Thierry KUNTZEL
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L'art de Thierry Kuntzel vient, revient de très loin. De temps quasi immémoriaux qu'il s'agit d'éclairer pour croire au moins les retrouver. Ils composent autant de "blocs d'enfance". Des blocs de temps à l'état pur autour desquels l'imagination tourne et qu'il faut éclairer chacun selon leur lumière. Ainsi se forment des lumières du temps (?). » Raymond Bellour
« Thierry connaît bien l'obscurité, l'obstacle familier. La source noire, l'endroit que les yogi situent sous le nombril, au creux de l'estomac. Le centre de gravité. C'est son chant qu'il fait résonner dans ses ?uvres. Son pouvoir qu'il attire. Chaque ?uvre parvient de l'autre côté, en pleine lumière, c'est le testament légué par la source, c'est sa force d'artiste. Certains ont décrit la distance comme un "mur de douleur" auquel il faut se heurter. "Dessiner, c'est creuser dans le mur métallique invisible qui e dresse entre ce qu'on ressent et ce qu'on est capable de faire" (Van Gogh). D'autres parlent de la "grande boule du doute", la pratique zen, par exemple, à propos des trois présences : "La grande boule du doute, la grande racine de la foi, et la grande force de la ténacité". Mais Saint Jean de la Croix ? La Noche oscura, La Nuit obscure ? demeure le plus présent. Quelle qu'en soit la forme, c'est ce qui donne à l'?uvre de Thierry Kuntzel une existence profonde, enracinée au-delà des confins de l'art contemporain, et, plus encore, c'est son secret intérieur, celui qui gît au c?ur de sa création. Deux éléments essentiels forment le noyau de l'?uvre de Thierry Kuntzel. Ils sont complémentaires ; ils peuvent paraître contradictoires, mais ils se soutiennent mutuellement pour former une unité fondamentale, et, comme les deux moitiés d'un visage qui ne peuvent se regarder, ils se complètent. Ce sont la Beauté et la Douleur. »
Bill Viola







