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Depuis plusieurs années cet artiste peint des tours en feu au milieu de la cité, dont la foule ne sait si elle doit fuir ou se fondre dans l' Apocalypse. Ces tours éclatées, décapitées, consumées sont le totem à la fois de nos peurs ancestrales et de notre instinct de survie .
Au premier plan, d'autres êtres, moins nombreux regardent d'un observatoire la décomposition du monde . Leurs corps en mouvement dansent, s'enlacent, se modifient avec sensualité et cynisme.
Philippe MAILLOT n'a pas attendu le 11septembre pour nous rappeler que nous sommes à la fois le bourreau et la victime .
En citoyen lucide, il peint avec sa palettede chair, de sang, de cendres, les destructions de nos convictions.
Le souffle prémonitoire de sa peinture nous annonce que le Phénix s'est envolé de la tour.