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ANECDOTES : Two comedians – Edward Hopper : L’artiste, la muse et la mort
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Avril 2021 | Temps de lecture : 5 min | 0 commentaire(s)

C’est le dernier tableau peint par Hopper, deux ans avant sa mort. Et c’est un adieu. L’adieu d’un peintre et de son modèle féminin attitré. Car Jo Hopper était, paraît-il, d’une jalousie de tigresse telle qu’elle n’aurait pas toléré de voir une autre femme poser pour son mari. D’où la ressemblance frappante existant entre tous les personnages féminins de l’œuvre de Hopper. Elles s’appellent toutes Jo. C’est donc bien un duo de complices artistiques qui vient nous saluer en habit de Pierrot et Pierrette de commedia dell’arte au moment de quitter la scène, tous deux ayant atteint alors l’âge de 80 ans. Cette scène est voulue ici immense comme le monde. Et son décor de fond, sinistre comme un caveau mortuaire. La femme se tient un peu en retrait par rapport à l’artiste, déférente voire timide. Mais, pour une fois, il y a contact physique entre les personnages d’une toile de Hopper. À la différence, par exemple, des personnages de Nighthawks alignés côte à côte comme des sardines, le couple représenté se donne ici la main. Cérémonie de reconnaissance et d’officialisation. On pourrait presque voir ici une toile féministe pour peu que l’on détache l’œuvre de son contexte intime. De l’art de peindre un tableau sur la mort sans la nommer.

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