Brigitte SIMON
Peintre
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Les corps qu'elle dessine ou qu'elle peint sont beaux parce qu'ils acceptent d'être eux- mêmes, avec leurs rectitudes et leurs travers, leurs incertitudes et leurs méandres.
Et lorsque les touches vigoureuses de bleu ou de rouge viennent ponctuer et perturber un adagio d'amour, on sent que la musique va très vite entraîner les corps diaphanes dans une danse endiablée ouverte à toutes les tolérances, à tous les fantasmes et à tous les rêves.
Elle sait enfermer toutes les couleurs du temps dans l'espace intimiste de la toile. Sans doute pour qu'elles s'éclatent avec plus de force à la rencontre des autres.
On pourrait dire, pour parodier Aragon, que Brigitte SIMON n'a jamais peint ses tableaux, mais qu'elle les a simplement regardés.
Sa capacité à objectiver le grand rêve qui l'habite nous entraîne au-delà du miroir. Là ou la tangente à un cercle ressemble à un angle mais n'en est pas un.
Claudie LE MOAL
"J'aime Brigitte Simon parce que, je le disais, elle est sincère dans sa manière de représenter l'âme à travers les corps dénudés. Hommes et femmes. Chacune de ses peintures, chaque dessin est unique. Chacune de ses oeuvres est le résultat d'une émotion, d'une envie irrépressible de dire la joie partagée - ce sont des couples de musiciens jouant leur partition, une maternité ou des corps dansants quand ils ne sont pas enlacés dans une fusion amoureuse - ou de dire la souffrance, la solitude. Et là, ce sont à nouveau des corps, toujours en duo, mais s'abritant l'un contre l'autre, recherchant désespérément une chaleur humaine...
Et Brigitte Simon, qui est aussi poète, s'appuie sur des mots qu'elle pose autour de ses dessins. Elle les enroule, comme elle enroule ses personnages dont la nudité est au coeur d'un cocon en forme de pelote de lignes, de traits colorés, qui pourrait paraître originel s'il n'était pas déjà chargé d'ombres et de douleurs. Avec un peu d'espoir tout de même : "Tu es seul et tu es frère de toutes les espérances", écrit-elle. Ou bien encore : "Quand la pluie pardonne aux pauvres, le ciel offre un abri..."
Pierre GILLES
Journaliste
Et lorsque les touches vigoureuses de bleu ou de rouge viennent ponctuer et perturber un adagio d'amour, on sent que la musique va très vite entraîner les corps diaphanes dans une danse endiablée ouverte à toutes les tolérances, à tous les fantasmes et à tous les rêves.
Elle sait enfermer toutes les couleurs du temps dans l'espace intimiste de la toile. Sans doute pour qu'elles s'éclatent avec plus de force à la rencontre des autres.
On pourrait dire, pour parodier Aragon, que Brigitte SIMON n'a jamais peint ses tableaux, mais qu'elle les a simplement regardés.
Sa capacité à objectiver le grand rêve qui l'habite nous entraîne au-delà du miroir. Là ou la tangente à un cercle ressemble à un angle mais n'en est pas un.
Claudie LE MOAL
"J'aime Brigitte Simon parce que, je le disais, elle est sincère dans sa manière de représenter l'âme à travers les corps dénudés. Hommes et femmes. Chacune de ses peintures, chaque dessin est unique. Chacune de ses oeuvres est le résultat d'une émotion, d'une envie irrépressible de dire la joie partagée - ce sont des couples de musiciens jouant leur partition, une maternité ou des corps dansants quand ils ne sont pas enlacés dans une fusion amoureuse - ou de dire la souffrance, la solitude. Et là, ce sont à nouveau des corps, toujours en duo, mais s'abritant l'un contre l'autre, recherchant désespérément une chaleur humaine...
Et Brigitte Simon, qui est aussi poète, s'appuie sur des mots qu'elle pose autour de ses dessins. Elle les enroule, comme elle enroule ses personnages dont la nudité est au coeur d'un cocon en forme de pelote de lignes, de traits colorés, qui pourrait paraître originel s'il n'était pas déjà chargé d'ombres et de douleurs. Avec un peu d'espoir tout de même : "Tu es seul et tu es frère de toutes les espérances", écrit-elle. Ou bien encore : "Quand la pluie pardonne aux pauvres, le ciel offre un abri..."
Pierre GILLES
Journaliste



















