès lors, elle poursuit sa route, de découvertes en expérimentations. Pour échapper à l’enfermement dans une technique ou un support elle se met constamment en danger, s’interdit la facilité. Ainsi elle explore ses deux thèmes de prédilection que sont la nature et le féminin à travers principalement le dessin, la sculpture et le Land Art, déclinant à l’infini la volute comme signature artistique.
Le dessin comme premier amour : au crayon, à la plume, au feutre, sur papier, sur textile, Alixire retrace des univers oniriques et fantastiques (Turbulences, Allégorie), revisite la représentation de la femme dans l’histoire de l’art (Gynécée, Flexuositas), pose un autre regard sur le féminin (Bleues).
Sa sculpture peut aussi bien être bois taillé sublimant les fantaisies de la nature, mais aussi papier mâché silhouetté en élégante du 18ième siècle (Emilie), en guerrière tatouée (Dana), en ado branchée (Lee-Lou), ou encore dentelle d’aile diaphane et gracile mue par les circonvolutions d’un souffle d’air (Aéoridès).
Enfin le Land Art lui permet de dessiner hors cadre, de se mesurer physiquement à la Nature. En utilisant le paillage, elle inscrit ses ondulations et réinvente les paysages (les Jardins d’Agartha, Harmonies Naturelles), en érigeant des mâts voilés elle capture un temps les effets du vent (voiles), en emprisonnant les arbres à l’aide de liens rouges, elle les soustrait à notre regard codifié (Fil Rouge), en sillonnant le sable de volutes elle offre au promeneur la beauté de la métamorphose (Ondulations).
En être éveillé et exigent, se réinventant dans chaque acte de création, Alixire tend vers son absolu : l’émotion esthétique.
 
Démarche artistique
« A 5 ans, j’affirmais avec conviction que je voulais être peintre. Je sentais intuitivement que là était ma place, que l’expression artistique était tout simplement l’acte fondateur de ma personnalité.
C’est donc avec une insatiable gourmandise que j’aborde mes études. Je m’essaie à de nombreuses techniques : dessin à la mine de plomb, à la plume, gravure, aquarelle, et engrange beaucoup de connaissances théoriques sur l’art. Cette curiosité me procure, dans un premier temps, la satisfaction de mettre des mots sur mes ressentis et de faire évoluer ma pratique. En élève appliquée j’exécute consciencieusement les travaux qu’on me confie. Ils s’avèrent techniquement irréprochables, techniquement bien faits. Mais ce « bien fait » manque d’âme. Je ne sors pas des chemins battus par tant d’autres, je ne m’égare pas en dehors de ce que je connais et maitrise, je m’enferme dans un confort stérile et contreproductif. A l’évidence il me manque la fulgurance libératrice du geste créatif, les audaces de l’imagination. Manque d’assurance ?, crainte de l’inconnu ?, conviction que tout a déjà été exprimé ? Cette conscientisation de mes peurs me conduit, peu à peu, à me libérer de mes entraves, à partir à la rencontre de ma singularité, en multipliant les expériences.
Je crée d’abord pour moi, c’est une question de survie, une sorte d’urgence : toucher au beau, au sensible, créer une émotion esthétique, variation poétique du bonheur, m’en nourrir puis l’offrir. Tel est mon credo. A celui qui regarde, j’aime provoquer une émotion brute, instinctive, de l’ordre de l’indicible, désempruntée de toute pensée culturelle, celle d’avant les bavardages éclairés.
Concernant mon travail, je refuse de le définir à travers le prisme réducteur d’un certain art dit contemporain ne jurant que par le nouveau pour ce qu’il a de nouveau, au mépris du beau, jugé décoratif et d’un art plus académique privilégiant le savoir-faire et l’excellence du geste. Ma démarche artistique se situe dans cet entre-deux, façonnée par la prise en compte de ces différents héritages, l’élargissement de connaissances revisitées et de réflexions ré-échafaudées. Dans ce non-choix, je cultive le non renoncement à toutes formes d’interdits et m’autorise toutes les aspirations au beau. Je crée des accidents esthétiques comme autant d’occasions d’exciter mon imaginaire, de libérer mes spontanéités.
Pour m’y aider j’utilise volutes, arabesques, ou toutes autres courbes, nées de mes circonvolutions artistico-cérébrales. Je les décline sur tous supports et de mille façons. Elles m’accompagnent dans mes réflexions autour de thèmes tels que l’artialisation de la nature mais également l’éternel féminin.
D’aussi loin que je me souvienne, l’immersion dans la Nature m’est nécessaire, comme une respiration. Pour autant je ne pratique pas l’art du paysage mais j’introduis l’art dans le paysage et défend l’idée que le regard porté sur celui-ci est essentiellement issu d’une construction culturelle. J’énergise cette dualité entre naturel et artificiel en dessinant de nouveaux possibles : je confronte formes, couleurs et matériaux, repousse les frontières, provoque les contrastes et joue sur les résonnances.
Avec la même sincérité j’explore le féminin. A l’image d’une Louise Bourgeois ou d’une Annette Messager et tant d’autres, je propose un regard de femme sur la Femme, ce « continent noir » mystérieux, source de confusion et de fantasmes. Une proposition éloignée des désirs masculins et des diktats sociétaux, une sorte de plongée intime, une vue de l'intérieur, dépassant l'altérité ontologique homme/femme comme si la différence du genre créait au mieux une incompréhension au pire une irréconciliation durable. Qu’elles soient rebelles, en perdition ou au contraire apaisées en quête de liberté, elles luttent pour trouver, sans déchirement, une place qui lui soit propre au sein de sa culture. Je suis un peu toutes ces « Elles » à la fois, intimes et universelles.
Ainsi par rebonds successifs, je me rapproche de moi, je deviens ce que je suis ».