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Russell BONCEY

Peintre

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Le cirque renoncé Tout ce à quoi nous voudrions renoncer, mais ne pouvons pas… Tout ce à quoi nous ne voudrions jamais renoncer, mais devons… The renonciation cycle All that one would wish to renounce, but cannot... All that one would wish never to renonce, but must... Né en Grande-Bretagne en 1959, Russell BONCEY vit depuis 1983 en France. « Il m’a fallu presque la moitié de la vie pour accepter ce que je ressens à l’intérieur - et c’est la lutte créative pour contrôler cette forte sensibilité qui fait de moi un artiste. Au centre du drame des émotions, j’ai pu discerner, confusément au début, une sorte de vision interne, un espace où il sera possible, un jour, de vivre à l’abri des interrogations existentielles. Chaque nouvelle œuvre est une tentative de construire cet espace, de le préciser encore, de le révéler avec d’avantage de clarté. » Au centre de la philosophie hédoniste, les épicuriens ont considéré la raison comme notre plus grand bien. Cela est insoutenable chez l’artiste pour qui le plus grand bien consiste en sa sensibilité. C’est à partir de ce drame des sentiments, et en s’affranchissant des formes d’expression conventionnelles, que sa vision se concrétise. It has been asserted by filosofers of the epicurean hedonist tradition that our greatest good is reason. This is not so for the artist whose greatest good is the ability to feel. It is out of the drama of feelings, shaking off conventional form, that artistic vision finds concrete expression. La construction d’un espace possible The elaboration of possible space 45 Small Joyscapes L’ensemble des ‘joyscapes’ constitue l’un des chapitres d’un projet pictural et littéraire que j’appelle ‘Stillness’ en anglais mais ‘Tournoiement’ en français - ou encore ‘Revolvimento’ en portugais. J’y emplois une multitude d’images et de styles pour évoquer la turbulente profusion d’émotions qui me traversent pendant que je tourne encore et toujours autour du même noyau d’interrogations existentielles… Dans le contexte de la construction d’un espace de vie possible, les ‘45 small joyscapes’ sont éclairés par une lumière jaillissante. Même si l’on accepte que cette lumière tente de nier la souffrance inhérente à la quête de l’ataraxie – la détente complète de l’âme – on n’arrive pas tout de suite à décider si elle émane du calme centre d’un monde intérieur déjà pacifié, ou si elle provient du rayonnement d’un espoir encore extérieur. C’est à l’observateur de faire cet effort de discernement…