Tired manpar Anilemartwork

Tired man,

Oeuvre d'Art Originale

Titre Tired man (#178507)
Origine AUCH, France
Dimensions H. 24 x L. 32 cm

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Description de la Composition

ANNIHILATION (Paroles et musique : H.-F. Thiéfaine) "Qu'en est-il de ces heures troubles et désabusées Où les dieux impuissants fixent l'humanité Où les diet-nazis s'installent au Pentagone Où Marilyn revêt son treillis d'Antigone On n'en finit jamais d'écrire la même chanson Avec les mêmes discours les mêmes connotations On n'en finit jamais de rejouer Guignol Chez les Torquemada chez les Savonarole Qui donc pourra faire taire les grondements de bête Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes Qui donc pourra faire taire les grondements de bête Lassé de grimacer sur l'écran des vigiles Je revisite l'Enfer de Dante et de Virgile Je chante des cantiques mécaniques et barbares À des poupées Barbie barbouillées de brouillards C'est l'heure où les esprits dansent le pogo nuptial L'heure où mes vieux kapos changent ma pile corticale C'est l'heure où les morts pleurent sous leurs dalles de granit Lorsque leur double astral percute un satellite Qui donc pourra faire taire les grondements de bête Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes Qui donc pourra faire taire les grondements de bête Crucifixion avec la Vierge et dix-sept saints Fra Angelico met des larmes dans mon vin La piété phagocyte mes prières et mes gammes Quand les tarots s'éclairent sur la treizième lame On meurt tous de stupeur et de bonheur tragique Au coeur de nos centrales de rêves analgésiques On joue les trapézistes de l'antimatière Cherchant des étoiles noires au fond de nos déserts Qui donc pourra faire taire les grondements de bête Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes Qui donc pourra faire taire les grondements de bête Je dérègle mes sens et j'affûte ma schizo Vous est un autre je et j'aime jouer mélo Anéantissement tranquille et délicieux Dans un décor d'absinthe aux tableaux véroleux Mémento remember je tremble et me souviens Des moments familiers des labos clandestins Où le vieil alchimiste me répétait tout bas : « Si tu veux pas noircir, tu ne blanchiras pas » Qui donc pourra faire taire les grondements de bête Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes Qui donc pourra faire taire les grondements de bête Je calcule mes efforts et mesure la distance Qui me reste à blêmir avant ma transhumance Je fais des inventaires dans mon Pandémonium Cerveau sous cellophane coeur dans l'aluminium J'écoute la nuit danser derrière les persiennes Les grillons résonner dans ma mémoire indienne Et j'attends le zippo du diable pour cramer La toile d'araignée où mon âme est piégée Qui donc pourra faire taire les grondements de bête Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes Qui donc pourra faire taire les grondements de bête Qui donc ?"

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