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MOLOK

Peintre

Franais
Molok, une peinture instinctive
 
Les tableaux de Molok sont atypiques et entendent le rester !
C’est une invitation aux confins d’un monde, qui oscille entre rêve et réalité.

Dans une mise en scène savamment orchestrée, la couleur bien que présente, peine à trouver ses marques, dans ce dédale de symboles.

A l’entendre, ses toiles sont bien plus que des témoignages de son travail d’artiste, ce sont des morceaux de son âme : elles sont rarement la projection de joies, et souvent le réceptacle d’angoisses.

Pour Molok, l’artiste est nécessairement un être hypersensible, une sorte « d’éponge » qui s’imbibe facilement au contact des éléments négatifs de la vie. Il est donc salutaire pour lui de se décharger de toute cette accumulation par le biais de la créativité.

Pour la plupart des artistes, l’angoisse, devient de manière inconsciente, une sorte de moteur car elle entraîne une addiction à l’art par les interrogations qu’elle suscite. Le pourquoi de la vie, la mort, l’ailleurs, l’enfance ou encore l’injustice, sont autant de questions qui viennent alimenter le travail du peintre. C’est une source d’inspiration inépuisable, car plus que quiconque, l’artiste est, de manière générale, conscient de l’éphémère de la vie puisqu’il travaille constamment sur l’héritage que sera son œuvre.

La peinture n’est pas un choix, c’est une évidence qui s’est imposée dès le plus jeune âge. Ses débuts commencent par le dessin, avec des portraits, des paysages, à la mine de plomb, au fusain ou à la peinture. L’artiste débutant s’essaye ensuite à la reproduction de toiles de maîtres (Turner, Delacroix, Velasquez, Fragonard, Modigliani...), jusqu’au besoin de créer ses propres œuvres.

Jamais de croquis, ni de travail préparatoire, tout est question d’instinct ; plus qu’une envie, la peinture est un appel, un ordre vindicatif, auquel il serait vain de tenter de se soustraire : « je ne sais jamais quel sera le résultat final, c’est un combat entre la toile et l’âme. Je me dois de suivre mon instinct, pour aboutir à un résultat intime qui se doit d’être unique ; je ne cherche nullement à me cantonner dans un style, mes premières toiles étaient figuratives, aujourd’hui c’est l’abstraction qui domine, il ne faut jamais rien renier de son parcours ».

L’artiste ajoute, que la création d’une toile peut prendre quelques jours où quelques mois, parfois plus ; l’idée s’impose et chemine jusqu’au dénouement final. Il faut composer avec la contrainte du doute, car l’inspiration est une donnée capricieuse.

« C’est une lutte perpétuelle, car je remets souvent mon travail en question : quand le doute s’insinue, j’ai alors le sentiment d’être dans un labyrinthe dont l’issue est introuvable : la difficulté étant de matérialiser une impression, et d’en faire une œuvre. C’est un peu, comme retrouver un visage vaguement aperçu dans une foule dense, il faut ouvrir l’œil et compter beaucoup sur le facteur chance. Une fois, l’orage passé, la toile achevée, tout rentre dans l’ordre. C’est à chaque fois, une union sacrée entre l’artiste et la toile, un cheminement lent et douloureux pour aboutir enfin, à la création d’une toile.  »

Les propos semblent forts mais c’est un moyen de légitimer l’attachement, que les artistes, éprouvent à l’égard de leurs œuvres : Elles sont liées à eux par un lien indéfectible.
 

B. Hooka