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Gérard MASSON

Art numérique
Professionnel

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Mon travail ressemble à de la cuisine «un ragoût mijoté avec soins» disait de sa peinture le peintre américain Willem de Kooning.
Je mélange mes photos et mes collages que je numérise, pour après les mettre en «gestation» et à ce moment intervient le mariage entre l’ordinateur et le créateur pour donner naissance à une expression poétique et émotionnelle.

Mon parcours : né en 1943. En 1957, quatre années passées aux Beaux-Arts d’Amiens, pour être sculpteur ornemaniste et tailleur de pierre. J’ai changé de cap d’abord  l’imprimerie, la photographie, la mise en page (infographie), pour assurer durant trente ans la direction artistique et la fabrication d’une revue (culturelle, artistique et immobilière).
Je me consacre depuis 2003 à la recherche graphique.

 Les critiques de :
Chantal Humbert (journaliste à la Gazette Drouot, janvier 2009).
La composition se décentre ou bien joue de détails naturalistes
qui installent des éléments coulissants, sans jamais rompre l’équilibre
de l’ensemble. Par sa grande maîtrise technique, Gérard Masson
obtient aussi une surface nourrie d’une rare densité plastique.
L’espace, terre d’expérience, s’empare alors de sa vision.
Ainsi l’intemporel de mêle-t-il à une grande naturelle pour un spectacle
que Gérard Masson s’empresse de fixer dans des œuvres devenant
de pittoresques tableaux.

 Les critiques de : Gérard Xuriguera (critique et auteur de nombreux ouvrages sur la peinture, mars 2004).
Il y a là un œil curieux et inventif, un travail complexe sur l'image, beaucoup de métamorphoses harmonieuses, des jeux de lumières très contrastés, qui font de ces œuvres de véritables tableaux avant la lettre.

Ma reflexion sur mon œuvre :

– Je fais du doute avec l’aide du hasard ou plutôt avec l’art d’apprivoiser ou de dompter celui-ci, toute mon expression. – Toujours laisser au regard du spectateur le moyen d’apporter sa pierre à la création de l’auteur, le moyen de s’y évader, d’y vagabonder et d’y rêver, bref d’imaginer. – Je me considère comme peintre « lyrique » : peinture de l’émotion disciplinée par une construction graphique et une élégance plastique. – J’essaie d’avancer dans mes idées, sans références aux idées reçues, aux institutions bonnes ou mauvaises, toujours douter pour pouvoir avancer. – Pour germer, ma réflexion a besoin, de solitude et de silence. – Une œuvre est toujours finie, jamais terminée (citation). – J’essaie de ne pas m’exprimer à travers la «peinture à programmes» comme disent les musiciens, c’est-à-dire : copier – imiter – interpeller – idéaliser – déformer – symboliser etc.… – La nature n’évoque rien par elle-même, elle nous révèle à nous-mêmes, je fais la même chose avec la matière première de mes œuvres, j’essaie de m’inspirer de toutes sorte d’éléments pouvant me servir à ma construction lyrique et d’évasion, que ce soit des publicités, des photos imprimer dans les magazines, mes propres photos, c’est surtout de faire abstraction de l’image que je vois pour en imaginer une autre et de rentrer dedans pour partir à l’inconnu dans un monde que je vais construire et vont servir de terreau à ma création. – Peindre ce n’est pas le plaisir physique de tenir un pinceau et d’étendre de la peinture sur une toile, ni de désirer reproduire une chose, une ambiance que l’on aime en utilisant certaines techniques utilisées par d’autres avant nous ou parallèlement avec nous. C’est surtout et avant tout de surpasser le réel. C’est l’imaginaire, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de dénoncer ou d’interpréter des idées, lancer des messages ou parler pour une cause. – Le temps fait que l’on reçoit des informations qui, au cours de notre existence viennent pertuber notre fraîcheur, mais c’est aussi une richesse. Notre cerveau reçoit des quantités très importantes d’informations, nous avons, je pense, la possibilité de «filtrer» celles-ci, mais on doit fabriquer ce «filtre» pour construire notre regard sur le monde, en l’occurrence celui qui m’intéresse, c’est la démarche de ma création: épurer à fur et à mesure et toujours ne garder que l’essentiel! Pour moi, c’est cela mon travail et c’est loin d’être achevé (on est toujours parasité par le monde extérieur, un paradoxe, mais très utile, je crois).