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Martyne MAILLARD
Limay / France
Martyne MAILLARD

Aussi loin que je me souvienne, l'art fut pour moi une grande affaire. A cinq ans, déjà j'ai vu mes dessins et coloriages accrochés aux murs de ma classe et ce n'était pas un fait aussi courrant à l'époque pour que je n'en tire pas quelque fierté. J'ai donc toujours dessiné et peint, c'était même devenu pour moi une manière de remercier, en fin d'année scolaire, les professeurs qui me plaisaient le plus.Vers douze ans plusieurs faits ont conforté mon penchant artistique. J'allais en vacances dans le Tarn et Garonne avec mes parents et je fus bouleversée par la visite du musée Ingres à Montauban. Je me souviens d'être restée bouche bée et tremblante devant " Le songe d'Ossian" et " La source ", ce choc devait se reproduire devant " La victoire de Samothrace " lors d'une visite au Louvre avec mon école . Je me souviens encore de l'impression que j'avais alors, cette sensation de monter au Parnasse, de tutoyer les dieux et les déesses, mon univers en était tout chamboulé et je me savais épaulée dans ma quête d'absolu. Très vite, à cette époque il me fallait une preuve tangible que ce monde d'art existait bien pour m'y repaître à volonté. Lorsque j'allais faire les courses pour ma mère, j'avais droit parfois, à quelques menues monnaies de récompense qui une fois rassemblées me permettaient de m'acheter, petit à petit, la série GRANDS PEINTRES des CHEF-D'ŒUVRES DE L'ART à 5F de l'époque. J'ai donc pu ainsi m'approprier Michel-Ange, Ingres, mes préférés, puis Botticelli, Raphaël, Boucher, Fragonard, Rembrandt et tous les autres……..J'avais beau être toujours première en dessin, place que je ne laissais à personne, je sentais bien que chemin faisant il me faudrait choisir un métier qui ne m'éloigne pas trop de mes dons et c'est tout naturellement que j'ai passé avec succès l'examen pour l'entrée aux Beaux Arts. Ce ne fut pas sans bataille, car mon père ne souhaitait pas << que je devienne une fille perdue ! >> Il m'a fallut un an pour que je réduise sa résistance. Depuis, et cela malgré les aléas de la vie, je n'ai pas perdu le fil de mon exigence artistique et partage ma vie entre l'enseignement qui est pour moi une équitable redistribution de la transmission et l'accomplissement de mon œuvre. Donc, au départ, il y a le dessin. << Le dessin comprend tout excepté la teinte ….>> Ingres. C'est pourquoi je dessine des nus grandeur nature à la sanguine, qui sont ma respiration et nom inspiration. Ensuite s'ils sont réussis, je vois une peinture toute faite que je n'ai plus qu'à exécuter.J'aime le nerveux, l'aléatoire, la matière, puis là ou cela me plait, j'aime ciseler précis, "léché", en trompe l'œil pour le plaisir du morceau de bravoure comme un virtuose du violon, du chant où de la danse; sans m'en priver sous prétexte de modernité. Ensuite je glisse dans mon travail quelques collages, grattages, grains de sable surréalistes, poil à gratter de mes petites histoires racontées en couleurs. Ainsi j'avance par séries, surtout ne pas faire le même tableau toute ma vie! j'ai trop d'imagination pour me refuser quoique ce soit, j'adore mélanger les genres, je suis libre . Martyne MAILLARD 4 Décembre 2002

L'artiste n'a pas d'évènements prévus pour l'instant. Je rajoute un événement
L'artiste n'a pas encore renseigné son parcours.

Le travail artistique de Martyne MAILLARD

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