Biographie de l'Artiste

DESAG En quelques dates…  

4 août 1957 : naissance d’un petit Dominique DESAGULIER à Neuilly sur seine en banlieue parisienne. Enfance partagée entre Paris et La Bretagne où vit sa grand-mère : femme qui marquera à jamais l’homme qu’il est aujourd’hui.  

1964 : à l’âge de 7 ans, découverte pour la première fois l’hors d’un voyage scolaire du musée du LOUVRE : ce sera LE jour de la révélation, sa rencontre avec la peinture, la sculpture et les couleurs : l’envie de percer les secrets des maîtres.  

1971 : rencontre avec le peintre LADOU à Francheville qui lui ouvre son Atelier et son travail d’artiste lié au monde du cheval et de l’équitation. Une rencontre riche mais de trop courte durée à son goût !  
1974 : engagement à 16 ans dans la marine nationale comme matelot embarqué à CHERBOURG. Son envie de découverte est immense et cette expérience lui permettra de voyager et surtout grâce aux rencontres avec d’autres peintres de faire ses premières armes avec les techniques de bases (peinture à l’huile, dessin, matières)  

1976 : démission de la marine pour pouvoir se consacrer à la peinture : prend des cours particuliers auprès de peintres confirmés  – L’imprégnation de ses rencontres finit par payer : orientation alors vers l’esprit des grands impressionnistes comme gardien de sa recherche picturale.  

1979 : exposition pour la première fois ses toiles. La maturité grandissante, sa peinture évolue peu à peu vers l’abstrait sur des toiles grands formats : le besoin de voir autre chose, de se libérer du conventionnel. Ses toiles ayant pour thèmes l’eau, le feu, la terre, exprime une époque de sa vie torturée par la peur, mais les couleurs vivent contrastent en rappelant une envie de vivre intense.  

1980 : Année de changement. DESAG décide de s’éloigner du monde de la peinture qu’il pense trop restreint. L’agitation des expositions n’est plus de son goût. Il continuera de peindre et à créer chez pour lui et les siens. Avec son épouse, il construit sa famille dont il parle comme la plus belle de ses créations.  

1992 : Nouvelles expositions dans de petits évènements locaux .Il ne recherche là qu’à retrouver à nouveau le goût de montrer son travail.

2003 : Année du grand bouleversement : après des années passées aux services d’autrui, DESAG se retrouve libérté de toutes contraintes professionnelles bien malgré lui : sa santé et son cœur le lâchent, il doit « lever le pied ». C’est cette année là que la vie lui a offert de renouer totalement avec la peinture et la création : retrouver le temps de peindre par plaisir et sans limite. Prendre le temps d’avoir le temps.  

Aujourd’hui : Depuis 2004 DESAG possède son atelier, un espace de création totale où il peut laisser libre court à son imagination et aussi  inviter les gens à entrer dans son univers : un univers dont les couleurs sont de plus en plus joyeuses avec le temps qui passe….      

2015  coté Akoun




    DESAG :   MA DEMARCHE ARTISTIQUE .


Être « artiste » n’est pas seulement un qualificatif ou un métier. C’est avant tout un état d’être et de conscience permanent, à l’écoute de la vie, et des vibrations du monde qui m’entourent. Mes toiles réalisées en sont les dénouements. La peinture est un « outil », et moi je suis l’architecte-ouvrier de cet ensemble. J’ai encore beaucoup de choses à réaliser…    


Besoin de peindre pour les autres en donnant du bonheur pour les yeux  

Depuis longtemps j’ai constaté que les humains ne savent plus prendre le temps de regarder et d’observer pour le simple bonheur de l’œil et de l’esprit.
Dans notre civilisation, Il faut aller vite, courir, compresser le temps et les heures, les mots, les sentiments et finalement oublier de « regarder » l’entourage. Oubliant ainsi la terre où nous marchons, l’air du vent sur notre visage, le ciel et ses beautés, la pluie qui ruisselle, le feu et la chaleur du soleil, la vie en somme.  

Lorsque j’expose mes toiles j’aime à parler aux visiteurs du moment et de leur confier le message suivant :

« si vous regardez mes toiles, prenez votre temps… Imaginez et laissez-vous allez… Voyez ce que d’autres non pas encore vu ! Et inventez ce que d’autres y verrons ! En vous donnant du bonheur pour les yeux, allez au-delà de la réalité préconçue, laissez votre esprit vagabonder, et créez vous des émotions ».
 

Puis souvent un dialogue s’installe au bout d’une demie -heure, et les questions fusent de la part des visiteurs devenus de vrais « observateurs ». Alors lire dans les yeux de ces gens des émois, des saisissements et du plaisir c’est pour ma part un véritable bonheur.  

      Peindre l’abstrait c’est sculpter la lumière et les couleurs    

J’utilise comme supports soit des châssis toilés de lin, ou des plaques de bois (petits formats). Sur chacune de mes toiles que je prépare en teinte, je colle dans le sens vertical quatre bandes de papier Kraft gommé. Dans l’esprit, chaque bande représente en partant de gauche à droite : « la terre », « l’air », « l’eau », et « le feu ».   Ces éléments sont indispensables à la vie, et sur mes toiles ces bandes de papiers collées sont comme des totems, gardiens de chaque toile, ils sont le sens de la vie, du passé et du futur. La peinture pourra les couvrir ou non, selon la toile, peu importe    J’adapte la taille des bandes de kraft à la taille de la réalisation. ·        

C’est seulement après que je peux commencer à peindre sur cette toile.

La peinture utilisée est soit des pigments et de la colle, de l’huile ou de l’acrylique (ou les deux ensemble) en fonction du sujet et de mon humeur du moment.  

Mes esquisses sont faites dans un premier temps à plat et toujours en extérieur. En effet, j’ai besoin de ressentir les éléments de la nature (vent, soleil, froid, pluie…) pour les créer.  

 
J’utilise un liquide acrylique noir et toujours un long pinceau que tiens légèrement du bout des doigts. Ma main elle aussi ne doit être qu’un simple outil au service de mon esprit que je libère au maximum.

 Je tourne autour de la toile pour respecter l’équilibre. Je me laisse porter par la nature qui m’entoure.   ·  
 
Je peaufine ensuite en intérieur l’esquisse et la justesse du dessin  sur la toil J’ai déjà mes teintes en tête pour construire ma palette. J’ai la musique que j’écoute qui m’aide en fonction à l’audition (j’écoute beaucoup de musique  et surtout du classique).  Je réalise la toile verticalement sur mon chevalet.      

  Deux axes pour qualifier ma peinture :    

Le premier axe « abstraction aérienne » 

J’image toujours cette peinture d’une manière verticale, du ciel vers la toile .   Avec quatre points cardinaux sur le châssis en haut le nord, en bas le sud, à gauche l’ouest, à droite l’est. Je dessine l’esquisse de la toile à plat en extérieur .   Je positionne la châssis en faisant correspondre les points cardinaux du tableau à ceux du globe : Des circonvolutions sont tracées grossièrement au gré de l’instant et du vent . Peu à peu des formes volupteuses se dessinent, des entourages se croisent : chacun aura sa place et sa couleur. Mon œil devine où seront tracés les prochains espaces.   L’impression « mélangé » n’est en fait qu’une vraie organisation de suites voulues et pensées. Certains espaces doivent être comblés et peints de couleur , d’autres non.   Certaines lignes seront plus marquées que d’autres afin de renforcer et d’équilibrer le plus possible les « masses » entre elles.Idem pour les couleurs, Il faut s’approcher du Yin et du Yang .   Parfois la toile est signée en final par un jet de peinture noire . 

Le second axe « abstraction terrestre » :

Je traite une toile « d’abstraction terrestre » dans le sens de la terre (le sol) vers le châssis avec les mêmes critères cardinaux. L’esquisse est faite au pinceau grâce à des croisements et enchevètrements de lignes parrallèles et perpendiculaires ou obliques qui délimitent des « terrains ». C’est l’organisation des couleurs choisies qui me permets de donner un effet et un style voulu. Créer « des effets dans des effets » pour aider l’œil à sonder l’imaginaire de celui qui regarde.   Je compte les couleurs afin de ne pas trop désiquilibrer le sujet, je respecte là encore un esprit de « yin et de yang ». Au final la toile peut être signée par un jet de peinture.   Dans mon atelier… Comme je vis seul je peux aller à mon gré dans mon atelier autant que je le souhaite. J’y passe environ sept heures par jour. J’ai besoin en moyenne de deux ou trois  journées pour terminer une toile, je la laisse le soir afin de la retrouver le lendemain, après le thé du matin très tôt et avec un œil nouveau histoire de reprendre un détail ou deux si besoin. C’est à ce moment que je signe ma toile.  


Des peintres que j'admire:


Outre les grands impressionnistes français « géants » de la lumière, Joan Miro est depuis longtemps un artiste peintre- sculpteur que j’adore et qui je crois m’a influencé par la force de ses couleurs et la puissance de ses réalisations. J’en ai été totalement convaincu lors de mes deux voyages à Barcelone.

  Jackson Pollock ce génie de « l’expressionnisme abstrait » ne quitte que rarement mes pensées dans mon travail de « peintures aériennes » et cela depuis longtemps. Je crois qu’il m’a beaucoup aidé dans ma manière de « penser » lorsque je travaille dans mon atelier.  

Jean Dubuffet pour sa « mécanique » artistique et l’harmonie de son dessin.

  Viera Da Silva qui me surprend toujours dans la force de ses œuvres elle a surement influencé en partie mon travail de « peinture terrestre ».  

Fernand Leger : pour la puissance de ses traits et la force de ses œuvres colorées ou règne la vie.  

Piet Mondrian : pour l’audace de sa peinture, l’orchestration de ses œuvres, très jeune j’ai été très fasciné par ce peintre.   _________________