Abstraction lyrique

Naissance de l'abstraction lyrique
L'exposition de décembre 1947, « L'imaginaire », est suivie par celle de 1948, « HWPSMTB », chez Colette Allendy (avec Hartung, Wols, Picabia, Stahly, Mathieu, Tapié, Bryen). L'exposition « White & black » de la galerie des Deux-Îles présentera également Hartung, Wols, Arp, Tapié, Picabia, Ubac et Germain en 1948.

L'abstraction lyrique regroupe à l'origine des artistes qui évoluent vers le langage abstrait suivant une écriture gestuelle, qui dès avant la guerre s'était glissée entre l'esprit dada et l'esprit surréaliste chez Hans Hartung (1922) et Camille Bryen (1936), puis qui débouche pendant (Wols) et après celle-ci sur de nouveaux procédés de liberté plastique, allant de la projection linéaire des couleurs sur la toile jusqu'à leur brossage plus ou moins ample, notamment chez Georges Mathieu, Louis Van Lint, Jean-Paul Riopelle, André Masson, Nicolas de Stael, Pierre Soulages, Gérard Schneider, Wanda Davanzo, Jean Degottex, Jean Messagier, Zao Wou-Ki, Endre Rozsda, Simon Hantaï, Tal-Coat, Olivier Debré.

En novembre 1949 se tient à la Perspectives Gallery de New York une exposition de Mathieu, Fautrier, Michaux, Ubac et Wols, puis, en mars 1951, la grande exposition « Véhémences confrontées » chez Nina Dausset où sont présentées pour la première fois côte à côte des toiles d'artistes abstraits européens et américains (Bryen, Capogrossi, De Kooning, Hartung, Mathieu, Piers, Pollock, Riopelle, Russel, Wols). Cette manifestation est organisée par Michel Tapié, dont le rôle de défenseur de ce courant, qu'il inclura dans l'art informel, est de la plus haute importance.