Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience de navigation. En naviguant sur le site vous acceptez Notre politique de confidentialité.

Ok
Lena GOLOVINA
Paris / France
Lena GOLOVINA

Nursery c?est l?endroit d'où l'on vient, l'envers mental et physique de ce que l'on est : la chambre des racines. C?est le lieu des origines : le pays qu'on ne quitte pas et où l?on n'arrive jamais... Exilé forcé entre sa mémoire et son imaginaire, on est toujours, quoi qu'on en dise, entre le futur et le passé. La peinture franchit cet intervalle. »Il existe les artistes très méthodiques dans leur manière d?exploiter un thème, un médium et dans leur manière d?approcher le monde. On les reconnaît aisément. Cela fait partie des jeux d?aujourd?hui. Le temps est compressé, il ne faut pas le perdre, il coûte cher. L?image immédiate est préférable, pour pouvoir passer à autre chose. Le véritable luxe aujourd?hui est d?être amphibie, de garder la possibilité de pouvoir tout recommencer, de se tromper, de changer, de suivre ses désirs, de refuser la logique du développement pictural, quitte à perdre la partie. L?art de Lena Golovina est ce luxe. Née à Magnitogorsk (ville soviétique située à l?extrême nord de l?Oural), ancienne élève de l?Ecole des Beaux-Arts, de Saint-Pétersbourg, où elle a vécu jusqu?en septembre 1992, avant d?émigrer vers la France, Lena Golovina a su créer, tissant les fils de ses origines russes à ceux de son pays d?adoption, un art original où se discerne, en surimpression de son goût évident pour la peinture, le désir profond d?en déborder le cadre. Son apprentissage de la France s?est fait à l?Ecole Nationale des Arts Décoratifs, elle en est sortie le diplôme en main en juin 1996. S?il fallait en cinq mots faire tenir une production qui s?étend sur plus de vingt années et qui s?est avec le temps et les déplacements beaucoup transformée ? à tel point que l?on pourrait presque y distinguer des époques ? ce seraient les suivants : fragment, constellation, instant, question, méridien.Fragment : parce que c?est le sujet même de sa peinture, de ses installations et de ses vidéos, bribe d?anatomie, fragment d?intérieurs, échantillon de mouvement, le monde y est d?abord parcellisé, puis disséminé, comme des cendres emportées qui seraient descendues sur le sol, y dessinant des figures imprévues. Constellation : parce que tous ces fragments, tous ces tableaux (petits et grands, parfois minuscules), composent quand on les rapproche soit des figures plus vastes qui dessinent par ellipse des tableaux impossibles, soit des histoires qui seraient celles des figures prises dans la matérialité de la toile. Instant : parce que c?est ce qui ne dure pas, et qu?un rien fige, qu?elle cherche à capturer, le passage d?un corps en mouvement devant l?objectif de l?artiste, la grimace qui tord un visage, des apparitions disparaissantes de figures et de couleurs, toutes choses qui fuient devant le regard. Question : celle qui se pose à soi et aux autres, pas toujours la même. Chaque oeuvre est une question. Méridien : le méridien est cette ligne qui traverse les couches des médias et des pratiques, il dit leur perméabilité et le jeu qui se fait entre eux au sens à la fois des frottements des matériaux les uns contre les autres et des règles toujours à reprendre de leurs rapports. « La peinture est l?art de dématérialiser les sensations. Elle fut d?abord icône et portait, manifestation d?une présence étrangère, humaine (que l?on songe aux portraits du Fayoun), ou divine. Plus tard, cette fonction revint à la perspective qui ouvrit sur le tableau la profondeur des paysages, urbain ou naturel.Ce qui arrache aujourd?hui les sensations de leur gangue matérielle, c?est le mouvement qui altère, transporte ou accélère, les ôte à l?emprise du lieu comme à l?étreinte du moment.Le mouvement est ce qui reste en partage au peintre dans une période dévolue aux arts sans support.Le mouvement est ce que mettent en scène les ensembles et les séries de Lena Golovina, peintre malgré tout mais peintre de quelque chose qui exige plus d?une toile pour sa capture, un mouvement qui de l?une à l?autre passe et qu?aucune ne tient seule, un mouvement qui est toute sa peinture. »Bastien Gallet« Les traits s?enchevêtrent, se croisent et se décroisent dans des nuances de gris qui masquent une forme pour mieux en révéler une autre. Couché dans son lit, ou, au choix, debout face à sa propre tradition, l?enfant apparaît et disparaît, ombre de l?individu emporté par un destin collectif, lumière singulière qui transperce les ténèbres pour dessiner l?avenir. Ces multiples dualités, pôles qui s?attirent et se repoussent alternativement comme ceux d?un aimant, viennent enrichir chaque dessin, chaque peinture, chaque photographie, chaque vidéo de Lena Golovina, dans un équilibre toujours subtil, parfois fragile? L?art de Lena Golovina se nourrit de ces multiples glissements, d?histoires individuelles et collectives qui ne s?écrivent ni au présent ni au passé, mais dans un entre-temps qui tient à la fois de l?un et de l?autre? par des liens alternativement noués et dénoués, des formes qui s?épousent et se séparent, l?artiste livre dans la chair de la peintures et la sensibilité de la photographie les subtilités et complexités de la vie, quand viennent interagir le monde extérieur et le for intérieur, quand dans la tempête ou le calme viennent s?opposer et se fusionner le passé et le présent, la culture d?ici et de là-bas, le rêve et la réalité, le désir et le destin. »Philippe Régnier

L'artiste n'a pas d'évènements prévus pour l'instant.
L'artiste n'a pas encore renseigné son parcours.

Le travail artistique de Lena GOLOVINA

Œuvres nouvellement ajoutées

Principale