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"Abstrait ou figuratif, on n'a pas envie de se poser la question pour ce peintre, dont le " regard " peut accommoder, du rapprochement extrême de la macro photo, à la large vision du grand'angle ; Le figuratif ou l'abstraction sont naturellement retenus selon ce qu'il veut faire partager à celui qui regarde son tableau. Car , c'est à la matière , à "l'étoffe de l'?uvre d'art " qu'il donne la première place. A la suite de Pierre Rodrigo, il pense que c'est bien cette étoffe, cette texture qui participe à son sens, largement autant que sa conception ; se succèdent alors, empâtements généreux, grains, frottis et glacis, qui construisent la toile aussi solidement que les formes et les couleurs. La chaleur des couleurs en fait un peintre de l'émotion, parfois violente, toujours profonde, au niveau des réflexes archaïques : c'est l'idole et son "aura" qui l'intéressent plus que l'icône et ses signes. On notera son besoin de tempérer par la géométrie ou le Zen, le maelström de ses émotions et son besoin de "citations" notamment de l'Art Brut et des Arts Premiers"
Né à Saïgon au siècle dernier. Quarante ans de médecine et cinquante ans de peinture. Se consacre entièrement à la peinture depuis 1992,
Formation :
Cinq années à Paris, en histoire de l'art (I.E.S.A.)
Formation continue, en stages et cours , écoles des B.A. de Nantes et Angers
Cours d'atelier chez G.Prichard à Rochefort en terre, G. Damour à Nantes.
Travaille la gravure à Luçon avec J. Dominioni et à Angers avec R. Chester
Aquarelle à Fontevreau avec F. Hybert.
En 2003,participation à la fondation du GRAC, (groupe de recherche en art contemporain), avec les peintres Poncaral et Cl. Polet et le sculpteur Lescornec.
«?.. Qu'elles soient des harmonies ou des colères, les toiles de Louis Harel traitent surtout de la peau de la peinture. Le peintre la travaille avec le plus haut soin, comme un tanneur. La surface que l'on découvre sous la forme d'un tableau abstrait est le résultat d'un acte pictural rejoignant un style de vie et une philosophie du geste ?.Un artiste comme Louis Harel privilégiant l'activité tactile, le contact direct de la main avec le matériau [ peinture à la cire ] oriente son instinct. Il tient compte de sa ductilité. Dans ses ?uvres, le plaisir bat la mesure pour la géométrie et la couleur. Louis Harel est un hédoniste. "Pour moi, la peinture doit être Jubilatoire" écrit-il. "
( Ileana CORNEA, critique d?art, ARTENSION )