Biographie de l'Artiste



Écrivain et réalisateur de films documentaires, Jacques Cauda doit autant à l’écriture qu’à sa pratique de l’image.
Au début des années 2000, il crée le mouvement surfiguratif.
Surfigurer, c’est prendre pour objet des sensations dont la source n’est plus le réel mais sa représentation rétinienne. Le monde est devenu une image et le peindre, c’est réécrire cette image.
C’est pourquoi, Jacques Cauda utilise le pastel à l’huile qui a la particularité de se pratiquer comme une écriture sur une feuille de papier. Il renoue ainsi avec le ut pictura poesis des Anciens : la peinture est aussi une poésie.
D’autre part, avec le pastel à l’huile, la couleur représente aussi bien que le trait. Et tout particulièrement, quand il s’agit du portrait dont l’enjeu n’est pas seulement une question d’espace mais aussi d’intériorité. Un bleu, par exemple, exprimera l’articulation qu’il y a entre le souffle du monde et celui du modèle. Et il en sera de même avec le noir et le blanc dont le rapport, au delà de leur évident contraste, soulignera ce qui est à l’origine de la peinture : l’émotion que procure le tracé du tout premier trait.
Jacques Cauda privilégie le portrait pour rendre à la peinture cette émotion première qui est à la naissance de l’art. De tous les arts. Le peintre est aussi un musicien.
À lire, l'essai-manifeste de Jacques Cauda sur la surfiguration, paru aux Éditions Ex Aequo:
Toute la lumière sur la figure 
Quand en 1888, James Ensor peint « L’entrée du Christ à Bruxelles », il réaffirme le lien insécable qu’il y a entre la figure du Christ et la peinture, entre le Verbe et la lumière. Mais, dans le même temps, une invention vient à manger peu à peu le monde et sa représentation jusqu’alors dévolue à la seule peinture : c’est la photographie. Et la figure de disparaître aussitôt dans l’insignifiance générale. Et la peinture de redevenir curieusement maladroite et bientôt abstraite (de toute figuration). Quelles conséquences en tirer ? Que la peinture, aujourd’hui ne peut être conçue qu’avec ce qui à la fois l’anime et la remet en question, avec ce qui l’a toujours animée, la lumière, et avec ce qui l’interroge depuis l’invention de la photographie, la figure. Telle est l’ambition du peintre Jacques Cauda qui se confond ici avec l’enjeu de son écrit : redonner un regard au monde aveuglé où rien n’existe plus désormais en dehors de son image aveuglante. Un regard ? C’est-à-dire un nouveau verbe, un verbe de lumière : surfigurer ! Jacques Cauda est peintre, écrivain, photographe et documentariste. Il a créé le mouvement surfiguratif au début des années 2000.