Marcelle BENHAMOU
Peintre
Professionnel
POUR VOIR PLUS D'OEUVRES, JE VOUS INVITE À VISITER LE SITE OFFIIEL DE MARCELLE BENHAMOU
Le catalogue "Marcelle Benhamou, abstraite prégnance" est téléchargeable
“PEAUX D’ÂMES”
Depuis 1989, Marcelle Benhamou poursuit son travail de peintre. Un travail méthodique, séquentiel, silencieux, où les matières lourdes et consistantes ont jusqu’alors toujours été privilégiées : cire, bitume, aluminium… ainsi que certaines couleurs notamment le bleu et le rouge.
Ici, la quête est celle de toute légèreté : apesanteur, lumière, matière, sujet…
Jusqu’à l’obsession, puisque Marcelle Benhamou a pris deux années pour collecter, découper, déchirer, assembler des centaines d’éléments et de fragments divers, intervenir dessus avant de les présenter en œuvres murales monumentales.
La première série, composée de onze panneaux d’1 m 50 par 1 m 50 et un de 2 m 50 par 2 m 50 est un montage de carrés calque sur calque, intitulé « La mémoire et la peau ». La peau comme une autre matière, une trace de vie, avec tous ses plis et toutes ses couches. Peau d’homme, peau d’âme, peau du monde… Peau de peinture également, tant Marcelle Benhamou jubile à travailler sur une base de photographies abstraites prises en rafales dans la rue, ces calques qu’elle chiffonne, tanne, tatoue, ajoutant l’or, l’argent et le pigment, comme un maquillage précieux sur une matière brute. Et là, surgit la transparence. Peau diaphane, peau vitrail, pour suspendre le temps et apprécier de vivre, de rester matière.
La deuxième série est le résultat d’une découverte. Celle de microfilms industriels qu’elle installe en bandes répétées ad libitum pour constituer un véritable mur de 9 mètres de longueur et créer la multitude, le rythme graphique et musical, sans toutefois raconter une histoire. Pourtant, au fil violacé de ces bandes, la mémoire finit toujours par surgir à nouveau. A travers ces empreintes, ces secrets enfermés et codifiés en signes incompréhensibles, désormais révélés sous nos yeux. Et toujours le plaisir jubilatoire de faire jouer graphismes, couleurs et transparence…
La troisième et dernière série présentée à l’occasion de cette exposition s’intitule « Les papillons ». Tout part de l’idée de la collection ; c'est-à-dire de la répétition à l’infini du même sujet, du même objet. Folie obsessionnelle du nombre, du décompte, de la multitude. En l’occurrence, 4 fois 300 « papillons », c'est-à-dire 1 200 ; des « papillons » de papier, épinglés
comme par une entomologiste, écartelés, alignés ou livrés au hasard, non sans que la peintre ait préalablement pris le plus grand soin de les graver méticuleusement, de les orner de matières précieuses. Fascination pour cette beauté de la mort livrée à nu puis parée.
Capricieuse fantaisie, infini des sensations, invitation à capter la lumière et décompter le temps, volupté de nos sens ?
Marcelle Benhamou a contracté ici cette maladie fiévreuse qu’est la vie.
Stani Chaine
Le catalogue "Marcelle Benhamou, abstraite prégnance" est téléchargeable
“PEAUX D’ÂMES”
Depuis 1989, Marcelle Benhamou poursuit son travail de peintre. Un travail méthodique, séquentiel, silencieux, où les matières lourdes et consistantes ont jusqu’alors toujours été privilégiées : cire, bitume, aluminium… ainsi que certaines couleurs notamment le bleu et le rouge.
Ici, la quête est celle de toute légèreté : apesanteur, lumière, matière, sujet…
Jusqu’à l’obsession, puisque Marcelle Benhamou a pris deux années pour collecter, découper, déchirer, assembler des centaines d’éléments et de fragments divers, intervenir dessus avant de les présenter en œuvres murales monumentales.
La première série, composée de onze panneaux d’1 m 50 par 1 m 50 et un de 2 m 50 par 2 m 50 est un montage de carrés calque sur calque, intitulé « La mémoire et la peau ». La peau comme une autre matière, une trace de vie, avec tous ses plis et toutes ses couches. Peau d’homme, peau d’âme, peau du monde… Peau de peinture également, tant Marcelle Benhamou jubile à travailler sur une base de photographies abstraites prises en rafales dans la rue, ces calques qu’elle chiffonne, tanne, tatoue, ajoutant l’or, l’argent et le pigment, comme un maquillage précieux sur une matière brute. Et là, surgit la transparence. Peau diaphane, peau vitrail, pour suspendre le temps et apprécier de vivre, de rester matière.
La deuxième série est le résultat d’une découverte. Celle de microfilms industriels qu’elle installe en bandes répétées ad libitum pour constituer un véritable mur de 9 mètres de longueur et créer la multitude, le rythme graphique et musical, sans toutefois raconter une histoire. Pourtant, au fil violacé de ces bandes, la mémoire finit toujours par surgir à nouveau. A travers ces empreintes, ces secrets enfermés et codifiés en signes incompréhensibles, désormais révélés sous nos yeux. Et toujours le plaisir jubilatoire de faire jouer graphismes, couleurs et transparence…
La troisième et dernière série présentée à l’occasion de cette exposition s’intitule « Les papillons ». Tout part de l’idée de la collection ; c'est-à-dire de la répétition à l’infini du même sujet, du même objet. Folie obsessionnelle du nombre, du décompte, de la multitude. En l’occurrence, 4 fois 300 « papillons », c'est-à-dire 1 200 ; des « papillons » de papier, épinglés
comme par une entomologiste, écartelés, alignés ou livrés au hasard, non sans que la peintre ait préalablement pris le plus grand soin de les graver méticuleusement, de les orner de matières précieuses. Fascination pour cette beauté de la mort livrée à nu puis parée.
Capricieuse fantaisie, infini des sensations, invitation à capter la lumière et décompter le temps, volupté de nos sens ?
Marcelle Benhamou a contracté ici cette maladie fiévreuse qu’est la vie.
Stani Chaine







