Iglika CHRISTOVA
Peintre
Iglika CHRISTOVA est née en 1979 à Sofia (Bulgarie). Artiste peintre
bulgare. 1994-1999 l'Ecole des Beaux-Arts de Sofia. Motivée par le
rejet d’un certain classicisme, elle décide de s'installer en France en
poursuivant ses études à l’Ecole Supérieure d’Arts Appliqués « Duperré
», suivi d'un parcours d'un an plus théorique à la Sorbonne en Design
d’environnement. De 2003 à 2008: expérimentation sur la déstructuration
du dessin comme témoin du temps. Outre la confrontation de principes
dualistes : Faire/Défaire, Créer/Décréter, Construire/Déconstruire, sa
peinture met en exergue un état de conscience individuelle de passage
et en perpétuelle évolution vers un état de conscience collectif.
(Publié par Nadège Vissotsky) Destructuration(s) poétique(s) de la
matière ...Travailler ce qui résiste, mais avec légèreté. L'illusion
parfaite de la matière. Une histoire de matière. Déstructurer le
dessin, l’arracher au savoir pour le transformer en matériau. Abîmer
cette matière, pour lui donner une autre existence dans un perpétuel
changement. Des empreints du temps. Des passages. Des croisements de
mondes. Puis, le blanc reprend forme. Redevient plein. Redevient
matière. Faire – Défaire – Recommencer – Déconstruire. Déchirer –
Superposer – Reconstruire. Puis se taire..... La matière comme témoin
du temps Ces expériences plastiques rendent compte de la déconstruction
progressive de la matière, ceci grâce à des gestes d’attaque directe
afin de décomposer, déstructurer, déconstruire le dessin « réaliste »
(ce mot toujours inadéquat). Les étapes d’évolutions de la matière sont
logiquement prises en photographie au fur et à mesure de « la vie » de
l’oeuvre. Les empreintes de signes envahissant cet univers en perpétuel
changement. Elles servent d’indicateurs biographiques quant au parcours
de l’oeuvre… En jouant avec les accidents, les hasards, les
irrégularités, cette peinture tente d’interroger la notion du temps à
travers le geste immédiat qui ne pourra plus jamais se reproduire de la
même manière. Dans ce sens, la peinture (comme la photographie avant
les manipulations d’images) témoigne du ce qui a eu lieu et par
conséquent ne sera plus. Dans cette démarche, la peinture n’est
qu’écran, mettant en exergue la problématique du temps en délimitant un
périmètre d’illustrations de cette pensée. Iglika Christova







