Hubert GAILLARD
Livre, Peintre
11 Décembre 2010 09:16
Antoine CARLIER MONTANARI 
Au regard des oeuvres présentes, on contemple une organisation savamment orchestrée, l'artiste semble décrire un monde qui n'est autre que le nôtre. Sa vision accapare l'oeil de manière subtile, en apparence d'objets et de formes où chacun joue un rôle proportionnel à la fonction qui lui est dûe. Chacun à la place qui lui incombe et renvoie son voisin à sa raison d'être, une explication vivante de son existence. Autrement dit il s'incarne en personnage et joue le rôle qui le matérialise et dévoile une mise en scène que Hubert Gaillard a longuement réfléchi. La découverte de la société qui nous ait commune se dévoile dans une étreinte visuelle aux codes dont l'organisation semble venir d'un âge savant. L'artiste embrasse allégrement les riches heures de la littérature en fabricant ses natures mortes en autant de fables sociales et allégoriques. La présence au coeur de son oeuvre sous les traits ciselés d'objets, d'aliments et autres ustensiles, de la nature humaine, nous rappelle une réalité théâtrale propice à expliquer ce qui nous anime. Les liens sociaux, l'existence charnelle et spirituelle, nos oeuvres bonnes et mauvaises s'incarnent dans un spectacle certes figé mais qui semble à tout moment décrire les situations de notre quotidien. L'artiste magnifie l'ampleur de nos action et les fige pour immortaliser notre comportement au sein d'une société complexe et difficile à comprendre. C'est pourquoi Hubert Gaillard entreprend l'élaboration rigoureuse d'une oeuvre dont l'apparence est aussi graduelle que notre civilisation et s'amuse avec dextérité à codifier un visuel dont l'essence est aussi intense que la surface. Le regard est ainsi confronté aux différentes composantes de la nature humaine, comme l'amour dans "Les amants", le temps qui passe ou la vieillesse dans "L'ampoule cassée", la vie et la mort dans "La branche" ou encore la spiritualité dans "La clef du paradis". Hubert Gaillard réalise donc une oeuvre pesante de sens qui ne peut s'apprécier qu'au regard des connaissances et de l'histoire, d'une appréciation des grands textes et de l'amour de la peinture. Riche d'un visuel savant lié à la contrainte artistique et d'une ascèse désirée, destiné à produire une oeuvre intense. L'artiste est exigeant et sa capacité à illuminer le regard est proportionnel au degré d'importance que nous accordons à l'art.
6 Mars 2010 04:11
Je suis tombé au hasard et je suis tombé sur votre site. Il fait bon de savoir que la peinture de la réalité n'est pas "morte". Je m'adonne à cette peinture mais il n'est pas facil d'être compris par les autres mais la seule chose c'est qu'il faut pas abandonné son style. je vous souhaite bonne continuation dans votre voie.
Bien cordialement






