Pierre-Yves FREUND
Sculpteur
Lentement, la coulée de plâtre noir, visqueuse plus que liquide, se répand sur « Quelque chose », objets de plâtre blanc. Deux points de vue permettent de visualiser cet écoulement / éboulement.
Quelque chose disparaît progressivement, perturbé, renversé puis annulé par recouvrement. La masse noire de la Coulée prend possession des lieux, se rapprochant de sa future solidification qui, inéluctable, échappe à la visibilité. Pierre-Yves Freund a choisi de ne présenter que l’élaboration, la gestation de la Coulée non sa réduction finale à l’immobilisme. La projection du film « chaque jour », où la caméra joue le rôle d’une pelle creusant la terre complète l’exposition. Recouvrement à nouveau mais démultiplié, pluriel et saccadé, appliqué cette fois à l’écran de la caméra, et à la globalité de notre champ de vision. Il ne s’agit pas simplement de recouvrir la matière inerte pour l’éloigner d’une identification visuelle mais d’éloigner la capacité-même à percevoir. Il est désormais question des défaillances, de la nature accidentelle du corps.
Cécile Desbaudard, 2009
Quelque chose disparaît progressivement, perturbé, renversé puis annulé par recouvrement. La masse noire de la Coulée prend possession des lieux, se rapprochant de sa future solidification qui, inéluctable, échappe à la visibilité. Pierre-Yves Freund a choisi de ne présenter que l’élaboration, la gestation de la Coulée non sa réduction finale à l’immobilisme. La projection du film « chaque jour », où la caméra joue le rôle d’une pelle creusant la terre complète l’exposition. Recouvrement à nouveau mais démultiplié, pluriel et saccadé, appliqué cette fois à l’écran de la caméra, et à la globalité de notre champ de vision. Il ne s’agit pas simplement de recouvrir la matière inerte pour l’éloigner d’une identification visuelle mais d’éloigner la capacité-même à percevoir. Il est désormais question des défaillances, de la nature accidentelle du corps.
Cécile Desbaudard, 2009







