Prisca TEMPORAL
Peintre
Autres oeuvres (5)
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La
peinture de Prisca Temporal est clairement emprunte de représentations figurées.
Ses paysages urbains immergés dans une atmosphère peinte, côtoient le monde
fantastique de l’illustration, tout en gardant l’indépendance propre à la
peinture.
Portant
un regard chronologique sur son travail, entre 2008 et 2010, on s’aperçoit que
la narration figurative en est la source. Une esthétique photographique
déclenche l’envie de s’atteler à une peinture atmosphérique où l’image,
l’histoire et le dessin sont toujours présents. Dans la construction de ses
tableaux, le dessin advient après la peinture et ainsi la ponctue, la souligne et définit un monde
onirique en couleurs.Les
premiers tableaux de cette période sont fortement encrés dans les formes. Nous
nous retrouvons face à des fragments d’histoires où la narration est figée en
attente reprendre son cours, non loin d’un dessin animé peint, arrêté sur une
image. Ils sont peuplés de figures, d’immeubles, de rues, de véhicules, de
lampadaires, de panneaux de signalisation. L’insignifiante taille des figures
n’enlève rien à leur présence affirmée, quasiment dominante au sein du tableau, de par leur place dans la
composition. Peuplant des espaces clés dans les compositions picturales de
Prisca Temporal, elles accueillent le regard du spectateur. Faussement
discrètes, elles se promènent, s’embrassent, attendent ou bien errent dans un
monde qui est le leur et qui, aussi coloré soit-il, leur est hostile par sa
violence, sa vitesse et ses bruits en contraste affirmé par rapport à la
statique observatrice des personnages. La présence humaine est essentielle dans
son travail, peut-être, de façon encore plus flagrante dans les tableaux où le
dessin de la figure est absent. Les voitures, les architectures, les mots épars
placent, encore, l’homme au centre de son travail.
Qu’en est-il de la peinture ? L’acrylique, l’eau qui la véhicule et les pigments fascinent Prisca. Elle s’attèle aux gestes explorant la matière, les couleurs, le support, les techniques et leurs interactions. Dans ses deux derniers tableaux, des gestes forts affirment la trace en peinture. Elle s’amuse des coulures, des superpositions, des renversements ; elle est fascinée par les transparences et tente des cohabitations difficiles où, sur des surfaces minuscules, peuvent surgir plus d’une dizaine de couleurs. Les couleurs chez Prisca Temporal donnent le ton, créent une atmosphère. Elles sont l’envie consciente derrière le tableau, son moteur, et varient d’un tableau à l’autre selon les besoins intimes de leur auteur. A dominantes rose et bleu, telles des réminiscences de fantasmes enfantins, ses tableaux explorent systématiquement la palette de gris et opèrent une transition temporelle de couleurs plus vibrantes, tel l’orange et le rouge, vers des couleurs plus calmes comme les verts qu’elle cherche dans ses deux derniers tableaux. Le regard de Prisca Temporal est centré sur l’urbain coloré, « électrique » comme elle aime le dire, ses détails, ses généralités. Dans la progression de son travail, la ville s’estompe, elle a envie de s’effacer au profit de la peinture, n’oubliant jamais le trait dessiné au pastel qui libéré d’un quelconque contexte signifiant intervient discrètement dans la peinture.
par Sandra Cernjul
Qu’en est-il de la peinture ? L’acrylique, l’eau qui la véhicule et les pigments fascinent Prisca. Elle s’attèle aux gestes explorant la matière, les couleurs, le support, les techniques et leurs interactions. Dans ses deux derniers tableaux, des gestes forts affirment la trace en peinture. Elle s’amuse des coulures, des superpositions, des renversements ; elle est fascinée par les transparences et tente des cohabitations difficiles où, sur des surfaces minuscules, peuvent surgir plus d’une dizaine de couleurs. Les couleurs chez Prisca Temporal donnent le ton, créent une atmosphère. Elles sont l’envie consciente derrière le tableau, son moteur, et varient d’un tableau à l’autre selon les besoins intimes de leur auteur. A dominantes rose et bleu, telles des réminiscences de fantasmes enfantins, ses tableaux explorent systématiquement la palette de gris et opèrent une transition temporelle de couleurs plus vibrantes, tel l’orange et le rouge, vers des couleurs plus calmes comme les verts qu’elle cherche dans ses deux derniers tableaux. Le regard de Prisca Temporal est centré sur l’urbain coloré, « électrique » comme elle aime le dire, ses détails, ses généralités. Dans la progression de son travail, la ville s’estompe, elle a envie de s’effacer au profit de la peinture, n’oubliant jamais le trait dessiné au pastel qui libéré d’un quelconque contexte signifiant intervient discrètement dans la peinture.
par Sandra Cernjul













