Danilo GREBENART
Peintre
Biographie
Né en Périgord, peintre autodidacte après une carrière d’archéologue, préhistorien africaniste, chercheur au CNRS, je m’inspire de paysages, souvenirs sahariens, et surtout des grottes et des mondes souterrains, sujets rarement traités par les plasticiens, que je connais et aime bien en tant que spéléologue (spéléo club de Périgueux), et dont je tente de traduire et d'interpréter librement le côté fantastique.
Des puits de lumière
Les mondes souterrains sont, avec leurs homologues sous-marins, les derniers lieux à découvrir sur Terre. Comme tout monde inconnu, ils sont également les ultimes
frontières à rêver. Quand l’exploration de ce qui est hors limite du commun des mortels est réalisée par quelqu’un qui, ayant le sens du partage, l’offre au regard de tous, cela permet à chacun de penser autrement la globalité du monde.
Danilo Grébénart est un peintre autodidacte du partage et du passage. Pour éviter de choisir entre l’exploration et le rêve, il a pratiqué les deux. Affranchi des canons picturaux, il s’est forgé une palette qui fait preuve d’une grande liberté de touche et d’une joviale vigueur, tant dans le choix de ses tonalités que dans leur application.
Avant d’entrer en peinture sur le tard, Danilo Grébénart a occupé un poste de chercheur au CNRS. Il est, en particulier, un spécialiste mondialement reconnu de la métallurgie pré et protohistorique africaine. Quand il s’est mis en quête de sujets à peindre, c’est tout naturellement qu’il s’est souvenu de la spéléologie qu’il pratique en parallèle de son activité professionnelle depuis son adolescence.
« J’ai été attiré, explique-t-il, par les représentations de paysages souterrains, en
m’inspirant d’abord des photos en noir et blanc des ouvrages de Norbert Casteret qui avaient enthousiasmé ma jeunesse. »
Il redécouvre avec son oeil mature un sujet seulement abordé par des aquarellistes des XVIIIe et XIXe siècles, dont la plupart ne sont jamais descendus sous terre, et quelques peintres qui, à l’image de Caspar Wolf, ont surtout exploité le volet fantastique inhérent au milieu hypogé. Bien que présent, le fantastique n’apparaît pas comme l’élément le plus important du travail de Danilo Grébénart. La peinture ne dépeint pas le réel, mais l’une des possibilités de ce réel. Frisant parfois l’abstraction lyrique dans une interprétation très personnelle du motif, ce travail minéral révèle, derrière l’architectonique des mondes souterrains, nos cavernes intérieures, les méandres et les circonvolutions qui nous habitent, nos errements, nos hésitations et nos questionnements. Il n’y a pas, dans ces grottes qui recueillent nos méditations, de monstres autres que ceux que nous y projetons. Servi par une obscurité propice à la liberté des tonalités, Danilo Grébénart nous conduit de nos profondeurs vers le ciel en élevant notre regard par des puits de lumière.
« Lorsque la beauté règne sur les yeux, disait Vauvenargues, il est probable qu’elle
règne encore ailleurs ».
La beauté des entrailles de la Terre (sublimes couleurs que révèlent les lumières
artificielles…) nous incite à (re)découvrir celle qui règne aussi à sa surface. Quand il n’est pas sous terre, Danilo Grébénart peint avec autant d’enthousiasme les paysages rares qu’il a croisés, des bords de la Mer Rouge, à la Dordogne en passant par le Sahara.
L’oeuvre de Danilo Grébénart est un hymne de beauté à la Terre, dessous comme
dessus, qui nous interroge sur nous-mêmes.
Alain Coudert
Né en Périgord, peintre autodidacte après une carrière d’archéologue, préhistorien africaniste, chercheur au CNRS, je m’inspire de paysages, souvenirs sahariens, et surtout des grottes et des mondes souterrains, sujets rarement traités par les plasticiens, que je connais et aime bien en tant que spéléologue (spéléo club de Périgueux), et dont je tente de traduire et d'interpréter librement le côté fantastique.
Des puits de lumière
Les mondes souterrains sont, avec leurs homologues sous-marins, les derniers lieux à découvrir sur Terre. Comme tout monde inconnu, ils sont également les ultimes
frontières à rêver. Quand l’exploration de ce qui est hors limite du commun des mortels est réalisée par quelqu’un qui, ayant le sens du partage, l’offre au regard de tous, cela permet à chacun de penser autrement la globalité du monde.
Danilo Grébénart est un peintre autodidacte du partage et du passage. Pour éviter de choisir entre l’exploration et le rêve, il a pratiqué les deux. Affranchi des canons picturaux, il s’est forgé une palette qui fait preuve d’une grande liberté de touche et d’une joviale vigueur, tant dans le choix de ses tonalités que dans leur application.
Avant d’entrer en peinture sur le tard, Danilo Grébénart a occupé un poste de chercheur au CNRS. Il est, en particulier, un spécialiste mondialement reconnu de la métallurgie pré et protohistorique africaine. Quand il s’est mis en quête de sujets à peindre, c’est tout naturellement qu’il s’est souvenu de la spéléologie qu’il pratique en parallèle de son activité professionnelle depuis son adolescence.
« J’ai été attiré, explique-t-il, par les représentations de paysages souterrains, en
m’inspirant d’abord des photos en noir et blanc des ouvrages de Norbert Casteret qui avaient enthousiasmé ma jeunesse. »
Il redécouvre avec son oeil mature un sujet seulement abordé par des aquarellistes des XVIIIe et XIXe siècles, dont la plupart ne sont jamais descendus sous terre, et quelques peintres qui, à l’image de Caspar Wolf, ont surtout exploité le volet fantastique inhérent au milieu hypogé. Bien que présent, le fantastique n’apparaît pas comme l’élément le plus important du travail de Danilo Grébénart. La peinture ne dépeint pas le réel, mais l’une des possibilités de ce réel. Frisant parfois l’abstraction lyrique dans une interprétation très personnelle du motif, ce travail minéral révèle, derrière l’architectonique des mondes souterrains, nos cavernes intérieures, les méandres et les circonvolutions qui nous habitent, nos errements, nos hésitations et nos questionnements. Il n’y a pas, dans ces grottes qui recueillent nos méditations, de monstres autres que ceux que nous y projetons. Servi par une obscurité propice à la liberté des tonalités, Danilo Grébénart nous conduit de nos profondeurs vers le ciel en élevant notre regard par des puits de lumière.
« Lorsque la beauté règne sur les yeux, disait Vauvenargues, il est probable qu’elle
règne encore ailleurs ».
La beauté des entrailles de la Terre (sublimes couleurs que révèlent les lumières
artificielles…) nous incite à (re)découvrir celle qui règne aussi à sa surface. Quand il n’est pas sous terre, Danilo Grébénart peint avec autant d’enthousiasme les paysages rares qu’il a croisés, des bords de la Mer Rouge, à la Dordogne en passant par le Sahara.
L’oeuvre de Danilo Grébénart est un hymne de beauté à la Terre, dessous comme
dessus, qui nous interroge sur nous-mêmes.
Alain Coudert







