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METGé

Peintre
Professionnel

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Français
Tel un miroir lisse et poli qui reflète sa solitude, comme la toile vierge et blanche qui interroge la pensée, pareille à l’eau cristalline et pure qui étanche notre inquiétude, cette « Dame du Lac » occulte son pouvoir onirique dans son regard serein et dissimule sa force créatrice sous le masque de l’innocence. Elle cache son jeu de couleurs sous l’apparence tranquille de sa simple intuition et, malgré sa réserve native, invente ses propres règles au champ immense et fécond de son inspiration.Douée d’une fragile démesure, cette « maculée conception », évanescente et légère, telle un troll qui gambade, un farfadet qui danse, une luciole qui vacille au moindre souffle, devient, soudain, semblable à une mandragore qui nous manipule, une sorcière qui nous mystifie, une ogresse qui nous dévore.Dame de cœur aux doigts de fées, elle anime mille fioles magiques et dirige un ballet de brosses, de lames et de pinceaux. En un éclair, elle allume un feu follet de couleurs primales qui, peu à peu, nous envoûtent, embrasent notre esprit, excitent nos sens et irradient jusqu’au fond même de notre âme une profonde fulgurance.Soudain, le miroir se brise, la toile se déchire, et l’eau se trouble. Une inquiétude mystique nous envahit : Qui est-elle, cette « Dame de Fer », qui, sans avoir l’air d’y toucher, broie notre cœur avec une pincée de poudre aux yeux pour y laisser, sans regrets ni remords, une vraie déchirure ? Le souvenir de son trait demeure longtemps inscrit sur l’écran de notre mémoire comme l’écho d’un cri qui se meurt au fond de notre conscience.                                                                         Antoine FERRARI  de  LA  SALLE