Illustration : Salvatore Picasso de Jb2

Vous allez halluciner !

Imaginez Picasso, Rodin, Man Ray, Lachapelle, Doisneau, Warhol et les autres qui guident les acheteurs en 3 clics vers les artistes qu’ils vont aimer grâce à l’Intelligence Artificielle.

C’est l’une des grandes nouveautés du tout nouveau site ARTactif que nous vous invitons à découvrir le 3 février 2021.

Le vénérable « 1er annuaire des artistes contemporains » entre définitivement dans l’ère numérique. Avec notamment une revue de presse vidéo, un mag et un forum, on ne vous en dit pas plus.

Merci de nous excuser pour notre éclipse technique du 1 et 2 février.

Le temps de brancher tous les tuyaux !

Meilleure année 2021 à tous.

Biographie de l'Artiste



Le corps déploie sa magnificence, se
flétrit puis se décompose. L’esprit l’oublie, mais la chair le sent.



Un corps s’entête. Un cul-terreux fouille ses entrailles à
mi-chemin d’entre les rails. Les ongles, souillés de glaise, griffent les
racines humaines. De cette chair d’argile s’écoule le liquide de soufre rance.
Le corps palpite, se boursoufle, se détériore et retourne à la terre. Nous
sommes les corps d’anciens dieux déchus. Déclassés en démons. Oubliés de notre
société sans visage. En quête d’idole. De notre monde mou où le corps n’a de
poids qu’au travers de la vision plastique glacée de magazines très haut
perchés.


 

La question du corps se reconstruit sans cesse. À coups de
scalpel, de couteau, de pixels, de pinceau… Peindre la mort n’est que peine
vaine. La mort reluit déjà sur nos vivants aux yeux injectés d’images.  Aux gestes rares. Routiniers…


La vie ennuie. Elle passe. 
Laisse ses sillons sur notre peau qu’on voudrait momifiée. Le corps
dérange, avec sa graisse sans grâce, ses démangeaisons, ses gaz, ce que l’on
met dedans, ce qui en sort… Ses constipations et ses coliques délogent nos
fantasmes distingués.


Maculer la toile de corps en questionnement.  Triturer des portraits de plâtre, de
pigments, de peintures et d’imperfection. Racler la vie jusqu’à la lie…


 

Mes toiles se construisent en strates de couleurs, se superposant,
se fondant, s’accouplant…  Une couleur
n’efface pas l’autre, mais l’enrichit. Des tons ocre qui sentent l’humus. Une
toile lourde de matière, d’imperfection, d’irrégularité, où la lumière se plaît
à se perdre.


Mes toiles sont nées
d’une tentative infructueuse de réparer une anormalité.

Le fruit du hasard provoqué par des séances
répétitives pour pénétrer par-delà la frontière du raisonnable.