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Entrée en matière avec Eugène Leroy
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Mai 2022 | Temps de lecture : 7 min | 0 commentaire(s)

A propos de l’exposition « Eugène Leroy – Peindre », visible jusqu’au 28 août au Musée d’Art Moderne de Paris.

Devant les tableaux d’Eugène Leroy (1910-2000), revenus s’accrocher aux cimaises du musée d’art moderne de Paris trente-quatre ans après l’exposition qui les y avait fait connaître au public français, on se dit que décidément, la peinture à l’huile a encore des choses à dire, des mystères à révéler. Certains la croyaient pourtant explorée de fond en comble, comme le rappelle Hector Obalk dans un texte de 1989 publié ce mois-ci par le magazine d’art contemporain Art Press. Mais non.

A lire ici cet historien et critique d’art, acteur et metteur en scène de grands shows visibles à Paris depuis deux ans, on plonge bien sûr dans un abîme de réflexions savantes autour de la question ou non de l’abstraction. Lui n’hésite d’ailleurs pas à s’inscrire en faux contre le raisonnement des formalistes affirmant que la figure est une composante négligeable dans l’art pictural. Il ne cache pas être parfois resté éberlué devant le contraste entre des titres assez précis et la représentation qu’il en avait sous les yeux. A se demander si oui ou non il s’agissait d’une peinture abstraite.

N’empêche que dans cette œuvre singulière ayant pu accéder à la reconnaissance internationale grâce à Georg Baselitz, dans ce matiérisme transcendantal, dans cette belle rétrospective réunissant quelque 150 tableaux, le corps humain est bien là qui affleure. Et qui semble, au contraire d’un Chaïm Soutine ou d’un Georges Rouault, dégager une sérénité absolue.

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