Henri Sylvain P. COUSINEAU
Plasticien
Est né Jean, Joseph, Henri, Gaston, dit Sylvain P., Cousineau, le même jour qu?Adolf, la même année que la Chine communiste, dans le royaume du Saguenay-Lac St. Jean au Québec.
Voilà un début romantique, pour un conte fantastique, qui n?existe pas.
C?est du coq à l?âne qu'il explique, par écrit, qui il est.
Le crédit social s?en vient; on se souviendra qu?on l?attend toujours et que ce n?est pas pour demain.
Réal Caouette est mort et Michel Chartrand est un de nos grands poètes.
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée. Jésus aussi, crie.
Il est midi et l?autre ici cherche à trouver une solution pour son tableau de tous les drapeaux du monde.
Cousineau, lui, fait des photos parce que ça l?occupe et puis parce que c?est beau.
Du coq à l?âne en passant par un gorille, quelques crocodiles, un éléphant, les chiens, les chats, et cetera.
Il photographie des gens; des beaux et des moins beaux, des importants, des fringants, des somnolents,
des peureux, des nerveux, sculptés par le mouvement.
La douceur du geste, leste, qui en impose sur le temps. Un mur de briques numérotées, et puis,
?The World? gravé à même le mur de l?Hôtel Colson à Sudbury.
Il photographie des vieux journaux; ceux qui relatent les événements importants d?avant et de maintenant.
Il aimerait dire qu'il photographie les axes du bien et du mal, mais, c?est pas vrai. Il photographie surtout en noir et blanc.
Il cherche des mots, des titres, avec les lieux, avec les dates. Ensuite, il leur colle une image photographique; soi-disant.
Il cuisine des vieilles idées, des idées reçues, des idées trouvées.
Il les usine et les machine afin de les montrer.
Flaubert disait ?Il faut regarder longtemps pour qu?une chose devienne intéressante?.
Les beaux sentiments sont des bulles d?air.
Et lui, Cousineau, dit qu?un polyglotte qui n?a rien à dire est un mystère; devrait se taire!







