Biographie de l'Artiste

1918 - 2006
Élève de Robert WLÉRICK.
Fondateur du Salon de la jeune sculpture (1948).
Sociétaire du Salon d'automne et de la Société Nationale des Beaux-Arts.
Fondateur du Salon Formes humaines (1963).
Membre fondateur et organisateur du Salon Comparaisons de 1955 à 1990 (section sculpture traditionaliste).
 
Selon madame Cécile GOLDSCHEIDER « l'un des héritiers spirituels de RODIN ».
 
Réalise de nombreux portraits : Jean COCTEAU (musé national d'Art moderne, musée de Menton et Institut de France), Louis de BROGLIE (Institut de France : Académie des sciences), Paul CLAUDEL (musée de Brangues), LE CORBUSIER (musée des Années 30 à Boulogne-Billancourt), François MITTERRAND, l'Abbé PIERRE, Jacques HÉBERTOT, etc.
 
Jacques GESTALDER a passé la majeure partie de sa vie à dessiner et sculpter les étoiles de son époque : Lycette DARSONVAL, Claire MOTTE, Wilfride PIOLLET, Claire SOMBERT, etc. En 1955 Eugène SCHUELLER, le fondateur de l'Oréal, inaugura à la galerie Simone BADINIER à Paris une exposition personnelle de l'artiste intitulée hommage aux ballets Lycette DARSONVAL et il acheta deux bronzes de danseuses. La fille d'Eugène SCHUELLER, Liliane BETTENCOURT, écrit en juin 2008 : « Je sais combien mon père et mon mari étaient attachés à l'oeuvre de Jacques GESTALDER, artiste si sensible à la grâce du geste dansé ». Deux sculptures en bronze de la danseuse étoile Lycette DARSONVAL sont érigées à la fondation Bettencourt Schueller à Neuilly-sur-Seine.
 
Monuments décoratifs (Yerres, lycée Alexandre Dumas à St-Cloud, Fontenay-le-Comte, Rueil-Malmaison, Conflans-Ste-Honorine, Beauvais, etc.). Deux statues à l'Insep : l'Athlète Vainqueur (pierre) et la Discobole (bronze). Les sculptures de saint Jean l'évangéliste et sainte Geneviève ornent la façade principale de l'église Saint-Pierre de Neuilly-sur-Seine.
 
Médaille d'argent de la ville de Paris (1958).
Médaille d'or du Salon des artistes français (1979).
Prix DUMAS-MILLIER de sculpture (Institut de France 1975 et 1987).
Membre d'honneur du Comité National de la Danse fondé par Henri SAUGUET.
Chevalier des Arts et des Lettres (2001).
 
Une statuette de Discobole (photo ci-dessus), petite réplique du bronze de Jacques GESTALDER érigé depuis 1952 à l'Insep (Institut National des Sports et de l'Éducation Physique), a été remise à Michel JAZY, lauréat du Trophée Micheline OSTERMEYER, en 2004 au Comité National Olympique et Sportif Français. Ce même Trophée a été attribué à Yannick NOAH en 2005, à Isabelle AUTISSIER en 2006, à Annie FAMOSE en 2007, à Alain CALMAT en 2008, à Stéphan CARON en 2009... Ce Trophée récompense chaque année un athlète de haut niveau dont le parcours, comme celui de Micheline OSTERMEYER, s'inscrit dans une double réussite sportive et autre.
 
« GESTALDER au talent brûlant, ayant tellement le sens de la forme encore incluse dans la glaise, dont il faut que la glaise accouche de gré ou de force. GESTALDER, esprit à la Vinci, curieux de toutes choses, poète, bref sorte de PRÉAULT ressuscité. »
Robert REY, historien d'art et collaborateur de Frantz JOURDAIN le fondateur du Salon d'automne. 1964.
 
« Au delà des noms trop souvent cités, Jacques GESTALDER se situe parmi les meilleurs statuaires du XXe siècle à côté des plus grands. Certes tout le monde connaît RODIN, mais la France a connu beaucoup d'autres talents qui font l'honneur de nos villes, de nos places ou de nos palais. Jacques GESTALDER est parmi les plus grands. Avec JANNIOT, WLÉRICK, DESPIAU, BOURDELLE, CARPEAUX, DEGAS, il fait honneur à la statuaire française que le monde nous envie. »
Étienne AUDFRAY, sculpteur, président d'honneur de la Société Nationale des Beaux-Arts. 2004.
 
Un bronze de Jacques GESTALDER représentant le danseur étoile Alexandre KALIOUJNY dans un saut des danses polovtsiennes du Prince Igor est exposé en permanence depuis 1990 à l'Opéra Garnier (entrée de la Bibliothèque-Musée).

À l'occasion de la rétrospective des oeuvres de Jacques GESTALDER qui s'est tenue du 27 mars au 19 avril 2008 à la Fondation Taylor (Paris, 9e ardt.), la station de radio internet Canal Académie de l'Institut de France a réalisé une interview de l'épouse de l'artiste (référence CARR362 sur le site de la station).

Le 16 novembre 2008 monsieur Nicolas DUPONT-AIGNAN député-maire de Yerres (Essonne), a inauguré dans le parc de l'Hôtel de ville un marbre monumental de Jacques GESTALDER intitulé le Sagittaire.

Le 18 novembre 2008 a eu lieu à l'Institut de France la cérémonie de l'entrée du buste en bronze de Jean COCTEAU par GESTALDER en présence du prince Gabriel de BROGLIE, chancelier de l'Institut, de madame Hélène CARRÈRE D'ENCAUSSE, Secrétaire perpétuel de l'Académie française, de monsieur Arnaud d'HAUTERIVES, Secrétaire perpétuel de l'Académie des beaux-arts, de plusieurs académiciens, de madame Jacqueline GESTALDER, épouse de l'artiste, de madame Dominique MARNY, petite-nièce de J. COCTEAU, de madame Carole WEISWEILLER dont la mère Francine WEISWEILLER reçut J. COCTEAU en sa célèbre villa de Santo Sospir, de monsieur Claude SÉFÉRIAN, secrétaire général des Amis de Jean Cocteau, de madame Serge DASSAULT et de nombreuses personnalités politiques et artistiques.

Les discours du prince Gabriel de BROGLIE, de monsieur Arnaud d'HAUTERIVES et de madame Jacqueline GESTALDER ont été enregistrés par Canal Académie (référence CARR516 sur le site de la station).

Dans le cadre de l'exposition intitulée « Images de la danse de Degas à nos jours » qui s'est déroulée du 25 juin au 18 septembre 2011 à l'espace culturel les Dominicaines (Pont-l'Évêque), deux bronzes de GESTALDER ont été présentés : Alexandre Kalioujny et Claire Motte, tous deux danseurs étoiles de l'Opéra. Figuraient également à cette exposition, un petit bronze de danseuse d'Auguste RODIN et un autre de Théodore RIVIÈRE.

Deux films ont été réalisés sur Jacques GESTALDER : la pierre et la forme (1962) par Paul SOULIGNAC et GESTALDER sculpteur témoin de son temps (1990) par Arthur DESCLOZEAUX.