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Réincarnation d’Aldéhy : L’Art avait donc été mort
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Mars 2021 | Temps de lecture : 5 min | 0 commentaire(s)

Mais de quelle chair nous parle Aldéhy ? Celle des plaisirs du même nom si l’on s’en réfère à la callipyge 5ème figure féminine du tableau avec laquelle l’œil clôture sur des fesses son balayage du cadre. L’érotisme surgit ainsi in fine sur la droite, du côté des masques d’animaux carnavalesques. Comme si le retour de l’esprit dans le corps réveillait l’âme de la bête. Le propos d’amorce, côté gauche, est bien plus en nuances. On y passe en trois Grâces de Vinci à Ingres via Picasso. Les modèles d’Aldéhy dans Réincarnation sont des femmes qui ne vivent pas dans notre monde, mais dans des tableaux. Serait-ce la lutte entre un érotisme pictural et un érotisme post-cubiste entremêlés que l’artiste veut nous représenter ici. Les chairs crème de la Renaissance s’attribuant le sexué que restitue moins bien le rose artificiel Modern Art. Trop glam. Enième querelle des Anciens et des Modernes ? Aldéhy a tranché. Entre Art et Artefact, c’est le premier qu’il a visiblement choisi de réincarner. Les deux étaient donc morts selon lui. Belle insolence.

L'oeuvre phare de Aldehy : Réincarnation.

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