Biographie de l'Artiste


Jacqueline Vernay-Millot, née à Saint-Etienne (Loire), est installée au Mans depuis 1992. Elle y a exercé les fonctions de Professeure des Écoles, essentiellement dans les classes maternelles, jusqu’en 2007, date de son départ pour l’Afrique du Sud, puis Trinidad & Tobago en expatriation pour suivre Pascal, son mari.


C’est en 1999, dans le cadre d’un atelier de sensibilisation aux arts plastiques, organisé par l’École Normale du Mans, qu’elle redécouvre différentes techniques picturales et que le choix de l’acrylique sur toile s’impose très vite comme une évidence pour une production artistique qui reste confidentielle pendant plusieurs années.


Ce n’est qu’en 2005 que Jacqueline cède aux encouragements et aux pressions de Pascal, et d’amis artistes-peintres reconnus et accepte enfin de présenter au Mans, à la célèbre Galerie des Remparts, une dizaine de tableaux dans le cadre de l’exposition « Les Zanimaux dans tous leurs Zétats ». C’est un succès immédiat puisque la quasi-totalité des œuvres exposées est acquise par des amateurs enthousiastes.

Nouvelle rencontre avec le public et même succès, deux ans plus tard, à Verneuil sur Avre dans l’Eure au Festival International d’Art Naïf.


Si elle s’inscrit initialement dans la mouvance « naïve » et si elle déclare aimer les jungles du Douanier Rousseau, les jungles qu’elle peint et qui sont l’une de ses thématiques de prédilection, s’inscrivent dans une réalité vécue se nourrissant de multiples séjours dans des pays tropicaux qu’elle affectionne particulièrement pour leur chaleur et leur luxuriance.


Bien que Jacqueline aime introduire dans ses œuvres un riche bestiaire dans lequel s’ébattent léopards, panthères, girafes, zèbres, éléphants, perroquets, toucans, calaos…, c’est toujours un paysage authentique qui lui plaît et qu’elle s’approprie qui est le point de départ de chacun de ses tableaux.

Elle peint une réalité transfigurée, organisée et idéalisée avec un extraordinaire sens du détail servi par un recours instinctif au pointillisme. L’utilisation remarquable d’une symphonie de verts permet un traitement de la lumière donnant toute leur profondeur à ses jungles, dont la composition est parfaitement maîtrisée et dont la luxuriance enveloppe et absorbe celui qui les contemple.


C’est avec passion que Jacqueline peint des jungles apaisées, sans agressivité, où les animaux qu’elle recrée sont tous « gentils » et intégrés, dans un accord parfait, à des paysages sereins et paradisiaques, tout à la fois réels et transfigurés, restituant la chaleur tropicale qui est, en quelque sorte, la signature de l’artiste et dans laquelle elle nous entraîne dans une quête quasi initiatique.


Si les humains ne sont pas absents de l’œuvre de Jacqueline Vernay-Millot, c’est le paysage, tout aussi exotique, luxuriant et tropical, qui s’impose à l’artiste qui y place ensuite des habitants saisis dans leur quotidienneté et avec lesquels un contact direct aura toujours été établi avec le souci d’authenticité que cette artiste revendique.


Même si elle a été absente des salles d’exposition pendant plusieurs années, Jacqueline Vernay-Millot n’en a pas moins poursuivi un travail artistique qui s’est nourri de séjours prolongés dans des pays comme l’Afrique du Sud et Trinidad & Tobago où elle a accompagné son acousticien de mari dans ses missions sur des chantiers industriels majeurs. C’est riche d’une quarantaine de nouveaux tableaux, avec des thématiques renouvelées, que Jacqueline Vernay-Millot a renoué avec les expositions.


C’est à Paris en mai 2016, à l’Espace Cherche-Midi, que la rencontre a eu lieu avec un public qui une nouvelle fois a été conquis par l’univers de l’artiste.
Elle aborde maintenant avec impatience et enthousiasme la perspective d’une prochaine exposition à Amboise, dans les salons du Choiseul, du 11 février au 29 avril 2017.