Catherine RAFENBERG
Dessinateur, Peintre
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Née en 1955 à Paris, Catherine RAFENBERG réside et travaille à Quimper. Elève de Joëlle Serve et de Venturelli, elle mène vie familiale et quête artistique de concert, dès les années 1970.
Le travail de Catherine RAFENBERG est à resituer dans l’histoire du nu qui commence dèsl’Antiquité perdure et se transforme en devenant le premier apprentissage obligatoire dans les académies de peinture.
C’est aux BEAUXARTS de Paris qu’elle découvre le plaisir du dessin rapide, puissant, compact, véritable écriture vitale, le jaillissement du trait comme mouvement de vie essentiel est au cœur de sa gestuelle journalière.Réitéré comme un exercice fondateur, l’élan de la courbe intègre les pigments decouleurs dont la dominante varie au gré d’une palette forte et riche. De la rondeur souple de la composition naissent des VENUS parfois pudiques, chastes et pures, hors du péché originel en harmonie avec le cosmos, parfois des VENUSprofanes et provocantes,incarnations des appétits charnels, de l’ivresse des transports amoureux et des tentations de la luxure. Mais les femmes de Catherine RAFENBERG bien plus que des bacchantes dionysiaques.Sont avant tout conscientes de la puissance primitive de leur féminité, véritables réceptacles de la fécondité de la nature , elles nous ramènent à l’essentiel de notrehistoire , à la pérennité de la chair, porteuse du début et de la fin de chacun. Seules, à la toilette dans l’intimité de leur réflexion,proches de l’homme parfois après l’amour, en attente de l’enfant à venir, elles sont captées avec intelligence dans la véracité de l ‘attitude cachée, celle qui n’est jamais exposée à l’autre. Plus proche des masses colorées de la BRUCKE, la ligne rythmique s’inscrit dans la crudité de REMBRANDT ou de SCHIELE dresse un réquisitoire du classicisme loin desposes alanguies des odalisques. L’acrylique traitée en des liants riches etsouples, nourrie l’énergie des corps comme dans les « grandesbaigneuses » de CEZANNE . Chez Catherine RAFENBERG, le nu est un protocole à la réflexion stylistique, une quête fascinante des proportions, de la carnation, des poses et de la mise en scène, laboratoire vivant sur le vivant, ce travail interroge nos a priori surles canons de la beauté.Des rondeurs coquines du XVIIIe siècle, aux rondeurs triomphantes de Niki de SAINT PHALLE, ces visions du corps questionnent notre compréhension du féminin et deson rôle dans la société.Superbe hommage à la permanence de la féminité, les œuvres sur papier de Catherine RAFENBERG,variées, intéressantes et accessibles sont autant d’occasions uniques de sefaire plaisir en partageant avec elle, un voyage qui nous emmène aux confins de l’émotif et du tactiles, aux racines de notre gestualité.Anne-Marie CHIRON historienne de l’artQuimper le 02 avril 2012
Le travail de Catherine RAFENBERG est à resituer dans l’histoire du nu qui commence dèsl’Antiquité perdure et se transforme en devenant le premier apprentissage obligatoire dans les académies de peinture.
C’est aux BEAUXARTS de Paris qu’elle découvre le plaisir du dessin rapide, puissant, compact, véritable écriture vitale, le jaillissement du trait comme mouvement de vie essentiel est au cœur de sa gestuelle journalière.Réitéré comme un exercice fondateur, l’élan de la courbe intègre les pigments decouleurs dont la dominante varie au gré d’une palette forte et riche. De la rondeur souple de la composition naissent des VENUS parfois pudiques, chastes et pures, hors du péché originel en harmonie avec le cosmos, parfois des VENUSprofanes et provocantes,incarnations des appétits charnels, de l’ivresse des transports amoureux et des tentations de la luxure. Mais les femmes de Catherine RAFENBERG bien plus que des bacchantes dionysiaques.Sont avant tout conscientes de la puissance primitive de leur féminité, véritables réceptacles de la fécondité de la nature , elles nous ramènent à l’essentiel de notrehistoire , à la pérennité de la chair, porteuse du début et de la fin de chacun. Seules, à la toilette dans l’intimité de leur réflexion,proches de l’homme parfois après l’amour, en attente de l’enfant à venir, elles sont captées avec intelligence dans la véracité de l ‘attitude cachée, celle qui n’est jamais exposée à l’autre. Plus proche des masses colorées de la BRUCKE, la ligne rythmique s’inscrit dans la crudité de REMBRANDT ou de SCHIELE dresse un réquisitoire du classicisme loin desposes alanguies des odalisques. L’acrylique traitée en des liants riches etsouples, nourrie l’énergie des corps comme dans les « grandesbaigneuses » de CEZANNE . Chez Catherine RAFENBERG, le nu est un protocole à la réflexion stylistique, une quête fascinante des proportions, de la carnation, des poses et de la mise en scène, laboratoire vivant sur le vivant, ce travail interroge nos a priori surles canons de la beauté.Des rondeurs coquines du XVIIIe siècle, aux rondeurs triomphantes de Niki de SAINT PHALLE, ces visions du corps questionnent notre compréhension du féminin et deson rôle dans la société.Superbe hommage à la permanence de la féminité, les œuvres sur papier de Catherine RAFENBERG,variées, intéressantes et accessibles sont autant d’occasions uniques de sefaire plaisir en partageant avec elle, un voyage qui nous emmène aux confins de l’émotif et du tactiles, aux racines de notre gestualité.Anne-Marie CHIRON historienne de l’artQuimper le 02 avril 2012









