Michel LEPAREUR
Peintre
Pire. Son histoire, son étude, son approche par des artistes de plus en plus curieux, de plus en plus inquiets ou de plus en plus fous, ne font que décaler un peu plus toutes les approches, et, pareils à ces galaxies qui ne cessent de s' éloigner les unes des autres, les artistes suivent une trajectoire de silence qui les emporte au-delà même de leur projet initial, sans qu'ils puissent s'en expliquer ni s'y soustraire.
C'est ce qui arrive à Michel LEPAREUR.
Tout
a commencé avec une volonté affirmée de représentation: représentation
de ce qui fascine l'artiste pendant ses parties de pêche au bord du
lac; les reflets, l'étrangeté des formes sous l'apparente transparence
de l'eau, la douceur ambiante, la patience, l'attente et la méditation.
Un projet aussi impressionniste, écologique, confronté à la rigueur
d'un artiste exigeant avec lui-même, méritait une économie de moyens,
un «naturel», tout à la fois brut et brutal.
L'artiste a opté pour le papier blanc et le fusain, un point c'est
tout: le bois industrialisé en pâte à papier, le bois brûlé, pour
décrire le bois alentour, ses ombres et ses lumières, l?eau et ses
reflets...
Jean-Paul GILLY -
Le 24 décembre 1994







