Paul REBEYROLLE
Peintre
Sa curiosité, sa boulimie d'expérimenter la réalité que propose la matière, ou plutôt les matières qui mobilisent son présent, l'entraînent dans tous les débordements en surface et en épaisseur que son instinct lui impose, sans jamais perdre l'unité de composition et de gestion de la lumière picturale : son style est efficace, sans élégance, marqué par un tempérament de violeur de conscience. Il affirme avec un lyrisme brutal ses positions esthétiques, morales, sensuelles ou politiques sans céder aux facilités de l'imagerie de circonstance ou aux astuces d'éclairagiste des pseudos artistes. Son goût de l'aventure l'entraîne à mettre la peinture traditionnelle qu'il aime au défi d'intégrer les matériaux sauvages dont il a besoin pour densifier son message.
Exemplaire dans la capacité de maîtriser la pluralité des moyens pour obtenir la force d'impact qui correspond à son tempérament, il nous propose l'épreuve d'un rude éveil à des réalités évidentes, coruscantes dans leur écriture contrepointique, pour nous réapprendre la fureur de vivre.
Centrée autour du monumental "Chien blanc" somptueux dans la richesse de son récital de formes, d'images, de tonalités, qui s'écoute autant avec les yeux, le coeur que l'esprit dans sa densité magique, l'exposition propose le dialogue majeur avec le complexe paysage de "La barrière", grandiose et puissante célébration de la nature dans son état brut. Il se poursuit avec des compositions autour de corps, humains ou animaux, d'une sensualité souveraine soulignée par des matériaux barbares – sans trouver d'apaisement dans le taquinage de "La grande truite". Et la sculpture "Le sanglier" trône au centre de ces débats vigoureux, concentrée dans son destin de fauve mal adapté à un destin de vedette.
Exemplaire dans la capacité de maîtriser la pluralité des moyens pour obtenir la force d'impact qui correspond à son tempérament, il nous propose l'épreuve d'un rude éveil à des réalités évidentes, coruscantes dans leur écriture contrepointique, pour nous réapprendre la fureur de vivre.
Centrée autour du monumental "Chien blanc" somptueux dans la richesse de son récital de formes, d'images, de tonalités, qui s'écoute autant avec les yeux, le coeur que l'esprit dans sa densité magique, l'exposition propose le dialogue majeur avec le complexe paysage de "La barrière", grandiose et puissante célébration de la nature dans son état brut. Il se poursuit avec des compositions autour de corps, humains ou animaux, d'une sensualité souveraine soulignée par des matériaux barbares – sans trouver d'apaisement dans le taquinage de "La grande truite". Et la sculpture "Le sanglier" trône au centre de ces débats vigoureux, concentrée dans son destin de fauve mal adapté à un destin de vedette.







