Mitte FROMENT
Peintre
Amoureuse de la lumière du Morbihan, Mitte Froment, ancienne élève de l'Institut de Peinture Décorative Blot de Reims, et de l'Institut Supérieur de Peinture Décorative de Paris, a installé son atelier de peintre en décors à Surzur il y a huit ans. Venez partager son goût, bien réel, pour le trompe-l'?il et ses affinités avec la peinture italienne de la Renaissance. Elle a d'autres passions et avant tout, celle de chercher avec vous ce qui vous fera plaisir. Dans les décors que, perfectionniste, elle invente pour vous, vous retrouverez toujours un trait, un détail qui vous rappelleront que cette ?uvre vous a été personnellement destinée.
Fixés sous verre
Sur les origines de cette peinture très particulière, l'unanimité est loin d'être faite. Selon certaines sources, elle était déjà connue dans l'Antiquité; selon d'autres, elle n'a pris naissance qu'au IVe siècle à Byzance et s'est répandue ensuite en Italie, puis de là en Europe centrale. Ce qui est sûr, c'est que l'on a peint sur verre très tôt : « à froid », avec des laques, par opposition à la technique « à chaud », utilisée pour le vitrail. On possède aussi de fort belles pièces exécutées dès le XIVe siècle en Allemagne. Au XVIe siècle, le procédé s'est répandu en Suisse, aux Pays-Bas et dans plusieurs autres contrées. En Italie, on a même assisté à une véritable fabrication en gros de telles peintures. Dans tous les cas, les thèmes en sont essentiellement religieux et allégoriques.
Le travail est exécuté au dos d'une plaque de verre, mais de manière telle qu'une fois terminé, il doit être vu par le devant. Le spectateur qui le regarde sans être prévenu a l'impression d'avoir sous les yeux une image encadrée et recouverte d'un verre : il ne remarque pas tout de suite que c'est ce dernier qui est le support de l'image. Par rapport à ce qui se passe dans le cas de la peinture normale, l'exécution est inversée : ce qui se fait en dernier sur une toile se fait en premier sur le verre. Il faut donc établir un ordre rigoureux pour la peinture des diverses parties car un détail oublié dans un aplat, si minuscule soit-il, ne peut être ajouté après coup. Pour faire la moindre rectification, il faut enlever complètement toutes les couches qui ont été étendues par la suite et recouvrent celle où l'erreur s'est produite.







