Français Index Alpha

KRIKI

Peintre

Français

Dès ses débuts, cet artiste a été identifié comme une des figures emblématiques de la peinture française des années 80. Pour ce One Man Show décalé, car cet artiste n'est jamais là où on l'attend, KRIKI proposera une série d'huiles sur toile puisant leurs sources dans le XVIIIème siècle français.

Médiatiquement reconnu lors de ses expositions sur les différentes foires d'art contemporain et particulièrement la FIAC, KRIKI ne cessera de poursuivre un chemin particulièrement original. En effet, depuis 20 ans déjà, cet artiste s'est attaché la figure du FUZZ, celui-ci défini comme un espèce de personnage mi-robot mi-fétiche polymorphe.

De nombreux documents attestent de la réalité du phénomène FUZZ, dont une exposition ayant fait date à la Galerie Kamel Mennour en 2000, qui présenta plus d'une centaine de photographies numériques retraçant les diverses phases du projet FUZZ.

Pour ces 2 expositions (Art Paris puis la galerie) KRIKI, artiste à contre courant tel Balthus qui l'intéresse, n'hésite pas à  privilégier les "Descentes de croix", ou encore à décapiter une Pompadour pour mieux lui restituer tous ses esprits sous la forme désopilante d'un FUZZ en robe d'apparât. L'artiste ira jusqu'à afficher une "Odalisque" plus que dévoilée ainsi qu'un "Enlèvement d'Europe" tout aussi d'actualité. Cette série de peintures, témoigne, en outre, d'un esprit punk qui n'a jamais quitté KRIKI.

A  cette occasion, une importante monographie rétrospective (210 pages) de ses oeuvres de 1984 à 2006, est publiée aux Editions Internationales Snoeck et diffusée pour la France par Paris Musée. Elle sera présentée au public lors d'une signature évènement dans le cadre d'Art Paris.

Celle-ci est étoffée d'un texte sérieux et pertinent de Jean-Luc Chalumeau qui apporte l'éclairage nécessaire à cette oeuvre très personnelle. Ne dit-il pas  : " Kriki, cet artiste superlativement doué, acteur incontournable de la scène de l'art contemporain, n'a pas encore atteint ses limites, tout est grand ouvert".

Alain Matarasso