Patrick LARA
Peintre
Patrick Lara est né en 1961.
Patrick Lara, ARTISTE PEINTRE AFFICHISTE
L’Art et l’Emotion dans un même geste…
Patrick LARA offre un regard personnel de l’image de la Femme,
Brassage d’éléments essentiels, de visages et silhouettes Livrés à la
magie de cet artiste sensible ... Par des aplats de couleurs, des
collages, Patrick Lara suggère, isole, sature ou épure ses modèles. Un
art graphique très attrayant où le spectateur est soumis à des
insoumises. Chaque expression est unique et seulement quelques motifs
viennent donner une résonance d'une œuvre à une autre.
Les grands formats employés subjuguent le visiteur qui, pour un temps,
entre dans le monde d'Éros. Kévin Lavoix Les peintures et les affiches
de Patrick Lara consacrent une matière, la femme, au point de saturer
toiles et affiches. Nues ou parées (jambes voilées, taille gainée,
mains gantées, charnelles belles et désirables, parfois, rarement
éthérées, elles montrent la puissance et l’insoumission de l’imaginaire
de cet artiste face à un monde finalement irréductible à sa volonté :
la femme. Soumises à une tension manifeste entre peinture et
littérature, les toiles et affiches de Patrick Lara dessinent une
écriture, une trame narrative par le chant et le contre-chant de motifs
qui se répètent, se répondent, se glissent d’une toile à l’autre :
cette bouche rouge, ce talon aiguille, cette cuisse ombrée, cette
cambrure jouent avec malice avec notre regard, attise son désir.
Infinie richesse, la lecture plastique des femmes de Lara et de leur
corps, échappe pourtant au monolithisme. Leur nudité est très
ambivalente. Séduisante et érotique de prime abord, elle est très vite
aux confins du cru et fantasmé. C’est moins pourtant la question du
réel ou de l’irréel qui est posée mais plutôt celle du vrai, d’une
essence qui ne serait pas tant celle des femmes mais celle d’un artiste
fasciné par le féminin, de sa forme la plus évanescente à la plus
insolemment fétichiste. La vibrante polysémie de ses créations, rendue
par une technique mixte qui lie à profusion collages, sujet
d’inspiration, style et matériau : longs aplats dissimulant faussement
un visage, dropping, acrylique, sable, goudron, etc…concourent à créer
un mouvement ascendant où l’on glisse de l’expression du désir d’un
beau corps vers la beauté des corps puis la Beauté en soi. Mais dans
cette beauté absolutisée, Eros guette, heureusement. Erotisme
ostentatoire, femmes icones à la sensualité fascinante, entre La
naissance de Vénus de Botticelli et l’incroyable Pisseuse de Picasso,
les femmes de Patrick Lara ne cessent d’étonner et de solliciter nos
sens. Mais ces réminiscences s’évanouissent très vite tant la force de
l’imaginaire du peintre plasticien prend le dessus. Il faut alors
souligner la modernité de son œuvre, jamais dans la duplication, ni la
répétition. Immense leitmotiv, son chant des femmes, incessamment
recréé, retravaillé au prisme de sa puissance créative, de son monde
intérieur, consacre la profonde ambivalence de son regard : voyeur
paradoxal, les femmes représentées, toutes soumises à son regard,
surexposées, ne dessinent-t-elles pas, ne dévoilent-elles pas en creux
celui qui les façonne ? Le voyeur est ainsi vu et l’artiste
réinterprète à l’infini son désir.
Marie Pierre Andron







