André BEAUDIN (1895-1979)
Peintre
signée et datée "38"
en haut à droite
Exposition : Musée du Hâvre 1962 - N°3 -
Le dessin fait percevoir l'organisation du travail. Les figures, hommes, vaches, boeufs, chiens, moutons, chevaux, se disposent dans des remous , des circonvolutions, d'innombrables traits noirs qui font le décor terrestre et céleste des "Bucoliques"
Peu de peintures à l'époque étaient aussi joyeuses. Peu à peu, vers 35-36, le frémissement lumineux des couleurs céda la place à une rythmique frontale, totalement maîtrisé, où le trait se mit à ruisseler en surface comme une cascade aux rebondissements permanents. Après la tendresse des commencements , puis la sensualité, vint une autre puissance, l'organisation plastique mais non mathématique, créant un mouvement dansant. Il y a des tableaux qui montent jusqu'à la lune .Il y a des galopades folles parfois ou encore des hennissements. Car chaque fois il faut aller au delà de l'intitulé , admettre qu'on ne voit pas dans "La partie des quatre cavaliers blancs", une partie d'échecs injouable, mais une tornade d'où émergent les fiertés des têtes de chevaux et les menaces de quelques sabots.
Pierre Descargues "André Beaudin " Exposition Musée de Belfort
2007 -
La couleur, toujours elle, l'emporte et conduit l'oeuvre le plus souvent vers des tableaux rieurs. . Maurice Raynal parle du lyrisme plastique ."Pour Beaudin c'est comme la rigueur fervente et frénétque d'un Parnassien devant le Romantisme" et nous revoilà propulsés dans la sphère des poètes, puisque Raynal compare plus loin, Beaudin peintre-poète à l'alexandrin de Mallarmé.
Patrick-Gilles Persin
en haut à droite
Exposition : Musée du Hâvre 1962 - N°3 -
Le dessin fait percevoir l'organisation du travail. Les figures, hommes, vaches, boeufs, chiens, moutons, chevaux, se disposent dans des remous , des circonvolutions, d'innombrables traits noirs qui font le décor terrestre et céleste des "Bucoliques"
Peu de peintures à l'époque étaient aussi joyeuses. Peu à peu, vers 35-36, le frémissement lumineux des couleurs céda la place à une rythmique frontale, totalement maîtrisé, où le trait se mit à ruisseler en surface comme une cascade aux rebondissements permanents. Après la tendresse des commencements , puis la sensualité, vint une autre puissance, l'organisation plastique mais non mathématique, créant un mouvement dansant. Il y a des tableaux qui montent jusqu'à la lune .Il y a des galopades folles parfois ou encore des hennissements. Car chaque fois il faut aller au delà de l'intitulé , admettre qu'on ne voit pas dans "La partie des quatre cavaliers blancs", une partie d'échecs injouable, mais une tornade d'où émergent les fiertés des têtes de chevaux et les menaces de quelques sabots.
Pierre Descargues "André Beaudin " Exposition Musée de Belfort
2007 -
La couleur, toujours elle, l'emporte et conduit l'oeuvre le plus souvent vers des tableaux rieurs. . Maurice Raynal parle du lyrisme plastique ."Pour Beaudin c'est comme la rigueur fervente et frénétque d'un Parnassien devant le Romantisme" et nous revoilà propulsés dans la sphère des poètes, puisque Raynal compare plus loin, Beaudin peintre-poète à l'alexandrin de Mallarmé.
Patrick-Gilles Persin







