Patrick MOYA
Peintre
Originaire de Troyes, Patrick Moya arrive sur la Côte d’Azur à l’âge de 15 ans. "Etre un artiste niçois, c’est être un homme du sud et faire un art méditerranéen où l’artiste affirme sa présence sans culpabilité, où l’humain ne s’efface pas" : voilà une autodéfinition en guise de manifeste !
Egocentrique, Moya ? Oui, mais il a le narcissisme ludique et espiègle. S’il écrit son nom partout dans ses œuvres, il se représente de préférence sous les traits d’un petit bonhomme souriant et binoclard - quand il ne se mue pas directement en Pinocchio ou en avatar de Second Life. Avec lui, l’art contemporain accède à l’autodérision sans pour autant renoncer à être pertinent.
C’est à la Villa Arson de Nice que Patrick Moya fait ses études d’art (1974-1977), c’est là qu’il est modèle aux Beaux-Arts avant d’y commencer véritablement son œuvre au début des années 1980. Soutenu de longue date par les plus importants galeristes de la Côte d’Azur, Moya présente dès 1996 de grandes toiles et des sculptures au MAMAC, le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice. Puis il se met à rayonner dans le monde entier : après l’Italie où il expose depuis 1987, on retrouvera ses oeuvres à Londres, en Allemagne, aux Etats-Unis, à Hong Kong, Taiwan, au Japon, en Corée, etc. Aux expositions s’ajoutent des performances, happenings, peintures en direct, sans oublier la création d’affiches ou les dessins de presse. Moya est partout, y compris dans l’espace virtuel du Net bien sûr.
Quel que soit le support ou la technique, son style est immédiatement reconnaissable. "L’univers Moya est à la fois enchanté et légèrement pervers", écrit la journaliste Florence Canarelli dans un ouvrage consacré à l’artiste. Un univers "peuplé d’ours en peluche et de drag-queens, de pinocchios et de cupidons, de pins parasols, d’éléphants volants et de diables ailés". Parmi ses personnages récurrents, la brebis Dolly - créée en 1998 d’après le premier mammifère cloné de l’histoire - est au fil des ans devenue culte dans tout le sud de la France en tant que mascotte de soirées techno branchées, les "Dolly Party", au cours desquelles Patrick Moya intervient régulièrement pour des performances.
Moya ne dédaigne donc pas la fête, mais il invite aussi au recueillement et à la spriritualité, car à l’instar de Matisse ou de Cocteau, il a lui aussi été sollicité pour décorer un lieu de prière dans un village des Alpes-Maritimes : la chapelle Saint-Jean, de Clans, date du XVIIIe siècle, mais depuis 2007 elle est plus connue sous le nom de "chapelle Moya".
Concentré d’une carrière arrivée à maturité, un monumental catalogue raisonné 1971-2011 de l’œuvre de Patrick Moya vient de paraître. Il marque une étape, car le meilleur est sans doute encore à venir…
Egocentrique, Moya ? Oui, mais il a le narcissisme ludique et espiègle. S’il écrit son nom partout dans ses œuvres, il se représente de préférence sous les traits d’un petit bonhomme souriant et binoclard - quand il ne se mue pas directement en Pinocchio ou en avatar de Second Life. Avec lui, l’art contemporain accède à l’autodérision sans pour autant renoncer à être pertinent.
C’est à la Villa Arson de Nice que Patrick Moya fait ses études d’art (1974-1977), c’est là qu’il est modèle aux Beaux-Arts avant d’y commencer véritablement son œuvre au début des années 1980. Soutenu de longue date par les plus importants galeristes de la Côte d’Azur, Moya présente dès 1996 de grandes toiles et des sculptures au MAMAC, le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice. Puis il se met à rayonner dans le monde entier : après l’Italie où il expose depuis 1987, on retrouvera ses oeuvres à Londres, en Allemagne, aux Etats-Unis, à Hong Kong, Taiwan, au Japon, en Corée, etc. Aux expositions s’ajoutent des performances, happenings, peintures en direct, sans oublier la création d’affiches ou les dessins de presse. Moya est partout, y compris dans l’espace virtuel du Net bien sûr.
Quel que soit le support ou la technique, son style est immédiatement reconnaissable. "L’univers Moya est à la fois enchanté et légèrement pervers", écrit la journaliste Florence Canarelli dans un ouvrage consacré à l’artiste. Un univers "peuplé d’ours en peluche et de drag-queens, de pinocchios et de cupidons, de pins parasols, d’éléphants volants et de diables ailés". Parmi ses personnages récurrents, la brebis Dolly - créée en 1998 d’après le premier mammifère cloné de l’histoire - est au fil des ans devenue culte dans tout le sud de la France en tant que mascotte de soirées techno branchées, les "Dolly Party", au cours desquelles Patrick Moya intervient régulièrement pour des performances.
Moya ne dédaigne donc pas la fête, mais il invite aussi au recueillement et à la spriritualité, car à l’instar de Matisse ou de Cocteau, il a lui aussi été sollicité pour décorer un lieu de prière dans un village des Alpes-Maritimes : la chapelle Saint-Jean, de Clans, date du XVIIIe siècle, mais depuis 2007 elle est plus connue sous le nom de "chapelle Moya".
Concentré d’une carrière arrivée à maturité, un monumental catalogue raisonné 1971-2011 de l’œuvre de Patrick Moya vient de paraître. Il marque une étape, car le meilleur est sans doute encore à venir…







